Musée d'Argenteuil

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Musée d'Argenteuil
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Informations générales
Ouverture
Visiteurs par an
1 354 (2003)
1 818 (2004)
1 356 (2005)
2 574 (2006)
4 191 (2007)
Site web
Localisation
Pays
Commune
Adresse
5, rue Pierre-Guienne
95100 Argenteuil
Coordonnées
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Le musée municipal d'Argenteuil est un musée d'histoire locale, créé en 1932 à Argenteuil, dans le département du Val-d'Oise.

Il conserve une importante collection d'objets, peintures, dessins et divers documents rassemblés depuis 1932 par la Société historique et archéologique d'Argenteuil et du Parisis, dite Société du Vieil Argenteuil.

Le musée et ses collections sont labellisés musée de France.

Historique[modifier | modifier le code]

Les collections du musée d'Argenteuil étaient présentées dans l'ancien hôpital d'Argenteuil.

En 1674, René Coiffier, seigneur de Roquemont, lègue sa maison de campagne à la confrérie des filles de la Charité pour y soigner les malades pauvres. Cette institution est érigée en hôpital par le roi Louis XIV en 1697. En 1718, débute l'édification des bâtiments de l'hôpital. La chapelle Saint-Louis, au centre du corps de logis principal, est bénie en 1720. Une aile en retour est ajoutée en 1759 et abrite l’administration. Le bâtiment des malades est également surélevé d’un comble mansardé. En 1777, la liaison des deux corps de logis est édifiée. Finalement, les jardins qui entourent l'édifice sont réduits avec la construction de nouveaux bâtiments. La mise en service d’un nouvel hôpital en 1932 libère les locaux, qui accueillent dès lors le musée d’histoire locale d’Argenteuil.

Collections[modifier | modifier le code]

Les collections du musée portent essentiellement sur l'histoire de la banlieue : de la Préhistoire à l'époque contemporaine.

Une partie importante des collections muséographiques évoque la vie rurale argenteuillaise liée à la viticulture, mais également le passé industriel de la ville. Argenteuil était en effet connue pour son importante production viticole et était l'un site industriel important en France en 1930. Une partie des collections aborde la Préhistoire et les sites archéologiques de l’époque médiévale, en particulier l'abbaye Notre-Dame, connue grâce à Héloïse et Abélard.

Si le cœur des collections demeure les fonds archéologiques et agricoles, le musée tire également sa richesse de la grande diversité des œuvres et objets qu'il conserve, conséquence d'acquisitions successives (dons, legs, achats) et de transfert de collections (fonds Roland Toutain ; ancien musée de la résistance d'Argenteuil, etc.).

Collections ethnographiques[modifier | modifier le code]

Jean-Étienne Delacroix, Carnet de croquis (1902).
  • Carnets de textes et de dessins de Jean-Étienne Delacroix [Argenteuil, 1849-Argenteuil, 1923]. Dans ses carnets réalisés de 1885 à 1919, Jean-Étienne Delacroix, viticulteur et homme d’esprit argenteuillais, décrit et dessine le quotidien de la ville dans un style naïf. Face à la modernisation et à la naissance de la banlieue, Delacroix consigne patiemment tous les aspects d’un mode de vie en voie de disparition, constituant un ensemble documentaire très riche[1]. Ses pages animées et truculentes nous racontent ainsi au fil des jours les travaux agricoles, la vie commerçante, les activités sportives et autres anecdotes d'un bourg rural de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. Il relate également les événements majeurs de son temps, notamment la Première Guerre mondiale dont il restitue les difficultés de l'arrière et les départs des soldats pour le front.

Passé industriel[modifier | modifier le code]

Voiture Lorraine-Dietrich torpédo 12 cv, 5 places, dite « la rutilante » (1910).
  • Voiture Lorraine-Dietrich torpédo 12 cv, 5 places, dite « la rutilante », 1910. En 1907, les usines de construction automobile de la Lorraine-Dietrich s'installent à Argenteuil. L’activité industrielle argenteuillaise connaît une accélération importante, jusqu’à mobiliser plus de 2 000 ouvriers. La cité Lorraine-Dietrich est réalisée aux environs de 1914 par une maîtrise d’ouvrage privée, pour les ouvriers et les contremaîtres de l’usine. Elle regroupe une soixantaine d’habitations individuelles pourvues d’un jardin. Très endommagé par les bombardements alliés de la seconde guerre mondiale, l’ensemble est reconstruit à l’identique après 1945.

Beaux-Arts[modifier | modifier le code]

Jean-Alexis Grimou, Portrait d'homme avec une collerette (première moitié du XVIIIe siècle).
  • Jean-Alexis Grimou (Argenteuil (?), 1678 (?)-Paris, 1733)[2] : Portrait d'homme avec une collerette, première moitié du XVIIIe siècle. Ce portrait entré dans les collections en 1986 faisait partie de la collection Galloys vendu le 15 mars 1764. Il est décrit dans le Catalogue des tableaux trouvés après le décès de Madame Galloys […...][3] sous le numéro 36 : « Un tableau peint sur toile par Jean Grimou, représentant un homme enveloppé dans son manteau, le tenant d'une main, fraise au col, nue tête, de deux pieds & demi de haut sur deux pieds de large, dans sa bordure de bois doré & sculpté très-riche. »

Expositions[modifier | modifier le code]

  • Argenteuil et la Grande Guerre, du 15 septembre 2018 au 27 janvier 2019.
  • Entre deux Moyen Âge, Argenteuil médiéval, du 4 avril au 19 décembre 2007.
  • Âge de pierre et guerre du feu : allées couvertes et imaginaire préhistorique, du 16 janvier au 2 juillet 2006.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]