Dumuzi

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Dumuzi
Mésopotamie
Tammuz (Dumuzi) : Relief en albâtre. Assur XVe siècle av. J.-C. Musées d'État de Berlin
Tammuz (Dumuzi) : Relief en albâtre. Assur XVe siècle av. J.-C. Musées d'État de Berlin
Caractéristiques
Autre(s) nom(s) Tammuz, Dumuzid
Fonction principale Dieu de l'abondance, des végétaux et du bétail
Fonction secondaire Roi de Sumer
Lieu d'origine Bad-Tibira, Uruk
Parèdre Inanna
Culte
Région de culte Mésopotamie
Temple(s) Akkad, Assur, Bad-Tibira, Girsu, Isin, Ur, Uruk
Famille
Mère Duttur, Ninsun
Fratrie Geshtinanna
Symboles
Astre Constellation d'Orion

Dumuzi ( « Fils légitime » en sumérien[1] ), aussi appelé Dumuzid ou, en babylonien, Tammuz était, d'après la Liste royale sumérienne, le cinquième roi de la première dynastie archaïque sumérienne (environ 2900 av. J.-C.) durant la période légendaire d'avant le Déluge. Élevé au rang de dieu, il est appelé le « Pasteur des peuples »[2], il est célébré à Sumer sous le nom de « Dumuzi le berger » seigneur de la ville de Bad-tibira[3].

Sources littéraires[modifier | modifier le code]

Le culte de Dumuzi, issu d'une tradition orale ancienne, est à l'origine d'une littérature qui s'étend du IIIe millénaire av. J.‑C. à l'Empire néo-babylonien (XIIe siècle av. J.-C. - XIe siècle av. J.-C.) formant un véritable "cycle de Dumuzi"[4].

La majeure partie des textes littéraires sont des œuvres sumériennes datant la Période d'Isin-Larsa (du XVIIIe siècle av. J.-C. au XVIe siècle av. J.-C.).

On les classe en quatre groupes:

  1. les textes mythologiques, se référant principalement à la mort de Dumuzi
  2. des textes de poésie pastorale et de poésie d'amour se référant principalement au mariage de Dumuzi et Inanna. Ils étaient majoritairement utilisés lors de cérémonie de mariage privés ou comme littérature amoureuse.
  3. de brèves chansons déplorant principalement la disparition et la mort de Dumuzi. Chansons se confondant parfois avec d'autres mythes. Quelques chansons sont joyeuses ou humoristiques.
  4. des lamentations, en particulier de la Période paléo-babylonienne aux compositions très répétitives ou balag (lamentations liturgiques).

Le thème de la mort de Dumuzi a donné naissance à des textes de lamentations d'Ishtar qui ont été retrouvés dans la bibliothèque néo-babylonienne du temple de Shamash à Sippar[3].

Peu de doubles, la majeure partie des textes littéraires sumériens relatifs à Dumuzi sont uniques ou presque. Beaucoup sont écrits en dialecte emesal (parlé par les femmes). Il y a pas mal de textes écrits sous forme syllabique et, donc, transmis phonétiquement. Apparemment, ils ont pu être chantés par des gens qui n'ont peut-être pas pu les comprendre pleinement[4].

Le nom de Tammuz apparaît dans un verset de la Bible, dans le Livre d'Ézéchiel (8:14).

Récits Mythologiques[modifier | modifier le code]

Les récits mythologiques concernant Dumuzi s'articulent principalement autours de deux événements principaux: son Mariage sacré avec la déesse Inanna, sa Parèdre, et sa Descente aux Enfers suivi de sa renaissance cyclique.

Le mariage sacré[modifier | modifier le code]

Le Mariage sacré avec la déesse Inanna se présente sous plusieurs versions. La première montre Dumuzi comme un jeune homme amoureux d'Inanna à qui lui fait la cour. Soutenu ensuite par sa sœur Geshtinanna et le dieu soleil Utu (le frère d'Inanna), il demande et obtient la main de la déesse auprès de ses parents Nanna et Ningal[5].

Tablette décrivant en sumérien le passage où Enkimdu et Dumuzi essayent de gagner la main de la déesse Inanna. Nippur, IIe millénaire av. J.‑C. (Musée archéologique d'Istanbul, Turquie)
Tablette décrivant en sumérien l'épisode où Enkimdu et Dumuzi essayent de gagner la main de la déesse Inanna. Nippur, IIe millénaire av. J.‑C. (Musée archéologique d'Istanbul, Turquie)

Une autre version oppose Dumuzi à Enkimdu, dieu des agriculteurs, auquel il dispute les faveurs de la déesse Inanna. Pour gagner les faveurs de la déesse Inanna, Dumuzi oppose ses produits d'origine animale à ceux d'Enkimdu, l'agriculteur, qui apporte ses produits agricoles[3].

Le fermier, plus que moi, le fermier plus que moi,
Le fermier, qu'a-t-il plus que moi ?
S'il me donne sa farine noire,
Je lui donne, au fermier, ma brebis noire,
S'il me donne sa farine blanche,
Je lui donne, au fermier, ma brebis blanche.
S'il me verse sa bière la meilleure,
Je lui verse, au fermier, mon lait jaune...

(Texte de poésie d'amour "Le mariage d'Inanna" - Période d'Isin-Larsa (XVIIIe siècle av. J.-C.)[5])

Bien qu'elle préfère l'agriculteur, Inanna finit par choisir Dumuzi, plus riche et plus cultivé, et par l'épouser[5],[3]. D'aucun voient également, à travers Dumuzi, un personnage à l'humeur belliqueuse, conquérant le cœur d'Inanna à grand coups d'éclat (les vers ci-dessus en sont l'illustration) alors que le personnage d'Enkimdu est plus pacifiste[5].

Ce mariage déifie Dumuzi, rapproche donc tous les rois de Sumer de l'état divin et assure un règne d’abondance et de richesse[2].

Lorsque le seigneur, pasteur Dumuzi, couché près de moi, la divine Inanna
Aura pétri mon sein laiteux et succulent,
Lorsqu'il aura porté la main sur ma divine vulve
Lorsqu'il aura, tel un bateau [...]
Lorsque, tel un bateau élancé, il y aura porté la vie
Lorsqu'il m'aura caressée sur le lit,
Alors, je le caresserai et lui décréterai une destinée heureuse !
Oui, je caresserai Shulgi, le bon Pasteur et lui décréterai une destinée heureuse !
Et tout en flattant ses lombes, je lui décréterai pour destin le pastorat universel !

(Hymne au Roi Shulgi Troisième Dynastie d'Ur[2])

La mort de Dumuzi[modifier | modifier le code]

L'autre événement fait suite à la Descente d'Inanna aux Enfers. A son retour des Enfers, Inanna cherche quelqu'un pour l'y remplacer et découvre son époux, Dumuzi, confortablement installé sur le trône. Elle lui ordonne alors de la remplacer aux Enfers. Cette punition lui est infligée par la déesse car il n'a pas respecté le deuil qu'il aurait du suivre suite à la disparition de son épouse dans les Enfers.

Dumuzi s'enfuit et, au cours de sa fuite, il fait un rêve prémonitoire (dans un mythe appelé « Le Rêve de Dumuzi »). Sa sœur l'interprète comme étant le signal de sa mort prochaine. Elle découvre que les sept gardiens des portes des Enfers (les démons - ou brigands - « Gula ») sont à sa poursuite pour l'emmener aux enfers. Elle cache Dumuzi dans la bergerie au fond de son jardin. Il est tout de même pris par les démons[6],[7].

Lorsque le (premier) des démons gulla entra dans la bergerie et le parc à bestiaux,
il jeta dans le feu [...]
Lorsque le deuxième entra dans la bergerie et le parc à bestiaux,
il jeta dans le feu le (bâton de) bois manu.
Lorsque le troisième entra dans la bergerie et le parc à bestiaux,
il brisa le [...] de la splendide baratte.
Lorsque le quatrième entra dans la bergerie et le parc à bestiaux,
de l'eau fut versée sur ses braises rougeoyantes.
Lorsque le cinquième entra dans la bergerie et le parc à bestiaux,
le magnifique gobelet fut décroché du clou d'où il pendait.
Après que le sixième fut entré dans la bergerie et le parc à bestiaux,
les barattes gisaient à terre, on n'y versait plus de lait.
Après que le septième fut entré dans la bergerie et le parc à bestiaux,
les gobelets gisaient à terre, Dumuzi n'était plus là, la bergerie était vouée à l'abandon.

(Le Rêve de Dumuzi - Littérature sumérienne[8])

Dumuzi meurt donc et est alors considéré comme une divinité infernale. Plus tard, Inanna regrette son geste: à la demande de la déesse, Dumuzi se fait remplacer pendant une moitié de l'année par sa sœur, Geshtinanna et ressuscite ainsi chaque année pour un nouveau cycle naturel[3].

Le Mythe d'Adapa[modifier | modifier le code]

Sous un autre de ses aspects, que l'on retrouve notamment dans le Mythe d'Adapa, Dumuzi est l'un des deux gardiens, avec Ningishzida du palais céleste d'Anu[9].

Origines[modifier | modifier le code]

Le personnage de Dumuzi semble être le fruit de syncrétismes réunissant plusieurs dieux de Sumer - et préhistoriques[10] - en relation avec le bétail[3]:

  • un dieu berger de Bad-tibira
  • fils de Duttur, déesse de la chèvre
  • fils de Ninsun, déesse du bétail

Mais il semble aussi intégrer des fonctions de dieux végétaux - Ishtaran, Damu (un dieu de la végétation représenté par un enfant), Ningishzida - sous le nom de « Dumuzi du grain » ou « Dumuzi de la bière »[3]. Il pourrait également être inspiré d'un dieu de la croissance lié au palmier-dattier[2]. En outre, Dumuzi reste la moitié de l’année aux Enfers durant la période sèche et l’autre moitié sur terre, pour la période des récoltes et des moissons, ce qui rattache le personnage au calendrier agricole[6].

Cependant, les origines végétales de Dumuzi sont contestées[4], notamment par le fait que

  1. c'est seulement dans la mesure où il a emprunté certaines caractéristiques au dieu Damu (à l'origine une divinité indépendante et une véritable divinité de la végétation) que l'on suppose que Dumuzi est apparenté aux divinités de la végétation.
  2. la vraie nature de Dumuzi est celle du berger, cela est illustré dans la lutte qui oppose Dumuzi et Enkimdu.
  3. Dumuzi est un roi humain transformé en dieu par son union avec la déesse Innana. En cette qualité, il est repris, au mieux dans la Liste royale sumérienne en tant que « Roi berger » (Première dynastie archaïque avant le déluge) ou, plus tardivement, comme le petit fils de Enmerkar et père de Gilgamesh (Première dynastie d'Uruk) sous le nom de « Roi pêcheur » (ce qui pose d'autres questions du fait que Dumuzi n'est pas habituellement associé à la chasse ou à la pêche).
  4. la disparition ou le mariage de Dumuzi soit lié aux cycles de la végétation ne signifie pas nécessairement que Dumuzi était un dieu de la végétation. Sa disparition pourrait tout aussi bien symboliser le moment où la saison chaude rend la terre complètement stérile. Et, de ce fait, coïncide avec la fin de la saison de production de lait de la bergerie.

Dumuzi apparaît également comme un jeune homme physiquement fort et s'enrichissant de la production des étables et des champs qu'il possède[3].

Cultes et significations[modifier | modifier le code]

La période de mort de Dumuzi correspond à l'été, moment où la vie végétale est brûlée par le soleil. C'est un moment où sont également fêtés les morts. Le retour de Dumuzi sur terre est vu comme le début du renouveau de la nature[3].

Les temples de Dumuzi[modifier | modifier le code]

Clou de fondation portant une inscription du roi En-metena de Lagash commémorant la construction du temple de Dumuzi à Bad-Tibira, musée du Louvre.

Nous connaissons deux temples majeurs dédiés à Dumuzi : un à Bad-Tibira et un à Girsu. À Bad-Tibira, il a pour nom cérémoniel Emush(kalamma) (« Maison qui est l'éclat (du pays) »). Il est attesté dès la période pré-sargonide (2400 BC), lorsqu'il est construit ou reconstruit par En-metena de Lagash pour Lugal-Emush (« Roi de l'Emush », un nom local qui désigne Dumuzi en lien avec son temple) et Inanna[11]. Ce temple est encore renseigné durant la période paléo-babylonienne. Le temple à Girsu est documenté durant la période de la Troisième Dynastie d'Ur[4]. Les sources cunéiformes indiquent par ailleurs que Dumuzi disposait d'autres sanctuaires dans d'autres cités du sud mésopotamien (Ur, Uruk, Isin, etc.), dans le nord d'une chapelle dans le temple du dieu Assur à Assur, ainsi que d'une paire de ziggurats jumelles dans le temple d'Ishtar d'Akkad[12].

Rites relatifs à Dumuzi[modifier | modifier le code]

Les célébrations et rites les plus anciens pour lesquels nous avons des informations sont ceux qui symbolisent l'union de Dumuzi à la déesse Inanna dans le courant du IIIe millénaire av. J.‑C. Ces rites découlent de la croyance qu'il existe un lien établi entre le Mariage sacré de la déesse et du Roi terrestre, d'une part, et la reproduction des animaux, le renouveau des plantes et des fruits, d'autre part. Cette croyance est issue d'une ancienne tradition rattachée à Uruk[10]. Cela est notamment marqué par les rituels mésopotamiens du Mariage sacré avec Inanna. Mariage dans lequel les rois sumériens interprétant Dumuzi s'unissaient rituellement à la déesse Inanna, pour marquer le retour du printemps[13]. Après la période de la troisième dynastie d'Ur, sous la première dynastie d'Isin, ce serait plutôt dans le palais royal de la capitale d'Isin que le rite avait lieu[14].

L'autre aspect du culte de Dumuzi consiste en des lamentations sur sa mort. Cela remonte également au IIIe millénaire av. J.‑C. . Ces lamentations pour Dumuzi sont attestées pour la ville de Mari (période paléo-babylonienne). On y a découvert l'usage d'une grande quantité de céréales pour les pleureuses, ainsi que le nettoyage régulier des statues d'Ishtar et de Dumuzi. Ce rite avait lieu au cours du quatrième mois, à la mi-été. Le passage du Livre d'Ézéchiel où il est mentionné un groupe de femmes pleurant Tammuz (Ezechiel 8:14) pourrait donner un indice sur le caractère féminin de ce rite[4].

Il y a quelques preuves d'existence de cultes relatifs à Dumuzi à Shuruppak, Adab, Nippur, Ur et Lagash où le nom de Dumuzi était connu sous le nom de Lugal-Urukar[4].

Durant la troisième dynastie d'Ur, au douzième mois du calendrier (Mars) portant le nom de « Dumuzi »[15], un festival nommé le « festival de Dumuzi » était célébré à Umma et à Ki-dingir. Tandis qu'à Lagash, le sixième mois du calendrier (fin de l'été) était alors nommé « Mois du festival de Dumuzi » (itiezem-dDumuzi), ce qui laisse supposer que cette fête s'y déroulait alors. Une seule mention de « Dumuzi » et deux listes de dépenses pour les cadeaux de mariage à Dumuzi ont été interprétées comme une preuve de célébration d'un rite du mariage sacré à Umma. Une partie importante du culte consistait en un voyage de la statue du dieu à travers les villes voisines. Le Dumuzi local d'Uruk est connu pour avoir visité Ki-dinger et Apisal. Dans le domaine de Lagash, Dumuzi et deux autres divinités voyageaient par bateau pendant trois jours et nuits pour visiter les champs et les vergers locaux[4],[16].

Après la période de la dynastie d'Isin, il semble que le rite du mariage sacré soit presque tombé dans l'oubli. Dumuzi, appelé Tammuz par les sémites, devient alors une divinité secondaire principalement rattachée aux Enfers[10]. Dans cette optique, le mois de Tammuz passe au quatrième mois (Juillet), début de la saison sèche qui correspond à la célébration de sa Descente aux enfers[17]. Cette célébration devient également l'occasion d'un rite d'exorcisme où les âmes errantes (etemmu) revenues des enfers pour hanter les vivants étaient confiées à Tammuz afin qu'il les guide, en bon berger, vers l'endroit d'où elles ne devraient plus revenir[18].

Il reste qu'à Babylone, dans le temple d'Ishtar, l'Eturkalama (en sumérien « La maison qui est la bergerie du peuple ») se déroulait, durant le quatrième mois, une commémoration approximative de l'union d'Ishtar et Tammuz. Ce rite toutefois fort éloigné du Mariage sacré initial est mélangé à d'autres mythes[17]. Tammuz donne encore aujourd'hui son nom au mois correspondant à juillet dans le monde arabe[10].

Le culte de Dumuzi semble revenir au goût du jour vers la fin du premier millénaire avant JC. : partiellement assimilé à Osiris, il devient Adon («  notre seigneur »[10] ou «  notre maître »[19]). Sa disparition était alors pleurée annuellement à Chypre, Jérusalem, Byblos et, plus tard, à Rome sous le nom d'Adonis ou même en Phrygie sous le nom d'Attis[4],[10]. Ce qui amène certains chercheurs à penser que Dumuzi est le dieu prototype du dieu mourant[4].

Durant la période assyrienne, Tammuz est attaché à la constellation d'Orion[10].

Tammuz et la Bible[modifier | modifier le code]

Le nom de Tammuz apparaît dans la Bible, dans le Livre d'Ézéchiel (8:14)[4].

« Et il me conduisit à l'entrée de la porte de la maison de l'Eternel, du côté du septentrion. Et voici, il y avait là des femmes assises, qui pleuraient Thammuz. »

— Ézéchiel 8: 14

Cette vision peut-être rapprochée du verset suivant, celle où le prophète a vu des hommes adorer le soleil à l'entrée du temple lui-même (Ézéchiel 08:16). Ces deux versets qui symbolisent le passage du printemps à l'été brûlant (soleil) peuvent être considérés comme des exemples d'influence babylonienne sur le culte d'Israël[4]. Il n'y a pas d'autres indications du culte de Tammuz dans l'Ancien Testament, mais le culte de Dumuzi pourrait-être rapporté au culte d'Hadadrimmon visé dans un verset du Livre de Zacharie. Verset dans lequel le prophète parle du deuil rendu au roi Josias[20] comparable à d'autres lamentations rituelles qui auraient été effectués dans la vallée de Megiddo[4].

« Ce jour-là, le deuil sera grand à Jérusalem, comme le deuil d'Hadadrimmon dans la vallée de Megiddo. »

— Zacharie 12:11

Certains voient aussi un rapport entre Dumuzi et le culte "al Hemdat Nashîm" ("cher aux femmes") dans le Livre de Daniel[4].

« Il n'aura égard ni aux dieux de ses pères, ni à la divinité chère aux femmes; il n'aura égard à aucun dieu, car il se glorifiera au-dessus de tous. »

— Daniel 11: 37

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Bottéro, L’Épopée de Gilgameš : Le grand homme qui ne voulait pas mourir, Gallimard,‎ , 295 p. (ISBN 2-07-072583-9), p. 23
  2. a, b, c et d Véronique Grandpierre, Sexe et amour de Sumer à Babylone, Paris, Gallimard - Folio Histoire,‎ , 329 p. (ISBN 9782070446186), p. 48
  3. a, b, c, d, e, f, g, h et i Francis Joannès, « Dumuzi », dans Francis Joannès (dir.), Dictionnaire de la civilisation Mésopotamienne, Paris, Robert Lafont, coll. « Bouquins »,‎ , 974 p. (ISBN 9782221092071), p. 246 à 248
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m (en) Berndt Alster, « Tammuz », dans Karel van der Toom, Bob Becking et Pieter W. van der Horst (dir.), Dictionary of Deities and Demons in the Bible, Leyde, Brill Academic Publishers,‎ , 960 p. (ISBN 9780802824912), p. 828 à 834
  5. a, b, c et d Samuel-Noah Kramer, Le Rite de Mariage Sacré Dumuzi-Inanna., Revue de l'histoire des religions, tome 181, n°2,‎ (lire en ligne), p. 121 - 146
  6. a et b Elvire Gagneur, Hypothèses 2006 - La descente aux Enfers - La mort en Mésopotamie d'après quelques textes littéraires (IIIe-IIe millénaire avant notre ère), Paris, Publications de la Sorbonne,‎ , 448 p. (ISBN 9782859445782), p. 123
  7. Francis Joannès, « Descente d'Ishtar aux Enfers », dans Francis Joannès (dir.), Dictionnaire de la civilisation Mésopotamienne, Paris, Robert Lafont, coll. « Bouquins »,‎ , 974 p. (ISBN 9782221092071), p. 230 à 232
  8. « Le rêve de Dumuzi », sur www.iaw.unibe.ch,‎ (consulté le 2 mai 2016)
  9. Francis Joannès, « Adapa », dans Francis Joannès (dir.), Dictionnaire de la civilisation Mésopotamienne, Paris, Robert Lafont, coll. « Bouquins »,‎ , 974 p. (ISBN 9782221092071), p. 6-7
  10. a, b, c, d, e, f et g Georges Roux, La Mésopotamie, Seuil, coll. « Points Histoire »,‎ , 600 p. (ISBN 978-2020236362), p. 115 - 116
  11. (en) Andrew R. George, House Most High: The Temples of Ancient Mesopotamia, Eisenbrauns, Winona Lake, 1993, p. 129.(en) Douglas Frayne, The Royal inscriptions of Mesopotamia: Early periods, vol. 1, Presargonic Period (2700–2350 BC), Toronto University Press, Toronto, 2008, p. 200-202
  12. (en) Andrew R. George, House Most High: The Temples of Ancient Mesopotamia, Eisenbrauns, Winona Lake, 1993, p. 72 et 142
  13. Jean Bottéro, La plus vieille religion: en Mésopotamie, Gallimard,‎ , 443 p. (ISBN 9782070328635), p. 301.
  14. Francis Joannès, « Mariage sacré », dans Francis Joannès (dir.), Dictionnaire de la civilisation Mésopotamienne, Paris, Robert Lafont, coll. « Bouquins »,‎ , 974 p. (ISBN 9782221092071), p. 509
  15. (en) « Ur III Month Names », sur http://cdli.ucla.edu/,‎ (consulté le 30 avril 2016)
  16. (en) Mark E. Cohen, The Cultic Calendars of the Ancient Near East, Bethesda, CDL Press,‎ , p. 69 et 74 (Lagash) et 186-188 (Umma).
  17. a et b Antoine Cavigneaux, « Mardouk, le grand dieu de Babylone », dans Le Monde de la Bible, Mesnil-sur-l'Estrée, Gallimard, coll. « Folio Histoire »,‎ , 707 p. (ISBN 9782070403653), p. 137
  18. Jean Bottéro, Mésopotamie. L'écriture, la raison et les dieux., Gallimard (Folio Histoire),‎ , 552 p. (ISBN 9782070403080), p. 518
  19. Louis Séchan et Pierre Lévêque, Les grandes divinités de la Grèce, Éditions E. de Boccard, Paris, 1966, p. 369.
  20. (en) « Topical Bible: Hadadrimmon », sur biblehub.com (consulté le 23 avril 2016)