Organisation internationale pour les migrations

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Icône de paronymie Cet article possède un paronyme ; voir : Office des migrations internationales.
Organisation internationale pour les migrations
Site web http://www.iom.int/
Carte des membres de l'OIM
En bleu, États membres de l'OIM, en vert, États observateurs, et en rouge, États non membres

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM), est une agence intergouvernementale basée à Genève qui se situait en dehors du système des Nations unies jusqu'à la signature de l'accord faisant de l'OIM une organisation liée aux Nations unies le 19 septembre 2016[1],[2]. Après la signature, William Lacy Swing, directeur-général de l'OIM, la qualifie d'« agence de la migration des Nations unies »[3].

Mission[modifier | modifier le code]

L'OIM « croit fermement que les migrations organisées, s’effectuant dans des conditions décentes, profitent à la fois aux migrants et à la société tout entière ». Sa mission est d'agir avec ses partenaires de la communauté internationale en vue de :

  • contribuer à relever concrètement les défis croissants que pose la gestion des flux migratoires,
  • favoriser la compréhension des questions de migration,
  • promouvoir le développement économique et social à travers les migrations, et
  • œuvrer au respect de la dignité humaine et au bien-être des migrants.

Pour son directeur général William Lacy Swing, « la migration est inévitable, nécessaire et souhaitable »[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Elle est issue du Comité intergouvernemental pour les migrations européennes, créée en 1951 pour aider la réinstallation des personnes exilées de la Seconde Guerre mondiale.

Dans le cadre d'une politique plus générale d'externalisation de l'asile, le Maroc a signé en février 2005 un accord de siège avec l'OIM, lui autorisant à instaurer une représentation dans le pays et qui vise à « apporter une contribution efficace à la gestion des questions migratoires au royaume du Maroc » [5].

Durant la 95e session spéciale du conseil de l'OIM qui s'est tenue au Palais des Nations à Genève en Suisse le , un nouveau directeur général de l'OIM a été nommé à la majorité par les deux tiers de l'assemblée. Il s'agit de l'ancien représentant spécial des Nations unies en République Démocratique du Congo, William Lacy Swing, en remplacement de l'actuel directeur général, Brunson Mckinley, qui se représentait pour un éventuel 3e mandat.

En juin 2009, l'OIM a publié un rapport qui affirme que les bouleversements climatiques vécus au XXIe siècle amèneront des centaines de millions de personnes à se déplacer vers des lieux plus sécuritaires, occasionnant des problèmes massifs dans les régions « hôtes »[6].

Fin 2015, l'OIM comptait 157 États membres, auxquels s'ajoutent 10 États qui ont le statut d’observateur, tout comme 55 organisations internationales et 62 organisations non gouvernementales [7]. En en 2013, l'OIM a dépensé 1,3 milliard USD. En 2015, elle comptait en 2015 plus de 8 400 membres du personnel, répartis dans ses bureaux dans plus de 150 pays et dans plus de 480 représentations sur le terrain, opérant dans le cadre de plus de 2 600 projets [8].

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Journal des Nations unies », sur Nations unies,‎
  2. « IOM Becomes a Related Organization to the UN », sur IOM,‎
  3. « High-level plenary meeting on addressing large movements of refugees and migrants », sur Nations unies,‎
  4. Irregular Migrant, Refugee Arrivals in Europe Top One Million in 2015: IOM, iom.int, 22 décembre 2015
  5. Jérôme Valluy, « Algérie, Libye, Maroc: des camps européens au Maghreb », in Olivier Le Cour Grandmaison, Gilles Lhuillier et Jérôme Valluy, Le retour des camps ? Sangatte, Lampedusa, Guantanamo..., éd. Autrement, 2007, p.139-152
  6. AFP, « En bref - Bientôt des millions de migrants climatiques », Le Devoir,‎ (lire en ligne)
  7. Membres et Observateurs dur le site de l'OIM
  8. Structure sur le site de l'OIM

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Rutvica Andrijasevic et William Walters, « L’Organisation internationale pour les migrations et le gouvernement international des frontières », Cultures et Conflits, Nanterre, Centre d'études sur les conflits, no 84,‎ , p. 13-43 (lire en ligne).

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]