Maurice Frère

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Maurice Frère
Biographie
Naissance
Décès
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SidéVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Père
Enfant

Maurice Frère (né le 8 août 1890 à Charleroi et décédé le 11 août 1970 à Sidé (Turquie) est un ingénieur et financier belge.

Il est le fils d'Alfred Frère, architecte Art nouveau rendu célèbre par la construction de la Maison dorée à Charleroi, dans laquelle il passa son enfance.

Il aura deux enfants qui - tout comme lui - embrasseront les études d'ingénieur commercial et connaitront des destins bien différents : le célèbre journaliste - Pilote automobile Paul Frère et le financier actif dans la diplomatie : Jean Frère.

Éducation[modifier | modifier le code]

Maurice Frère effectue des études d'ingénieur commercial à l’École de Commerce Solvay dont il sort diplômé en 1912.

Carrière[modifier | modifier le code]

En 1914, Maurice Frère part pour Londres pour intégrer le Bureau d’Études économiques. En 1919 il devient directeur de cette institution.

Amené à défendre les intérêts de la Belgique dans le cadre de la Commission des réparations, Maurice Frère plaide pour que les montants réclamés à l'Allemagne défaite demeurent modérés. Il rejoint en ce sens le point de vue de John Maynard Keynes. À la suite de cette expérience, Maurice Frère sera assez logiquement associé au plan Dawes, à la rédaction duquel il collaborera, puis à la conférence de La Haye qui mènera à l'adoption du plan Young. En tant que membre de la Banque des règlements internationaux, il veillera à la mise en application de ce dernier.

Conseiller financier de la Légation de Belgique à Berlin de 1930 à 1932, Maurice Frère rédigera en 1931, et à la demande de la Société des Nations, un rapport sur l'économie chinoise et la crise mondiale. En 1934, la Société des Nations lui propose d’œuvrer au redressement des finances autrichiennes. Dans ce contexte il conseille la Banque Nationale d'Autriche jusqu'en 1936. De retour en Belgique, il propose le Pacte de Collaboration Économique pour faciliter les échanges internationaux. En 1938, il devient conseiller technique au cabinet du ministre des Finances Eugène Soudan avant d'être nommé, en septembre de la même année, président de la Commission Bancaire belge.

Maurice Frère est gouverneur de la Banque nationale de Belgique de 1944 à 1957 et président de la Commission bancaire de 1938 à 1944, ainsi que vice-président de la Banque des règlements internationaux à Bâle.


Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La Banque nationale de Belgique 1850-1950 : allocution de Maurice Frère à la séance du Conseil général de la Banque nationale de Belgique, tenue le 16 septembre 1950, à l'occasion de son centième anniversaire; statistiques relatives à l'activité de la Banque nationale de Belgique de 1851-1949, Banque nationale de Belgique, , 135 p. (lire en ligne)
  • Croissance économique et stabilité monétaire, Per Jacobsson Foundation, 47 p. (lire en ligne)
  • Allocution de Maurice Frère, Banque des règlements internationaux, , 10 p. (lire en ligne)

Sources[modifier | modifier le code]

  • Robert Wellens, Inventaire des papiers de Maurice Frère, gouverneur de la Banque Nationale de Belgique, Bruxelles, Archives Générales du Royaume, 1976.
  • Paul Legrain et Pierre David, Dictionnaire des Belges, Bruxelles, P. Legrain, , 570 p. (lire en ligne), livre non consultable en ligne pour cause de copyright.
  • A.-M. Dutrieue, (1996), “Frère Maurice” in G. Kurgan-van Hentenryk, e.a., Dictionnaire des patrons en Belgique: les hommes, les entreprises, les réseaux, Bruxelles, pp. 294-296.
  • F. Vanlangenhove, (1978), “Frère Maurice” in Biographie Nationale, vol. XL, pp. 261-300.

Voir aussi[modifier | modifier le code]