La Question (film)

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La Question
Réalisation Laurent Heynemann
Scénario Laurent Heynemann, Claude Veillot d'après La Question d'Henri Alleg
Acteurs principaux
Sociétés de production Little Bear
Rush Distribution
Z Productions
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Film dramatique
Film historique
Film de guerre
Durée 112 minutes
Sortie 1977


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Question film français réalisé par Laurent Heynemann, sorti sur les écrans en 1977.

Il s'agit d'une adaptation du livre La Question d'Henri Alleg. Alleg est représenté dans le film par la figure d'Henri Charlègue, dont le rôle est tenu par Jacques Denis.

Le film, à cause des scènes de torture, est interdit aux moins de 18 ans lors de sa sortie.

Synopsis[modifier | modifier le code]

En , en pleine guerre d'Algérie, les pouvoirs spéciaux ont été votés déjà depuis six mois, alors que s'affrontent de plus en plus violemment les cellules du FLN et les milices partisanes de l'Algérie française. Henri Charlègue (Jacques Denis) est le directeur d'Alger démocratique (dont le nom est inspiré du journal Alger républicain), un quotidien communiste, désormais interdit. Avec les autres membres de la rédaction, ils vivent et se réunissent dans la clandestinité à Alger, où ils continuent à faire paraître leur journal.

Le , le général Jacques Massu (dans le film « général Martin »), commandant de la 10e division parachutiste, entre dans la ville avec 8 000 paras, avec pour mission de pacifier Alger. Il proclame la loi martiale. Les perquisitions et les arrestations se succèdent. Le , le mathématicien Maurice Oudinot, un soutien « légal » de la cause algérienne, est arrêté. Le lendemain, Henri Charlègue frappe à la porte de son ami Oudinot, dont il ignore l'arrestation. Il est alors cueilli par les parachutistes. Il est emmené dans un centre d'interrogatoire, sous les ordre du lieutenant Carbonneau (Jean-Pierre Sentier), où il va être torturé pendant plusieurs jours.

Pendant que la détention de Charlègue et d'Oudinot se prolonge, leurs épouses entreprennent de nombreuses démarches pour les voir, mais en vain. Lors d'un interrogatoire, Oudinot décède d'épuisement. Sa mort est camouflée en évasion. Au même moment, la femme de Charlègue est expulsée en métropole.

Les interrogatoires prennent fin et Charlègue est transféré en prison. C'est là que, au moyen d'un subterfuge, il va rédiger le récit de ce qu'il a vécu depuis son arrestation. Le document sera édité sous la forme d'un livre intitulé La Question.

Après trois ans de détention préventive, Charlègue est jugé à Rennes. Le ,il s'évade de l'infirmerie de sa prison. Six mois plus tard est promulguée la loi d'amnistie de 1962 concernant les actes commis au cours de la guerre d'Algérie, qu'ils soient du fait du FLN, de l'OAS ou des militaires français. Elle rendra donc impossible les poursuites à l'encontre des militaires impliqués dans les agissements décrits par le livre de Charlègue.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • La loi du interdit de citer les noms des militaires et des fonctionnaires impliqués dans des affaires de torture en Algérie. Le réalisateur décide de donner des noms de substitution à tous les personnages du film.
  • Le film est dédié à la mémoire de Maurice Audin, représenté dans le film par la figure de Maurice Oudinot. Maurice Audin, mathématicien, membre du Parti communiste algérien, a été arrêté le et a disparu. Son corps n'a jamais été retrouvé.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]