Manon Barbeau

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Manon Barbeau, fille des artistes Suzanne Meloche et Marcel Barbeau et mère de la cinéaste Anaïs Barbeau-Lavalette, est connue entre autres comme cinéaste de documentaires et fondatrice du Wapikoni mobile[1],[2],[3],[4]. Depuis 2004, Manon Barbeau assume la direction générale et artistique du Wapikoni mobile.

Biographie[modifier | modifier le code]

Depuis plus de trente ans[Quand ?], Manon Barbeau œuvre comme scénariste, réalisatrice ou productrice pour différents organismes, notamment Télé-Québec, l'Office national du film du Canada (ONF), le Vidéo Paradiso, la Maison des Cultures nomades, Totam et le Wapikoni mobile dont elle assume également la direction générale et artistique depuis 2004.

Pendant huit ans, elle a scénarisé, entre autres, quelque 200 dramatiques du Club des 100 Watts, scénarios pour lesquels elle s'est méritée plusieurs prix Gémeaux. Elle a travaillé à l’adaptation cinématographique de son roman Merlyne (best-seller de l'été-automne 1991). Pour le cinéma, elle a réalisé Comptines en 1975 et Nous sommes plusieurs, beaucoup de monde en 1981, puis, comme cinéaste résidente au Programme français de l'ONF, Les Enfants de Refus global en 1998 (primé à Hot Docs, Toronto, au Festival du court-métrage et de la vidéo de Yorkton et au Cinéma du Réel à Paris). Elle a réalisé en 2000, Barbeau, libre comme l’art (en compétition au FIFA) et Alain Dubreuil, artiste-démolisseur en 2001 (primé au Golden Sheas Awards / Festival de la vidéo à Yorkton). Elle fut script-éditrice à Vues d'Afrique pour la série de fiction panafricaine AfricaScoop, programme de coproduction nord-sud, ainsi que pour l'Office national du film pour, entre autres, le Ring Intérieur de Dan Bigras et Si le temps le permet d’Élisapie Isaac, et a agi en tant que scénariste-conseil pour Télé-Québec, Parlimage, Cirrus Productions, les Productions Virage, les Productions du Lundi Matin, Vivavision (série Ramdam) et Soma (série Yin-Yang).

Elle a réalisé le long-métrage documentaire l’Armée de l’Ombre en collaboration avec un groupe de jeunes de la rue, (prix Gémeaux du meilleur documentaire 2000) et écrit La Fin du Mépris, long métrage de fiction (Lyla Films).

En 2004, elle réalisait le documentaire De mémoire de Chats, les ruelles (Prix Gémeaux 2005 de la meilleure réalisation et de la meilleure photographie documentaire, prod. InformAction), puis l'Amour en Pen, (prod. Virage) et Victor-Lévy Beaulieu : du bord des Bêtes, (prod. Thalie, en compétition au FIFA 2005, prix Gémeaux du meilleur portrait documentaire 2006), et Un cri au bonheur en 2007, long métrage collectif sur la poésie aux Productions Virage impliquant entre autres Kim Nguyen, Denis Villeneuve et Michel Brault.

Elle a donné plusieurs ateliers de scénarisation, entre autres à l'ONF, à Parlimage, Main film, au Centre Imagine du Burkina Faso en Afrique et à l'École Internationale de Bordeaux en France, et a été responsable du volet scénarisation-télé en 1996 et réalisatrice invitée en 1998 et 1999 à l'INIS (Institut National de l'Image et du Son). Pendant deux ans elle a siégé comme juge permanent à la Course Destination Monde diffusée par Radio-Canada.

En 2002, elle écrit le scénario de fiction La fin du mépris avec une quinzaine de jeunes atikamekw de Wemotaci. Elle conçoit par la suite les Vidéo Paradiso et Wapikoni mobile: studios ambulants de créations cinématographiques et musicales pour les jeunes marginaux des centres villes et pour les jeunes des communautés autochtones. L’Office National du Film du Canada, l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador et le Conseil de la Nation Atikamekw et différents partenaires financiers et terrain collaborent à la réalisation de cette belle aventure. Dix ans plus tard, le Wapikoni mobile a produit plus de 700 courts métrages, traduits en plusieurs langues et sélectionnés dans des centaines de festivals et événements nationaux et internationaux. Ces films réalisés par des jeunes des Premières Nations ont remporté 83 prix à ce jour.

Par ailleurs, Manon Barbeau fonde en 2006 la Maison des cultures nomades qui a produit, entre autres, Hip Hop tout en couleurs, Franco-Rythmes et Le 8e Feu, spectacles multimédia réunissant sur scène musiciens des Premières Nations, artistes de différentes communautés culturelles et VJing (création vidéo en direct) ainsi qu’une série d’ateliers d’enregistrements musicaux et vidéos pour faire connaître les musiciens des Premières Nations. En 2008, en collaboration avec Youri Mourog, elle crée les productions Totam et produit avec Lucille Veilleux le documentaire, Wapikoni, escale à Kitcisakik. Elle développe présentement un nouveau long métrage de fiction, la Saison des cerfs-volants (prod Totam et Vivavision).

En 2006, Manon Barbeau est honorée au Gala FCTNM- Femmes du cinéma, de la télévision et des nouveaux médias pour l’ensemble de son œuvre, nommée en 2009 Fellow de la fondation Ashoka, un organisme international qui a pour mission d’appuyer un réseau de 2000 entrepreneurs sociaux innovants dont la réalisation permet d’entraîner des changements significatifs pour la société. Elle a reçu le prix Reconnaissance UQAM 2010 pour l'ensemble de sa carrière et son engagement auprès des jeunes autochtones, en 2012 elle fut nommée Personnalité de la semaine La Presse-Radio-Canada, et a reçu le prix Femme d'affaires du Québec (OBNL) ainsi que le prix Excellence communautaire TELUS.

Manon Barbeau et le Wapikoni mobile ont été honorés à plusieurs reprises pour avoir donné une voix aux jeunes des Premières nations et pour avoir contribué au développement d’une authentique cinématographie autochtone. Parmi les honneurs remportés récemment, mentionnons que le Wapikoni mobile était finaliste, catégorie Cinéma au Grand Prix du Conseil des Arts de Montréal 2012 « pour l’excellence des projets artistiques issus de cette initiative; le support accordé aux jeunes artistes issus de la diversité; l’extension de projets et d’actions sur la scène montréalaise; la résilience et le dynamisme dont les responsables ont fait et font toujours preuve. »

Le Wapikoni mobile a aussi reçu en 2012 le Prix d’honneur du Festival Plural +, un festival organisé par l’Alliance des civilisations des Nations unies (UNAOC) et l’Organisation internationale pour les migrations (IOM) pour l’ensemble de son œuvre, ainsi que le Prix Droits et Libertés 2011 de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse remis pour l’ensemble du travail du Wapikoni auprès des jeunes cinéastes Autochtones.

Manon Barbeau a été présidente de l’Observatoire du documentaire du Canada de 2006 à 2008 et siège depuis 2010 au Conseil d’administration de Culture Montréal, où elle est présidente du Comité des quartiers. Depuis 2007, elle donne des conférences sur la résilience par la création cinématographique dans différents événements dont le récent colloque international l’Art en marge organisé par l’Institut universitaire en santé mentale de Québec.

Films documentaires[modifier | modifier le code]

  • 1972-1991 : Quelque 200 scénarios – Télé-Québec
  • 1975 : Comptines
  • 1981 : Nous sommes plusieurs beaucoup de monde
  • 1990 : Le marché du couple (1990)
  • 1991 : Un amour naissant
  • 1991 : Merlyne (du roman Merlyne de Manon Barbeau, Éditions du Boréal)
  • 1996 : Les enfants d’abord
  • 1994 : Tristan et Juliette ou l’amour en l’an 2000
  • 1997 : D’amour et d’amertume – Raymond Lévesque
  • 1998 : Les Enfants de Refus global
  • 1999-2004 : 117 courts métrages – Vidéo Paradiso
  • 1999 : L'armée de l'ombre
  • 2000 : Barbeau, libre comme l'art
  • 2001 : Alain Dubreuil, artiste-démolisseur
  • 2004-2013 : 550 courts métrages – Wapikoni mobile
  • 2004 : L'amour en pen
  • 2004 : De mémoire de chats - Les ruelles
  • 2006 : VLB du bord des bêtes
  • 2007 : Un cri au bonheur
  • 2010 : Wapikoni, escale à Kitcisaki
  • 2013 : La saison des cerfs-volants

Honneurs[modifier | modifier le code]

Récompenses diverses[modifier | modifier le code]

  • Prix Albert-Tessier 2014[5] ;
  • Prix excellence communautaire TELUS 2012 ;
  • Prix d’honneur du Festival Plural + organisé par l’Alliance des civilisations des Nations unies (UNAOC) et l’Organisation internationale pour les migrations (IOM), pour l’ensemble de son œuvre ;
  • Prix Femmes d'affaires 2012 (catégorie OBNL) du Réseau des femmes d’affaires du Québec ;
  • Nommée Personnalité de la semaine La Presse/Radio-Canada en avril 2012 ;
  • Mise en nomination au Prix du CÉRIUM (Centre d’études et de recherches internationales) comme Personnalité internationale 2012 ;
  • Le Wapikoni mobile est finaliste dans la catégorie Cinéma au Grand Prix du Conseil des Arts 2012 « pour l’excellence des projets artistiques issus de cette initiative ; le support accordé aux jeunes artistes issus de la diversité ; l’extension de projets et d’actions sur la scène montréalaise ; la résilience et le dynamisme dont les responsables ont fait et font toujours preuve. »
  • Prix Reconnaissance UQÀM 2010 pour l'ensemble de sa carrière de cinéaste et son engagement auprès des jeunes autochtones ;
  • Fellow Ashoka Canada en 2009, organisme international qui soutient 2 000 entrepreneurs sociaux innovants dans le but d'augmenter leur impact sur la société ;
  • Siège au conseil d’administration de Culture Montréal depuis 2010 ; Élue présidente en 2014.
  • Présidente de l’Observatoire du documentaire du Canada de 2006 à 2008 ;
  • Lauréate au Gala 2006 FCTNM - Femmes du cinéma, de la télévision et des nouveaux médias, pour l’ensemble de son œuvre.
  • Les jeunes cinéastes autochtones des 21 communautés visitées depuis le début du projet en 2004, ont tourné 550 courts métrages et remporté 61 prix dans de prestigieux festivals nationaux et internationaux ;
  • Manon Barbeau a reçu plusieurs prix Gémeaux au cours de sa carrière et en 2003, l'Académie du cinéma et de la télévision l'accueillait parmi ses "Immortels", ceux qui se sont mérités plus de trois prix Gémeaux pour la même émission.

Prix Gémeaux : meilleur texte pour une émission ou une série jeunesse[modifier | modifier le code]

  • 1989 à 1992 : Le Club des 100 Watts, Prix Gémeaux : Meilleure émission ou série jeunesse : variétés et/ou information
  • 1990 à 1993 : Le Club des 100 Watts, Prix Gémeaux : Meilleurs textes : émission ou série jeunesse : toutes catégories

Prix pour des films documentaire[modifier | modifier le code]

  • 1975 Comptines (Prix du court métrage documentaire, Festival de Barcelone, Espagne, en compétition au FIFEF, Festival International d’Expression Française, en Louisiane) ;
  • 1998 Les Enfants de Refus global (primé à Hot Docs, Toronto, au Festival du court-métrage et de la vidéo de Yorkton et au Cinéma du Réel à Paris) ;
  • 2000 L'Armée de l'ombre (prix Gémeaux 2000 du meilleur documentaire) ;
  • 2001 Alain Dubreuil, artiste-démolisseur (primé au Golden Sheaf Awards / Festival de la vidéo à Yorkton) ;
  • 2005 De Mémoire de Chats, les ruelles (prix Gémeaux 2005 de la meilleure réalisation et de la meilleure photographie documentaire) ;
  • 2006 Victor Lévy Beaulieu - Du bord des bêtes, Production Thalie (Sélection officielle, 24e Festival International du Film sur l’Art de Montréal et prix Gémeaux 2006 du Meilleur portrait documentaire).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]