La Vierge à la chaise

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La Vierge à la chaise
Raffael 026.jpg
Artiste
Date
Type
huile sur bois
Diamètre
71 cm
Mouvement
Localisation

La Vierge à la chaise ou de la chaise (en italien : Madonna della seggiola ou Madonna della sedia) est une peinture religieuse de Raphaël datant de sa période romaine (1508-1520). Le tableau est actuellement exposé dans la salle de Saturne de la Galerie Palatine du Palais Pitti, à Florence.


Histoire[modifier | modifier le code]

Peint en 1513-1514 à Rome, attesté en 1589 et au Palais Pitti depuis le XVIIIe siècle, emporté à Paris par les troupes napoléoniennes en 1799, il est rendu à la ville de Florence en 1815.

Son titre (Vierge à la chaise) est dû à la présence à gauche d'un montant du dossier d'une chaise qui renverrait aux meubles papaux en laissant supposer que c'est le pape Léon X lui-même qui aurait commandé ce tableau.

Description[modifier | modifier le code]

Ce tondo (tableau à l'huile sur panneau rond de 71 cm) représente Marie, tenant dans ses bras, l'Enfant Jésus, avec Jean Baptiste enfant qui les regarde avec dévotion, les mains jointes, portant entre ses bras sa croix en roseau.

La Vierge presse de ses deux mains son enfant contre elle, le bras de l'Enfant disparaissant sous son châle. Saint Jean-Baptiste, avec sa croix, est relégué au bord du tableau, derrière les plis du manteau de la Vierge.

Les regards de Marie et de Jésus se portent tous deux vers le spectateur alors que celui de Jean est axé sur le couple sacré.

La Vierge porte un châle ouvragé sur les épaules ainsi qu'un bracelet détaillé au poignet. Sa tête est ceinte d'un turban.

Tous les personnages portent une auréole fine et discrète. Celle de la Vierge est rendue incomplète, masquée par le bord du cadre.

Le fond est indistinct, de couleur brune comme du bois.

Analyse[modifier | modifier le code]

La Vierge est présentée comme « siège de la sagesse » entre les hommes et Dieu (chaise pour siège).

La pose de la Vierge dont la tête se penche vers celle de son fils accentue la rondeur du cadre en tondo et s'accorde à ce format très en vigueur pendant la Renaissance florentine. La posture de ses jambes qu'on devine sous sa robe se plie également au format.

Les détails du turban, du châle, du bracelet s'accordent en finesse (et en richesse ?) avec les détails de l'ébénisterie du montant de la chaise visible au premier plan.

Citation[modifier | modifier le code]

Le tableau d'Ingres montrant le tableau accroché sur un panneau du mur à droite.

Il est représenté dans le tableau de La Tribune des Offices de Johann Zoffany (1772) comme œuvre présentée dans la pièce d'exposition éponyme de la collection des Médicis au palais des Offices, alors qu'il ne fut jamais exposé.

Un tableau de Jean-Auguste-Dominique Ingres le fait figurer sur un des murs de la pièce de son tableau Henri IV recevant l'ambassadeur d'Espagne.

Copies[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]