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Louise Nevelson

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Louise Nevelson
Louise et Neith Nevelson en 1966
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 88 ans)
New YorkVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Acworth Cemetery (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Лея Исааковна БерлявскаяVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Berliawsky, LouiseVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
russe (jusqu'en )
américaineVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Formation
Représentée par
Pace Gallery (en), Artists Rights Society, Sculpture to Wear (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Lieux de travail
Mouvement
Distinctions
Archives conservées par
Site web

Louise Nevelson, née Leah Berliawsky le à Pereïaslav, dans le gouvernement de Poltava, en Ukraine, et morte le à New York, aux États-Unis, est une sculptrice, graveuse et collagiste américaine d'origine ukrainienne.

Née en Ukraine en 1899[2],[3], elle arrive avec sa famille à l'âge de 6 ans aux États-Unis[2]. Son nom de jeune fille est Berliawsky[3]. Elle grandit dans un milieu modeste à Rockland, dans le Maine et se passionne pour les arts[2].

À la suite de son mariage avec Charles Nevelson en 1920[2], heureuse de quitter la petite ville où elle vit et de s'installer à New York[2], elle commence l'apprentissage du dessin, de la peinture, du chant mais aussi de l'art dramatique. À la fin de cette même année, elle suit des cours de peinture à l'Art Students League of New York.

Divorcée en 1931, elle voyage seule en Europe dans les années 1930 et se consacre pleinement aux activités artistiques[2],[3]. Elle travaille avec Hans Hofmann à Munich en 1931 et découvre l'art africain, puis, revenu en Amérique, à New York puis à Mexico, elle travaille en tant qu'assistante de Diego Rivera[4].

Dès 1933, elle expose des peintures et des estampes, et se tourne vers la sculpture. Dans les années 1940, elle réalise sa première exposition personnelle à la galerie Nierendorf de New York[3]. De 1949 à 1950, elle étudie la terre cuite, l'aluminium, le bronze au Sculpture Center, puis elle étudie la gravure avec Stanley William Hayter. Dans les années 1950, ses sculptures s'apparentent à des constructions de grandes dimensions en bois[2],[3]. En 1959, le Museum of Modern Art (MoMA) l’expose dans l'exposition Sixteen Americans . Elle y est la figure tutélaire de jeunes artistes comme Jasper Johns, Robert Rauschenberg ou Frank Stella[2]. En 1962, elle est choisie pour représenter les États-Unis à la biennale de Venise[3], puis expose deux ans plus tard à la Documenta[3]. En 1966, elle fabrique avec de l'aluminium ses premières sculptures métalliques[3]. En 1979, elle devient membre de l'American Academy and Institute of Arts and Letter[3]. Elle a joué un rôle majeur dans l'histoire de la sculpture moderne aux États-Unis[3].

Louise Nevelson meurt le à New York[3],[5].

Postérité

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En 1972, elle est incluse dans la partie centrale de Some Living American Women Artists, un collage féministe de Mary Beth Edelson[6].

Mercedes Ruehl joue en 2008 le rôle de Louise Nevelson dans la pièce d'Edward Albee Occupant au Signature Theater de New York.

Notes et références

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  1. « https://www.aaa.si.edu/collections/louise-nevelson-papers-9093 » (consulté le )
  2. a b c d e f g et h Roxana Azimi, « La sculptrice Louise Nevelson ou l’extravagance jusque dans des œuvres XXL », sur Le Monde,
  3. a b c d e f g h i j et k Fanny Drugeon, « Nevelson, Louise (née Berliawsky) Kiev 1899 - New York 1988] », dans Béatrice Didier, Antoinette Fouque et Mireille Calle-Gruber (dir.), Dictionnaire universel des créatrices, Éditions Des femmes, , p. 3160-3161
  4. Reich 2009, p. 198.
  5. (en) « Louise Nevelson, Sculptor, Is Dead at 88 », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne).
  6. (en) « Notice de l'œuvre Some Living American Women Artists », sur Center for the Study of Political Graphics (consulté le ).

Bibliographie

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Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (en) Julia M. Busch, A Decade of Sculpture: the New Media in the 1960's, Philadelphia : The Art Alliance Press / Londres : Associated University Presses, 1974 (ISBN 0-87982-007-1).
  • (en) Marika Herskovic, American Abstract Expressionism of the 1950s An Illustrated Survey, New York : New York School Press, 2003 (ISBN 0-9677994-1-4).
  • Florence de Mèredieu, « Louise Nevelson : le jardin de lune aux hiéroglyphes amoureux », in Hôtel des Amériques, essai sur l'art américain, Paris : Blusson, 1996.
  • Yannick Reich, 200 femmes de l'histoire des origines à nos jours, Eyrolles, . Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (en) Laurie Wilson, Louise Nevelson : iconography and sources, New York : Garland Pub., 1981 (ISBN 0-8240-3946-7).

Liens externes

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