Michel Robert Le Peletier des Forts

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Michel Robert Le Peletier des Forts
Rigaud Michel Robert (RO 219).jpg
Portrait du ministre Michel-Robert le Pelletier des Forts (anciennement dit de Chauvelin). Copie d'après Hyacinthe Rigaud (1727). Versailles, musée National du Château
Fonctions
Contrôleur général des Finances
-
Intendant des finances
Ministre d'État
Biographie
Naissance
Décès
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Activités
Père
Autres informations
Propriétaire de
Membre de

Michel Robert Le Peletier des Forts, comte de Saint-Fargeau, né en 1675 et mort le 11 juillet 1740, est un homme d'État français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d’une importante famille de grands commis de l’État, fils de Michel Le Peletier de Souzy, qui fut intendant des finances et membre du conseil de Régence, Michel Robert Le Peletier des Forts épouse Mlle de Lamoignon, issue d'une grande famille de magistrats.

Il est maître des requêtes en 1698, intendant des finances en 1701, conseiller d'État en 1719 et membre du conseil de Régence et, en remplacement de John Law de Lauriston, commissaire général des finances du 28 mai au 11 décembre 1720.

Le 14 juin 1726, il est nommé contrôleur général des finances par Louis XV. Son administration est jugée comme brillante. Sur les instances du cardinal de Fleury, il engage le plan de stabilisation de la monnaie que poursuivra après lui Philibert Orry, et revient au système de la ferme générale. Il est contraint à la démission le 19 mars 1730 à la suite d'une intrigue tramée par Chauvelin à propos d'une affaire concernant les actions de la Compagnie des Indes. Il est nommé ministre d'État la même année.

Il avait acheté en 1715 le château de Saint-Fargeau et il avait été nommé membre honoraire de l’Académie des sciences en 1727.

Son portrait fut exécuté par Hyacinthe Rigaud en 1727 contre 3000 livres[1]. Longtemps les versions connues (Versailles, Toulouse) passèrent comme représentant le ministre Chauvelin. La redécouverte par Stéphan Perreau du tableau original, daté et signé au dos, contredit désormais cette hypothèse. Gaston Brière avait d'ailleurs, dès 1907, émis des doutes quant à la figuration de Chauvelin, avouant que l'identification avait été faite sans aucune iconographie comparative et donc soumise à la suspicion de fantaisie[2].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Stéphan Perreau, Hyacinthe Rigaud, catalogue complet de l'œuvre, Les Nouvelles presses du Languedoc, Sète, juin 2013, cat. P.1347, p. 276, ill.
  2. Gaston Brière, « Observation sur un portrait par Rigaud au musée de Toulouse », Bulletin d'histoire de l'art français, 1907, 3e fascicule, p. 81-86

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Antoine, Le Gouvernement et l’administration sous Louis XV. Dictionnaire biographique, Paris, 1978.
  • P. Dorvaux, Les Membres et les correspondants de l’Académie royale des sciences (1666-1793), Paris, 1931.
  • Luc-Normand Tellier, Face aux Colbert : les Le Tellier, Vauban, Turgot... et l'avènement du libéralisme, Presses de l'Université du Québec, 1987, 816 pages (ISBN 2-7605-0461-1).
  • Jean de Viguerie, Histoire et dictionnaire de la France des Lumières, Paris, Robert Laffont, 1995.