Lévrier arabe

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Sloughi / Slougui
Sloughi sable.
Sloughi sable.
Région d’origine
Région Maroc[1]
Caractéristiques
Taille M 66-72 cm, F 61-68 cm
Poil Ras, serré, fin
Robe Sable clair à roux, manteau noir, rayures noires, masque noir
Tête Allongée, fine, vue de dessous: en forme de coin
Yeux Grands, foncés, expression douce, nostalgique
Oreilles Attachées haut, tombantes, appliquées contre la tête
Queue Mince, portée au-dessous de la ligne dorsale, atteignant la pointe du jarret
Caractère Noble, très courageux, hautain, très attaché à son maître
Nomenclature FCI
  • groupe 10
    • section 3
      • no 188

Le sloughi, également appelé lévrier arabe ou lévrier berbère, est un lévrier originaire d'Afrique du Nord. La Fédération cynologique internationale le classe dans le groupe 10, lévriers, section 3, standard no 188[1].

Présent essentiellement au Maroc, qui détient le standard, on le retrouve également ailleurs en Afrique du Nord[2]. Il est utilisé pour la chasse et la garde de troupeau.

Description[modifier | modifier le code]

Sloughi mâle

Les caractéristiques décrites dans le standard permettent d'évaluer rapidement la qualité d'un sujet : les proportions carrées, la longueur des pattes, la queue légèrement retroussée, la longueur du museau, la profondeur de la poitrine, le regard nostalgique, le poil toujours court, etc. Vitesse moyenne : environ 55 km/h sur 300 mètres.

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette race étant très ancienne, il est difficile d'en connaitre l'origine exacte. Ses ancêtres sont peut-être les lévriers de l'Égypte ancienne et de l'Afrique ancienne. Le Nord de l'Afrique a été envahi par les Romains, les Vandales et les Arabes. Il est impossible de savoir comment les chiens des envahisseurs ont pu se croiser avec les Lévriers autochtones et vice-versa.

Le sloughi est une race distincte des Lévriers d'Asie avec lesquels il est souvent confondu, tels que le saluki à poil ras ou long, ou le lévrier afghan à poil ras ou long. Des études génétiques récentes le prouvent, de même que le fait que le sloughi ait toujours le poil court.

Cette race de lévriers est à l'origine du lévrier du peuple berbère et a aussi été utilisée par les bédouins. De nos jours, du fait de réglementations sévères concernant la chasse et l'extinction des espèces dans les déserts et autres milieux, plusieurs de ces chiens sont utilisés par leurs maîtres comme gagne-pain lors de concours canins ou de courses de chiens. Même si cette race a été précisément sélectionnée pour la chasse dans le désert et les montagnes de l'Atlas, ceci n'en fait pas un moins bon compagnon pour autant, mais ces animaux nécessitent un plus grand nombre d'heures consacrées à l'exercice physique.

Caractère[modifier | modifier le code]

Les principales qualités du sloughi, selon les éleveurs, sont l'instinct de chasseur, le courage, la rapidité, l'endurance et l'intelligence.

Selon un dicton arabe : « quand un Sloughi voit une gazelle qui arrache un brin d'herbe, il se retrouve à sa hauteur avant qu'elle ait fini de la mâcher. »[3]

Performances physiques[modifier | modifier le code]

Le sloughi chasse des animaux sauvages très rapides, tels que la petite gazelle dorcas, le loup et le lièvre.

Soins et santé[modifier | modifier le code]

Le sloughi est en grande partie inchangé depuis les temps anciens, et conserve donc une robuste santé génétique. Seules quelques conditions génétiques ont été notées dans la race, en particulier l'atrophie progressive de la rétine (PRA). Heureusement, le sloughi est l'une des races chez qui cette condition peut être testée avec un petit échantillon de sang, et les éleveurs travaillent actuellement à éliminer PRA du patrimoine génétique. Comme tous les lévriers, le sloughi est très sensible à l'anesthésie, et peut être sensible aux vaccins, vermifuges et autres médicaments - de sorte que ces traitements de routine devraient être espacés au lieu d'être donnés tous à la fois. Sinon, la race tend à profiter d'une excellente santé dans la vieillesse.

Arts[modifier | modifier le code]

Départ pour la chasse d'Eugène Fromentin (1857)

Le peintre et écrivain Eugène Fromentin a peint des sloughis dans plusieurs de ses œuvres :

Une plaisanterie de Jean-Léon Gérôme (1882)

Jean-Léon Gérôme a peint des sloughis dans ses œuvres intitulées Une plaisanterie. Arnaute fumant au nez d'un chien (collection privée[5]) et Dans le désert (Walters Art Museum).

Sport[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b http://www.fci.be/fr/nomenclature/SLOUGHI-188.html
  2. http://www.fci.be/Nomenclature/Standards/188g10-fr.pdf
  3. Le grand livre des chiens de race - Éd. De Vecchi de V. Rossi
  4. Les orientalistes vol. 6, Eugène Fromentin de James Thompson et Barbara Wright - ACR Éditions
  5. http://www.christies.com/lotfinder/paintings/jean-leon-gerome-une-plaisanterie-5263434-details.aspx

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Eugène Daumas, « Le lévrier du Sahara (sloughi) », Revue de l'orient, t. 13,‎ (lire en ligne)
  • (en) Amy Fernandez, « The Sloughi », Canine Chronicle,‎ (lire en ligne)}
  • (en) Dominique Crapon de Caprona, « The Linguistic, Logical and Biological Flaws of the “Saluqi” Story », Sighthound Review,‎ (lire en ligne)
  • Xavier Przezdziecki, Le Destin des lévriers, 1984, (ISBN 2-904304-04-5)
  • (en) M.-D Crapon de Caprona, Sloughi, 2004, Kennel Club books
  • (en) M.-D Crapon de Caprona, The Sloughi 1852-1952, 2008, Signature Printing.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]