Liste de cris de guerre

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éléments des armoiries

Un cri de guerre, ou cri de combat ou cri de ralliement[1], est une phrase ou un mot commun aux membres d'une armée ou d'une compagnie.

Le cri de guerre sert ou peut servir de reconnaissance aux chefs militaires ainsi qu'aux armées afin de se distinguer les uns des autres. Il sert aussi et surtout aux soldats pour se motiver avant d'aller au combat, pour se pousser à aller au-delà de leurs limites.

En héraldique, le cri de guerre figure au-dessus du blason, au contraire de la devise qui est placée en dessous.

Cris antiques[modifier | modifier le code]

Grèce antique[modifier | modifier le code]

Rome et Byzance[modifier | modifier le code]

Cris modernes[modifier | modifier le code]

Afrique[modifier | modifier le code]

Algérie ottomane[modifier | modifier le code]

Amérique[modifier | modifier le code]

États-Unis[modifier | modifier le code]

  • Boo-Ya ! par le 75e régiment de rangers de l'armée des États-Unis.
  • Semper fi ! (Semper Fidelis = toujours fidèle) et Oorah ! par les fusiliers marins (Marines) de la marine de guerre des États-Unis.
  • Remember Fort Alamo ! par les rebelles (rebels) texans en mémoire de la bataille portant ce nom.
  • Hoowah ! par le 75th Ranger Regiment.
  • Hooyah ! par les Navy SEALs.
  • Geronimo! (en) pour les parachutistes américains.
  • Hooah ! par les soldats d'infanterie de l'armée américaine.
  • Hooka Hey ! par les sioux Lakota de Crazy Horse et plus génériquement par les Sioux après la mort de ce dernier.
  • Pendant la guerre de Sécession aux États-Unis, le « hurlement du rebelle » (rebel yell) était un cri de guerre sudiste utilisé lors de l'assaut pendant la bataille. Le son exact de ce cri a été la cause de débats. Au cinéma, il a généralement été résumé par un « Yee-ha »[3],[4].

Mexique[modifier | modifier le code]

  • Viva México, « el grito » crié par les armées depuis la guerre d'indépendance.

Asie[modifier | modifier le code]

  • Amoit ! par les musulmans lors de la grande bataille sacrée de Badr.
  • Banzai ! par les soldats de l'armée impériale du Japon lors de la Seconde Guerre mondiale[5].
  • Sha ! Sha ! Sha ! par les soldats et résistants chinois durant la guerre sino-japonaise et la seconde guerre mondiale.
  • Hourrah cri de guerre traditionnel des Cosaques, peuple nomade des steppes de Russie et d'Ukraine, qui a fourni ses meilleures unités de cavalerie aux armées tsaristes, russes blanches et soviétiques. Ce cri deviendra célèbre à l'étranger lors des guerres napoléoniennes et passera dans la langue française sous la graphie "Hourra", dans la langue anglaise sous la graphie "Hurrah". Par métonymie, il désignera aussi une attaque de cosaques poussant ce cri[6] Cet usage ancien a disparu, et en français contemporain "Hourras" est devenu synonyme de "Vivats".
  • Hourrah Staline (vive Staline), dérivé du précédent, cri de guerre des soldats soviétiques durant la Seconde Guerre mondiale (1941-1945).

Europe[modifier | modifier le code]

Allemagne[modifier | modifier le code]

Belgique[modifier | modifier le code]

Espagne[modifier | modifier le code]

  • ¡Santiago y cierra España! par les chrétiens lors de la Reconquista.
  • ¡Santiago ! ¡Castilla ! par les armées des rois de Castille du bas Moyen Âge.
  • ¡Viva la muerte ! par les franquistes durant la guerre civile espagnole
  • ¡No pasarán ! du côté des Républicains pendant la guerre civile

France[modifier | modifier le code]

Montjoie ! Saint Denis ! est le cri de guerre des rois de France, présent sur les armoiries de France et de Navarre.
  • Montjoie ! Saint-Denis ! par les armées des rois de France jusqu'au XVIe siècle inclus, inspiré d'une montjoie (un amoncellement de pierres servant à baliser un chemin de transhumance, un itinéraire de pèlerinage, à marquer la limite d’un territoire ou à commémorer une bataille) et du nom du saint patron de la France (Denis de Paris).
  • Vive la nation ! par les Français lors de la bataille de Valmy.
  • Vive l'Empereur ! par les armées napoléoniennes.
Auvergne[modifier | modifier le code]
  • Notre-Dame Bourbon ! Montjoie Bourbon ! Montjoie Notre-Dame ! Espérence ! par les ducs de Bourbon qui vénèrent Notre-Dame.
Bourgogne[modifier | modifier le code]
Bretagne[modifier | modifier le code]
  • Malo au riche duc ! par les ducs de Bretagne.
  • Torreben ! (« Casse-lui la tête ! » en breton) utilisé lors de la Révolte des Bonnets Rouges en Bretagne du Sud.
  • À plus ! par la maison de Rohan.
Champagne[modifier | modifier le code]
  • Passavant li meillor ! (Que le plus brave s'avance contre nous !) par les comtes de Champagne.
Lorraine[modifier | modifier le code]
  • Prény ! Prény ! fut le cri de ralliement des armées du duc de Lorraine.
Normandie[modifier | modifier le code]
Pays de la Loire[modifier | modifier le code]
Savoie[modifier | modifier le code]
Sud-Ouest[modifier | modifier le code]
Divers[modifier | modifier le code]

Grèce[modifier | modifier le code]

Italie[modifier | modifier le code]

  • Savoia ! par les officiers du Royaume de Sardaigne (jusqu'à 1860) et le Royaume d'Italie (jusqu'à 1946).

Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

  • Saint George ! par les armées des rois d'Angleterre médiévaux.
  • Dieu et mon droit ! par les Anglais à la bataille de Crécy, où le roi d'Angleterre réclamait son droit à la couronne de France.
  • In deffens ! (Pour ma défense !) par les rois d'Écosse.
  • Tally-ho! par les pilotes de la RAF lorsqu'un appareil ennemi est repéré et engagé (notamment durant la bataille d'Angleterre)

Océanie[modifier | modifier le code]

  • Tohu ! par les joueurs de rugby maoris.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Georges de Chambray, Philosophie de la guerre : suivie de mélanges, Pillet aîné impr. et Anselin, 1829, 405 pages, p. 293-295 (Notes).
  2. (de) Heinrich August Pierer, Julius Löbe (Hrsg.): Universal-Lexikon der Gegenwart und Vergangenheit. 4. Auflage. Band 1. Altenburg 1857, S. 252 (zeno.org)
  3. (en) Stonewall Brigade Rebel Yell
  4. Enregistrement d'un hurlement de rebelle en 1935.
  5. p. 3, The Cambridge history of Japan, by John Whitney Hall, 1988 Cambridge University Press, (ISBN 0-521-22352-0)
  6. Pierre François Tissot (dir), Précis, ou histoire abrégée des guerres de la Révolution française: depuis 1792 jusqu'à 1815, Volume 2, Raymond, Paris, 1821, p. 738

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A. Chassant, Henri Tausin,
    • Dictionnaire des devises historiques et héraldiques (comprend aussi tous les cris de guerre), Paris, J-B Dumoulin éditeur, 1878, 3 volumes
    • Supplément au dictionnaire des devises historiques et héraldiques, Paris, Librairie historique Émile Lechevallier, 1895, 2 volumes
  • Guilhem Pépin, ‘Les cris de guerre « Guyenne ! » et « Saint George ! ». L’expression d’une identité politique du duché d’Aquitaine anglo-gascon’, Le Moyen Âge, cxii (2006) p. 263-281
  • Comte Alphonse O'Kelly de Galway, Dictionnaire archéologique et explicatif de la science du blason, Bergerac, 1901

Articles connexes[modifier | modifier le code]