Luigi Ferdinando Marsigli

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Luigi Ferdinando Marsigli

Luigi Ferdinando Marsigli (ou Marsili) (, Bologne - 1er novembre 1730, Bologne), comte de Marsigli, est un scientifique et militaire italien de la fin du XVIIe et du début du XVIIIe siècle, qui fut tout à la fois géographe, naturaliste, géologue et botaniste.

Éléments de biographie[modifier | modifier le code]

Carte minière du nord de la Transylvanie (Roumanie), publiée en 1726 dans le Danubius Pannonico-Mysicus, vol. 2.

Membre de l'une des plus anciennes familles patriciennes, Luigi Ferdinando Marsigli portait le titre de comte. Il eut des précepteurs comptant parmi les meilleurs professeurs de son temps.

Il s'intéresse particulièrement aux mathématiques, à l'anatomie et à l'histoire naturelle.

À partir de 1679, il combat, d'abord pour le compte de la République de Venise, puis pour celui du Léopold Ier d'Habsbourg (1640-1705), les Turcs qui menacent d'envahir la Hongrie.
Capturé en 1683 et réduit en esclavage, il est relâché un an plus tard après le versement d'une rançon.
À son retour, il est chargé de l'organisation des frontières entre la République de Venise, l'empire ottoman et le Saint-Empire romain germanique. Durant la guerre de la succession d'Espagne, il assiste le commandant de la forteresse de Brisach, le comte d'Arco qui se rend en 1703 et est décapité.

Dessin naturaliste d'un héron Ardea cinerea, d'après un dessin de Raimondo Manzini, publié dans le Danubius Pannonico-Mysicus.

Malgré cette carrière militaire, le comte de Marsigli trouve toujours du temps pour ses études ; Il dessine des plantes, fait des observations astronomiques, étudie la faune, les minéraux et les fossiles... Et chaque fois qu'il le peut, lors de ses déplacements, récolte des spécimens et des antiquités de toutes sortes.

Ses expériences à Cassis en 1706 l'amènent à conclure sur la nature végétale du corail. Ses « fleurs de corail » relancent le débat sur l'animalité des zoophytes.

En 1712, il présente sa collection au sénat de Bologne, avant d'ouvrir son Institut des sciences et des arts, au palazzo Poggi, (probablement en 1715).
Six professeurs sont chargés des différents domaines de l'Institut auquel sera plus tard ajoutée une imprimerie capable de réaliser des documents en latin, en grec, en hébreu et en arabe. Celle-ci est gérée par des Dominicains.

Dans le Danubius Pannonico-mysicus, publié à La Haye en 1726, Marsigli représente (un peu succinctement) les oiseaux mais aussi leurs nids et leurs œufs.

En 1727, il augmente encore ses collections, des objets ou des échantillons venant d'Asie qu'il a collectés lors de voyage en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas.

Publications[modifier | modifier le code]

Parmi les ouvrages publiés par L-F. Marsigli, on peut citer :

  • Osservazioni interne al Bosforo Tracio (Rome, 1681) ;
  • Histoire physique de la mer (Amsterdam, 1725) ;
  • Danubius Pannonico-mysicus, observationibus... (La Haye, 1726) ;
  • L'État militaire de l'empire ottoman (Amsterdam, 1732).
  • Description du Danube, depuis la montagne de Kalenberg en Autriche, jusqu'au confluent de la rivière Jantra dans la Bulgarie (Haga, Olanda, 1744)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

L.Marsili est l’abréviation botanique standard de Luigi Ferdinando Marsigli.

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