Jean-Louis-Paul-François de Noailles

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Jean-Louis-Paul-François de Noailles
Fonction
Pair de France
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 84 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Père
Mère
Catherine de Cossé-Brissac  (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Conjoint
Louise d'Aguesseau (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Autres informations
Membre de
Distinction

Jean Louis Paul François de Noailles, né le 26 octobre 1739 à Paris, mort le 20 octobre 1824 à Fontenay-Trésigny (Seine-et-Marne), 2e duc d'Ayen, 5e duc de Noailles (1793), marquis de Maintenon, beau-père de Gilbert du Motier de La Fayette, est un militaire et chimiste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines familiales et jeunesse[modifier | modifier le code]

Il est le fils du maréchal Louis de Noailles (1713-1793), 4e duc de Noailles, et de Françoise-Charlotte de Cossé-Brissac (1724-1794). En 1755, à seize ans, il épouse Henriette d'Aguesseau. À la même époque, il est colonel du régiment de dragons Noailles cavalerie.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Participant notamment aux quatre dernières campagnes de la guerre de Sept Ans (1756-1763), il gravit les échelons de la hiérarchie militaire : il est maréchal de camp en 1770, et atteint le grade de lieutenant général en 1784.

En 1781, il est nommé au Conseil supérieur de la guerre où il propose notamment des réformes visant à améliorer les conditions de vie des soldats. Il peut y exercer son tempérament appliqué, minutieux et travailleur et y appliquer ses idées philosophiques.

Un homme des Lumières[modifier | modifier le code]

Dans l'esprit du temps, il fait profession d'irréligion et de scientisme, tenant l'homme pour une « moisissure » et proclamant que l'âme n'existe pas. Reçu à l'Académie royale des sciences en 1777, il y présente des mémoires de physique et de chimie.

La Révolution et l'Empire[modifier | modifier le code]

Sous la Révolution française, il émigre, une première fois en 1791 puis, définitivement en 1792 après avoir défendu les Tuileries lors de la journée du 10 août 1792. Il laisse derrière lui sa femme, qui est guillotinée, ainsi que leur fille aînée (et que sa mère, la vieille maréchale de Noailles) le 4 thermidor an II (22 juillet 1794), alors que lui se trouve à Rolle en Suisse ou souvent à Greng. C'est là qu'il rencontre sa seconde épouse, la comtesse Golowkine.

Il rentre en France sous la Restauration qui le fait entrer à la Chambre des pairs et le nomme à l'Institut de France.

Mariages et enfants[modifier | modifier le code]

Le 25 février 1755, il épouse Anne Louise Henriette d'Aguesseau (1737-1794), petite-fille de Henri François d'Aguesseau, une femme très pieuse avec laquelle il a très peu vécu, elle habitant à Paris, lui se trouvant soit à l'armée, soit à la Cour. Ils ont cependant eu dix enfants : huit filles, dont cinq ont atteint l'âge adulte, et deux garçons morts en bas âge :

  1. Antoine Paul Louis de Noailles (1756-1757) ;
  2. Anne Jeanne Baptiste Pauline Adrienne Louise Catherine Dominique de Noailles (1758-1794), qui épouse (1773) Louis Marc Antoine de Noailles, vicomte de Noailles ;
  3. Marie Adrienne Françoise de Noailles (1759-1807), qui épouse (1774) le marquis de La Fayette ;
  4. Françoise Antoinette Louise de Noailles (1763-1788), qui épouse (1779) Marie François Scipion de Grimoard de Beauvoir du Roure, marquis du Roure (†1782), se remarie (1784) avec Jean François Bérenger, comte de Thézan du Poujol (†1804), maître de camp de cavalerie ;
  5. Anne Pauline Dominique de Noailles (1766-1839), qui épouse (1783) Joachim de Montagu-Beaune, marquis de Pouzols (†1834) ;
  6. Angélique Françoise d'Assise Rosalie de Noailles (1767-1833), qui épouse (1788) Alexandre Marie François de Sales Théodule, marquis de Grammont ;
  7. Louis Gabriel de Noailles (1768-1770).

Veuf en 1794, il se remarie en 1796 avec Elisabeth Wilhelmie Justine von Mosheim (†1824), comtesse Golowkine, rencontrée en Suisse, mais il n'a pas d'enfants de ce second mariage.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Il est fait chevalier de l'Ordre de la Toison d'or en 1780.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean de Viguerie, Histoire et dictionnaire du temps des Lumières 1715-1789, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », 2003 [ (ISBN 2221048105)
  • « Jean-Louis-Paul-François de Noailles », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, [détail de l’édition]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]