Louis Marc Antoine de Noailles

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Officier général francais 2 etoiles.svg Louis Marc Antoine de Noailles
Vicomte de Noailles
Buste par Antoine Laurent DantanGalerie des batailles du château de Versailles.
Buste par Antoine Laurent Dantan
Galerie des batailles du château de Versailles.

Naissance
Paris
Décès (à 47 ans)
La Havane (Drapeau de Cuba Cuba)
Origine Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Allégeance Drapeau de la France France
Grade Maréchal de camp
Conflits Guerre d'indépendance des États-Unis
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 40e colonne.
Famille Maison de Noailles
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Le vicomte Louis Marie Marc Antoine de Noailles, né à Paris le et mort à La Havane (Cuba) le , est un général et homme politique de la Révolution française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et famille[modifier | modifier le code]

Louis Marc Antoine de Noailles descend de la maison de Noailles, une famille noble originaire de Noailles, dans le Limousin, connue depuis le XIIIe siècle. Il est le fils cadet de Philippe de Noailles (1715-1794), duc de Mouchy, maréchal de France, et de la duchesse née Anne Claude Louise d'Arpajon (1729-1794) que la future reine Marie-Antoinette surnommera "Madame l'étiquette"..

Guerre d'indépendance des États-Unis[modifier | modifier le code]

Selon la tradition familiale, il choisit la carrière militaire. En 1771, il est sous aide major au régiment de Noailles cavalerie, en 1773 aide major avec le rang de capitaine. En 1778, il est aide maréchal-général des logis surnuméraire en Bretagne et en Normandie ; en 1779 mestre de camp en second au régiment colonel général de hussards. De 1779 à 1781, il suit son beau-frère, La Fayette[1], engagé dans la guerre d'indépendance des États-Unis. Il participe à trois combats en mer, à la prise de Grenade, à l'attaque de Savannah [2]. Aux côtés de Rochambeau, il règle la capitulation de Yorktown.

En 1780, il est décoré de l'Ordre royal et militaire de Saint Louis et devient mestre de camp commandant le régiment du Roi. En 1788, il est colonel commandant le régiment des chasseurs d'Alsace [2].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Révolution française de 1789.

Le 28 janvier 1789, il est nommé grand bailli d'épée de Nemours. En mars 1789, il préside l'assemblée des trois ordres du Baillage de Nemours et l'assemblée particulière de la noblesse. Cette assemblée l'élit député de la Noblesse aux États généraux de 1789 en acceptant le principe de l'égalité des impôts et celui d'un cahier commun.

Acquis aux idées nouvelles. Il joue un rôle important dans l'abolition des privilèges lors de la nuit du 4 août 1789, se signalant par son enthousiasme.

Il continue ensuite à siéger à l'Assemblée constituante jusqu'à l'automne 1791, en s'impliquant activement dans la Révolution. En février 1791, il préside l'assemblée constituante. Au milieu de 1790, il appartient aux Jacobins, puis passe aux Feuillants au milieu de 1791 [3].

Lors du retour de la famille royale après l'évasion manquée des 20 et 21 juin 1791, il sauve de justesse Marie-Antoinette de la foule. Il est affecté le 28 novembre 1791 à l'armée du Nord avec le grade de maréchal de camp. Son frère ayant émigré, il se trouve suspect et il quitte la France pour la Grande-Bretagne, puis pour les États-Unis en mai 1792. Il y retrouve plusieurs autres constituants aussi émigrés, Briois de Beaumetz, Talleyrand, La Rochefoucaud Liancourt. Restée en France, son épouse est guillotinée le 4 thermidor an II (22 juillet 1794) avec sa mère et sa grand-mère. Elles sont inhumées au Cimetière de Picpus.

L'expédition de Saint-Domingue[modifier | modifier le code]

Il revient en France à l'arrivée au pouvoir de Bonaparte. En décembre 1802, il se met au service du Général de Rochambeau, fils du maréchal Jean-Baptiste Donatien de Vimeur de Rochambeau qui combat contre les Noirs révoltés de Toussaint Louverture à Saint-Domingue. Lorsqu'il se rend aux Britanniques le 30 novembre 1803, Noailles refuse de capituler et embarque ses soldats et une partie des habitants du Môle-Saint-Nicolas sur les sept bâtiments qui mouillent dans le port. Nuitamment, il traverse les lignes ennemies et met voile vers Cuba. Mais la goélette sur laquelle il se trouve, le Coursier, rencontre par hasard la corvette britannique Hazard. Ne pouvant lui échapper, il choisit de l'affronter à la nuit tombée, le . Il monte le premier à l'abordage à la tête d'une trentaine de grenadiers et s'empare du vaisseau qu'il ramène à La Havane. Mais il décède des suites des blessures reçues lors du combat. Son nom est inscrit sur l'arc de triomphe de l'Étoile. Grâce à lui plusieurs centaines de réfugiés français de Saint-Domingue en Amérique ont pu transiter par Cuba.

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

Il épouse en 1773 sa cousine Anne Jeanne Baptiste Georgette Pauline Adrienne Louise Catherine Dominique de Noailles (1758-1794), fille de Jean Louis Paul François de Noailles, duc de Noailles, et de la duchesse née Anne Louise Henriette d'Aguesseau. De cette union naissent quatre enfants :

  1. Adrienne Théodore Philippine de Noailles (1778-1781) ;
  2. Le comte Louis Joseph Alexis de Noailles (1783-1835) ;
  3. Le vicomte Alfred Louis Dominique Vincent de Paul de Noailles (1784-1812) ;
  4. Adélaïde Marie Euphémie Cécile de Noailles (1790-1870) qui épouse en (1811) Armand-Maximilien-François-Joseph-Olivier de Saint-Georges, marquis de Vérac (1768-1858).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Comme lui, La Fayette avait épousé une fille de Jean Louis Paul François de Noailles, duc de Noailles.
  2. a et b Edna Hindie Lemay, Dictionnaire des Constituants, tome 2, Paris, Universitas, , 1024 p., p. 715
  3. Edna Hindie Lemay, Dictionnaire des Constituants, tome 2, Paris, Universitas, , 1024 p., p. 716-717

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]