Ordre de Jacques-Cartier

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Ordre de Jacques-Cartier
Autres appellations La Patente
Création
Dissolution 1965[1]
Nombre de membres 40 000[réf. souhaitée];
11 000 (1960)[2]
Publications L'Émerillon

L’Ordre de Jacques-Cartier (OJC) était une société dite « secrète » fondée le [3] à Vanier (Ontario) par Albert Ménard, ingénieur civil au ministère des Travaux publics[4], et le curé François-Xavier Barrette[5].

Mission et histoire[modifier | modifier le code]

Ils réunissent une poignée d’hommes dont ils connaissent les valeurs patriotiques, et tiennent une première réunion de la société secrète des Commandeurs de l’Ordre de Jacques-Cartier le 22 octobre 1926[5]. L'Ordre était également connu sous le nom « la Patente ». Sa devise était « Pour Dieu et pour la Patrie » et son chant patriotique s'intitulait Honneur et Loyauté[6].

Le but de cette organisation était de faire avancer les intérêts des Canadiens français catholiques par l'entremise d'une élite militante infiltrant autant l'administration que les entreprises privées, et notamment de lutter contre l'influence des loges maçonniques et des orangistes, qui menaient toutes sortes d'actions visant à réduire l'influence des Canadiens français, voire à les assimiler, par exemple en empêchant leur accession à des postes de la fonction publique fédérale, aux écoles d'aviation civile ou à l'accréditation d'instituteur. Ces loges étaient d'autant plus efficaces qu'elles étaient secrètes, d'où l'idée d'utiliser le même genre de tactique pour défendre les intérêts des Canadiens français[7].

L'Ordre était dirigé par un conseil nommé « Chancellerie » qui regroupait des comités régionaux, eux-mêmes subdivisés en comités locaux (« Commanderies »). L'organisation disposait de son propre journal : L'Émerillon.

À la suite de dissensions marquées entre l'aile québécoise et le conseil dirigé exclusivement depuis Ottawa en Ontario, l'Ordre est dissous le . Au plus fort de son activité dans les années 1960, l'Ordre regroupait environ 40 000 membres[réf. souhaitée].

Membres[modifier | modifier le code]

Parmi les membres fondateurs figurent :


Les personnes suivantes sont associées de près ou de loin à l'OJC[9] :

Archives[modifier | modifier le code]

Un petit fonds d’archives Ordre de Jacques-Cartier est conservé au centre d’archives de Québec de Bibliothèque et Archives nationales du Québec[10]. L'Université de Montréal conserve également certains documents relativement aux activités de l'Ordre[11]. Il y a aussi plusieurs documents aux archives de l'Université d'Ottawa au CRCCF. Le Centre d'études acadiennes Anselme-Chiasson à l'Université de Moncton a aussi un fonds d'archives sur l'Ordre de Jacques Cartier. Bibliothèque et Archives Canada conserve enfin un important fonds Ordre de Jacques-Cartier.[12] Raymond Laliberté et Denise Robillard ont effectué et publié des recherches sur les origines de l'ordre.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Alain Otis et Jean Delisle, Les douaniers des langues — Grandeur et misère de la traduction à Ottawa, 1867-1967, Presses de l'Université Laval, 2016, p. 391.
  2. Alain Otis et Jean Delisle, Les douaniers des langues — Grandeur et misère de la traduction à Ottawa, 1867-1967, Presses de l'Université Laval, 2016, p. 390.
  3. CRCCF, « La fondation de l'Ordre de Jacques Cartier (OJC) », dans La présence française en Ontario :1610, passeport pour 2010, Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF), Université d'Ottawa, 2003, consulté le 3 octobre 2009
  4. Alain Otis et Jean Delisle, Les douaniers des langues — Grandeur et misère de la traduction à Ottawa, 1867-1967, Presses de l'Université Laval, 2016, p. 386.
  5. a et b « Ordre de Jacques Cartier | Les sociétés | Le signe secret | Émissions | Historia », sur lesignesecret.historiatv.com (consulté le 22 février 2016)
  6. Alain Otis et Jean Delisle, Les douaniers des langues — Grandeur et misère de la traduction à Ottawa, 1867-1967, Presses de l'Université Laval, 2016, p. 385.
  7. Alain Otis et Jean Delisle, Les douaniers des langues — Grandeur et misère de la traduction à Ottawa, 1867-1967, Presses de l'Université Laval, 2016, p. 384.
  8. Alain Otis et Jean Delisle, Les douaniers des langues — Grandeur et misère de la traduction à Ottawa, 1867-1967, Presses de l'Université Laval, 2016, p. 385-386.
  9. Alain Rochefort, « Des noms célèbres y sont associés », dans Journal de Québec, 21 juin, 2009, consulté le 3 octobre 2009
  10. Bibliothèque et Archives nationales du Québec, « Bibliothèque et Archives nationales du Québec – Fonds Ordre de Jacques-Cartier (P609) » (consulté le 10 février 2014)
  11. Fonds de l'Ordre de Jacques-Cartier (P0069) (consulté le 2 février 2017)
  12. « Bibliothèque et Archives Canada, Fonds Ordre de Jacques-Catier, MG28 I98. » (consulté le 6 septembre 2018)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Denise Robillard, L'Ordre de Jacques-Cartier, Montréal Fides, 2009, 544 pages.
  • Philippe Volpé, L’Ordre de Jacques Cartier en Acadie du Nouveau-Brunswick durant la Grande Dépression, 1933-1939 : Noyautage, extériorisation et nationalisme économique, mémoire de maîtrise (histoire), Université Laval, Québec, 2013.
  • Marc-André Séguin, « L’Ordre de Jacques Cartier : une société secrète », dans Journal de Québec, 21 juin, 2009
  • Marc-André Séguin, « « La Patente » et sa portée », dans Journal de Québec, 21 juin, 2009
  • Alain Rochefort, « Des noms célèbres y sont associés », dans Journal de Québec, 21 juin, 2009
  • Jean-Christophe Laurence, « Que reste-t-il de la Patente », dans La Presse, 19 juin, 2010
  • G.-Raymond Laliberté, Une société secrète : l’Ordre de Jacques Cartier. Coll. « L’homme dans la société ». Montréal, Hurtubise HMH, 1983, 395 p.
  • Roger Cyr, La Patente, Montréal, Les Éditions du Jours, 1964, 128 pages.
  • CRCCF, « L'Ordre de Jacques Cartier (OJC) », dans La présence française en Ontario :1610, passeport pour 2010, Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF), Université d'Ottawa, 2003
  • Bilan du Siècle, « 31 décembre 1926 - Fondation de l'Ordre de Jacques-Cartier », dans Bilan du siècle, Université de Sherbrooke, 2009
  • François LeBlanc, Membership, leadership et activisme au sein de l'ordre de Jacques Cartier en Acadie: le conseil régional 20 (Moncton), 1950-1965, mémoire de maîtrise (histoire), Université de Moncton, Nouveau-Brunswick, 2014.

Liens externes[modifier | modifier le code]