Octavien de Saint-Gelais

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Gelais (homonymie) et Octavien (homonymie).
Octavien de Saint-Gelais
Biographie
Naissance 1468
Cognac
Décès
Vars
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale
par Charles de Martigny
Évêque d'Angoulême
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Octavien de Saint-Gelais, ou Octovien de Saint-Gelais, né à Cognac en 1468 et mort en 1502, est un homme d'Église, traducteur et poète français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dans sa jeunesse il fait partie de la cour de Louise de Savoie à Cognac et il est connu comme poète. Il étudie la théologie, entre dans les ordres en 1493, et, à 26 ans, il est nommé par Charles VIII évêque d'Angoulême. Durant l'épidémie de peste de 1502 il se retire à Vars où il meurt à l'âge de 36 ans.

Clément Marot qu'il a beaucoup influencé a écrit : « Octavien rend Cognac éternel »[1].

Le poète et musicien Mellin de Saint-Gelais est son neveu ou son fils naturel.

La poésie d'Octavien de Saint-Gelais[modifier | modifier le code]

Ses vers relèvent de nombreux genres poétiques, avec diverses combinaisons de rimes et de rythmes.

Il a pratiqué assez régulièrement l'alternance des rimes masculines et féminines et son exemple semble avoir contribué à rendre cette alternance obligatoire hors du genre marotique. Il ne fut cependant pas l'inventeur de cette pratique, déjà suivie avec plus ou moins de rigueur au XIIe et au XIIIe siècles et mentionnée au XIVe siècle dans le traité Las leys d’Amors[2].

Voici un exemple de poème d'Octavien de Saint-Gelais :

« Adieu, Coignac, le second paradis,
Chasteau assis sur fleuve de Charente,
Où tant de fois me suis trouvé jadis,
Mettant esbas et bonne chère en vente
Quand de tout ce me souviens et ramente
J'en ay le deuil qui passe tout plaisir.
Que j’euz jamais et le tiens à loisir,
À digérer très-cuysant et doubtable
Dont par regret je suis servy à table. »

Publications[modifier | modifier le code]

Éditions modernes
  • Le séjour d'honneur, éd. critique, introd. et notes par Fréderic Duval, Droz, 2002 (ISBN 2-600-00629-X)
  • La chasse d'amours, poème publié en 1509, attribué à Octavien de Saint-Gelais, éd. critique par Mary Beth Winn, Droz, 1984

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anna Slerca: Octovien de Saint-Gelais traducteur de Virgile et d'Ovide, et la néologie. In: Autour de Jacques Monfrin, néologie et création verbale. Actes du colloque international. Université McGill. Montréal, 7-8-9 octobre 1996. Hrsg. von G. Di Stefano und R.M. Bilder. Montréal 1997, S. 555-568.
  • Thomas Brückner, « Un traducteur de Virgile inconnu du seizième siècle : Jean d'Ivry » in Les Lettres Romanes, 44 (1990) S. 171-180 (traite aussi d'Octovien de Saint-Gelais).
  • Thomas Brückner, « Octovien de Saint-Gelais' Ovid-Übersetzung: Der Pariser Codex fr. 874(B.N.) » in Wolfenbütteler Renaissance Mitteilungen, 13 (1989) S. 93-101.
  • Thomas Brückner, Die erste französische Aeneis. Untersuchungen zu Octovien de Saint-Gelais' Übersetzung; mit einer kritischen Edition des VI. Buches (Studia humaniora ; 9), Verlag Droste, Düsseldorf, 1987 (ISBN 3-7700-0810-3) (zugl. Dissertation, Universität Düsseldorf 1985).
  • (en) Gordon Campbell, The Oxford Dictionary of the Renaissance, Oxford University Press, (ISBN 9780191727795, lire en ligne)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. source
  2. « La rime, étude détaillée », site Espace français.

Articles connexes[modifier | modifier le code]