Nabû

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Lee Lawrie, Nabû (1939). Bibliothèque du Congrès, John Adams Building, Washington DC

Nabû[N 1] est le dieu mésopotamien du savoir et de l'écriture.

Selon la mythologie babylonienne, c'est le fils de Mardouk[4] et de Sarpanitu. Sa parèdre est Tashmetu. Ce dieu est en fait attesté depuis longtemps en Syrie, à Ebla (XXIVe siècle av. J.-C.). Il apparaît en Mésopotamie du Sud au début du IIè millénaire av. J.-C.

Son temple principal se trouvait à Borsippa[4], près de Babylone. Il était nommé Ezida, ce qui veut dire « Temple pur » en sumérien. Les temples dédiés à Nabû sont relativement nombreux, notamment en Assyrie où il était très apprécié.

Dessin d'une statue au British Museum.

On attribuait à Nabû la planète Mercure. Son nom pourrait se rapprocher de la racine sémitique signifiant « prophète », ou d'une autre signifiant « brillant ». Il était chargé d'inscrire sur ses tablettes le destin de chaque humain. Il est devenu un dieu important aux périodes tardives, néo-babylonienne et néo-assyrienne.

Son symbole est le calame associé à la tablette. Son animal symbole était le même que celui de son père, le dragon-serpent.

Notes et Références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le dieu levantin est également dénommé « Nebo » en judéo-araméen, l'équivalent de l'actuel chaldéen, synome de « Dieu des Secrets de la Sagesse », et indiqué en hébreu sous le théonyme de « Nebiim »[1],[2]. Certains auteurs, en référence à des sources antiques, relèvent également l'emploi du terme latin, « Nebium »[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) H. P. Blavatsky, Theosophical Glossary, Kshetra Books, , 394 p. (lire en ligne), page 222.
  2. (de) Rudolf Kittel, Geschichte des Volkes Israel : Erster Band: Palästina in der Urzeit, Das Werden des Volkes, Geschichte der Zeit bis zum Tode Josuas, , 504 p. (lire en ligne), page 469.
  3. collectif, Novum lexicon geographicum, Bettarinius, (lire en ligne), page 394.
  4. a et b (en) Lucinda Dirven, « The cult of Nabu », dans Lucinda Dirven, The Palmyrenes of Dura-Europos : A Study of Religious Interaction in Roman Syria, BRILL, , 360 p. (lire en ligne), pages 144 à 146.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • C. Michel, « Nabû », dans F. Joannès (dir.), Dictionnaire de la civilisation mésopotamienne, Paris, , p. 552-554
  • (en) A. R. Millard, « Nabû », dans K. van der Toorn, B. Becking et P. W. van der Horst (dir.), Dictionary of Deities and Demons in the Bible, Leyde, Boston et Cologne, , p. 607-610
  • (en) J. Tudeau, « Nabu (god) », sur Ancient Mesopotamian Gods and Goddesses, Oracc and the UK Higher Education Academy,‎ (consulté le 8 mars 2015)
  • (en) E. Robson, « Nabu, god of wisdom », sur Nimrud: Materialities of Assyrian Knowledge Production - The Nimrud Project at Oracc.org,‎ (consulté le 8 mars 2015)
  • (en) H.J.W. Drijvers, Cults and Beliefs at Edessa, Brill Archive, , 205 p. (ISBN 978-90-04-06050-0)

Voir aussi[modifier | modifier le code]