Liliane Wouters

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Liliane Wouters, née le à Ixelles (Belgique) et morte le à Gilly[1], est une poétesse, auteur dramatique, traductrice, anthologiste et essayiste belge.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son premier recueil de poésie, La Marche forcée, paraît en 1954 en Belgique, et reçoit un bon accueil, confirmé pour les œuvres suivantes de poésie[2],[3]. C'est après avoir fait la connaissance d'Albert-André Lheureux et de son théâtre de l'Esprit Frappeur qu'elle occupe une place au théâtre. Son attachement à la région de Flandre, ses études sur les béguines et leurs textes mystiques, ont également retenu l'attention[3],[4].

Elle est membre de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, de l'Académie européenne de poésie, et de la Koninklijke Academie voor Nederlandse Taal- en Letterkunde[5].

Liliane Wouters est morte le 28 février 2016[6]. La messe de funérailles eut lieu en l'église Saint-Lambert à Jumet-Hamendes, suivie de l'inhumation au cimetière de Ransart-Bois[1].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • La Marche forcée, poésie, Bruxelles, Éditions des Artistes, Georges Houyoux, 1954[3].
  • Le Bois sec, poésie, Paris, Gallimard, 1960[3].
  • Belles heures de Flandre, adaptation de poèmes (Poésie flamande du Moyen Âge), Paris, Pierre Seghers, 1961 (rééd. Bruxelles, Éditions Les Éperonniers, coll. « Passé-Présent, 1997).
  • Oscarine ou les tournesols, théâtre, création du Rideau de Bruxelles, 1964.
  • Guido Gezelle, essai et adaptation de poèmes, Paris, Pierre Seghers, coll. «Poètes d'aujourd'hui», 1965.
  • Le Gel, poésie, Paris, Pierre Seghers, 1966[3].
  • La Porte, théâtre, création Festival du Jeune Théâtre, Liège, 1967.
  • Bréviaire des Pays-Bas, adaptation de poèmes (Poésie flamande du Moyen Âge), Paris, Éditions Universitaires, 1973.
  • Reynart le Goupil, adaptation du poème du moyen néerlandais, Bruxelles, Éditions La Renaissance du Livre, 1974.
  • Panorama de la poésie française de Belgique, anthologie, Bruxelles, Éditions Jacques Antoine, 1976.
  • Vies et morts de Mademoiselle Shakespeare, théâtre, création Théâtre de l'Esprit Frappeur, Bruxelles, 1979.
  • Terre d'écarts, anthologie, en collaboration avec André Miguel, Paris, Éditions Universitaires, 1980.
  • La Célestine, adaptation (d'après Fernando de Rojas), théâtre, Théâtre Royal du Parc, Bruxelles, 1981.
  • Le monument (un acte du spectacle collectif Le 151e), théâtre, Maison de la Culture de Mons, 1981.
  • La mort de Cléopâtre (un acte du spectacle collectif Cléopâtre), théâtre, Théâtre de l'Esprit Frappeur, Bruxelles, 1982.
  • Autour d'une dame de qualité, pièce en un acte, théâtre, création Atelier d'écriture, Neufchâteau, 1983.
  • La salle des profs, théâtre, création Maison de la Culture de Mons, Théâtre de l'Esprit Frappeur, Bruxelles, Éditions Jacques Antoine, 1983 (rééd. Bruxelles, Éditions Labor).
La salle des profs a été mis en scène par Roland Thibeau. La pièce connut un immense succès.
  • L'Aloès, poésie, Paris, Luneau-Ascot, 1983[3].
  • Parenthèse, poésie, Le Verbe et l'Empreinte, Saint-Laurent-du-Pont (France), 1984.
  • Ça rime et ça rame, anthologie pour les jeunes, Bruxelles, Éditions Labor, 1985.
  • L'Équateur, théâtre, création Théâtre de l'Esprit frappeur (Botanique), 1986.
  • L'Équateur, suivi de Vies et Morts de Mademoiselle Shakespeare, théâtre, Bruxelles, Éditions Jacques Antoine, 1986.
  • Charlotte ou la nuit mexicaine, théâtre, Bruxelles, Éditions Les Éperonniers, 1989.
  • Journal du scribe, poésie, Bruxelles, Les Éperonniers, 1990.
  • Le jour du Narval, théâtre, Bruxelles, Éditions Les Éperonniers, 1991.
  • La poésie francophone de Belgique, avec Alain Bosquet, anthologie, 4 tomes, Bruxelles, Éditions de l'ARLLFB, 1992.
  • Tous les chemins conduisent à la mer, poésie, Bruxelles, Les Eperonniers, coll. «Passé Présent», 1997.
  • Un compagnon pour toutes les saisons, traduction, Guido Gezelle, Autres Temps, Marseille, 1999.
  • Le Billet de Pascal, poésie, Luxembourg, Éditions Phi, 2000.
  • Le siècle des femmes, avec Yves Namur, anthologie, Bruxelles, Éditions Les Éperonniers, 2000.
  • Changer d'écorce, poésie, Tournai, La Renaissance du Livre, 2001.
  • Poètes aujourd'hui : un panorama de la poésie francophone de Belgique (avec Yves Namur), anthologie, Châtelineau/Saint-Hippolyte, Le Taillis pré/Le Noroît, 2007.
  • Paysages flamands avec nonnes, mémoires, Paris, Gallimard, 2007[8]
  • Le Livre du Soufi, poésie, Châtelineau, Le Taillis Pré, 2009.
  • Derniers feux sur terre, Le Taillis Pré, 2014.
  • Trois visages de l'écrit, Espace Nord, 2016.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Funérailles Liliane Wouters », sur funerariumfontaine.be (consulté le 25 août 2016).
  2. Robert Frickx et Raymond Trousson, Lettres françaises de Belgique: La poésie, De Boeck Supérieur, , 607 p. (lire en ligne), p. 314
  3. a, b, c, d, e et f Hubert Juin, « Poésie. La voix pudique de Liliane Wouters », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  4. Jeanine Moulin, « Belgique, une poésie à trois voies : de Marcel Thiry à Marcel Lecomte », dans Poésie 1945-1960: les mots, la voix : Colloque du "Centre de recherches sur la poésie française" de la Sorbonne, Presses Paris Sorbonne, (lire en ligne), p. 176
  5. (nl) « Wouters, Liliane », sur kantl.be (consulté le 25 août 2016).
  6. Jean-Claude Vantroyen, « L’écrivaine Liliane Wouters est décédée », Le Soir,‎ (lire en ligne)
  7. Jacques Darras, « Liliane Wouters. Le poème reprend terre », Esprit,‎ (DOI 10.3917/espri.1512.0112)
  8. Lucien Noullez, « Recensions. Liliane Wouters, Paysage flamand avec Nonnes », Études mois=mars3, vol. 408,‎ , p. 412-429 (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]