Kobayat

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Kobayat
(ou Al Qoubaiyat)
(ar) قبيات
Kobayat
Vue panoramique de Kobayat et de la vallée
Administration
Pays Drapeau du Liban Liban
Gouvernorat Nord
District Akkar
Démographie
Population de l'agglomération 12 000 hab.
Géographie
Coordonnées 34° 34′ 18″ nord, 36° 16′ 53″ est
Localisation

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Kobayat
(ou Al Qoubaiyat)

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Kobayat
(ou Al Qoubaiyat)

Kobayat (en arabe قبيات) est un village libanais, situé au Nord du Liban dans la mouhafazah de Akkar, à 140 km de Beyrouth, la capitale.

Son nom, Kobayat, est d’origine araméenne et signifie « les grands bassins d’eau », en raison de sa richesse en eau liée au relief enneigé en hiver et autrefois plus boisé.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est construit à flanc de vallée, avec une altitude variant de 550 à 700 m. Limité par le village « l'ancien Akkar » à l’ouest et par la ligne qui sépare les deux Caza d'Akkar (Nord) et le Hermel (Bekaa) de l'Est. Sa superficie est d'environ 70 km2.

Le territoire habité du village varie en altitude de 550m à partir de la surface moyenne de la terre (« quartier Zouk ») à 900 m (« quartier Katlabeh »).

Accès[modifier | modifier le code]

Il est accessible par 4 voies d'accès sont:

  • à l’ouest: la route Kobayat- l’ancien Akkar- Halba ;
  • à l’est: la route Kobayat – Andaket- Chadra- les limites syriennes ;
  • au nord-ouest: la route Kobayat- Halba- Tripoli ;
  • au sud: la route Kobayat- Hermel- Baalbeck ;

Population[modifier | modifier le code]

Kobayat est le plus grand village chrétien de l'Akkar ; il était déjà le plus grand village de la région au XVIIe siècle, mais il est depuis très longtemps un lieu de vie et d'habitation pour les habitants de la région.

Les populations des époques historiques y ont laissé des traces de leur passage ; des Phéniciens aux Romains, aux Byzantins, aux Arabes, aux soldats des croisades, aux Ottomans et jusqu’aux Français.

Les habitants sont tous maronites, et leur nombre dépasse selon le registre d’état civil, douze mille personnes (12000) (dont 8300 votants en 1992).
Les habitants sont répartis sur sept quartiers, sept paroisses et sept mairies. Les quartiers-paroisses sont : Gharbieh, Martmoura, Zouk-Sud (Saydet), Zouk-Nord, Dahr, Ghowaya, Katlabeh.

Les habitants sont nombreux à habiter dans le village en été, mais il n'en reste que très peu en hiver où la communauté peut parfois être isolée par la neige et le mauvais temps.

L'émigration a commencé depuis la dernière décennie du XIXe siècle environ en direction du Brésil et du Venezuela, elle continue jusqu’à nos jours vers tous les coins du monde[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Kobayat est une cité jeune, fruit de la détermination et de l'ambition, page authentique de l’histoire de l’ancien et du nouveau Liban, étape culturelle dans les tréfonds d’Akkar où se mêlent la noblesse de l’Histoire aux prémices du modernisme.

Son histoire est celle de la “vallée fertile” en tout temps et en tout lieu ; en d’autres termes, elle fut un centre d’attraction pour les peuples qui désiraient une stabilité fondée sur l’agriculture. Et selon ce principe naquit la civilisation.

Un des consuls français, Ducousso, l’a décrite en 1912 par ces mots « Ce sont des vallées d’une fertilité surprenante ».

Kobayat fut depuis bien longtemps la résidence de plusieurs peuples, ses ruines en témoignent avec aussi un cimetières préhistorique daté de l’âge du fer et du cuivre (3000 ans av. J.-C.).

Kobayat se situe sur la route de la soie, entre l’Asie de l’Est et l’Asie de l’Ouest à travers la Méditerranée, jusqu’à Rome, la capitale du monde ancien. Un autel phénicien païen a été retrouvé devant l’église “Chahlo”, de même que des pièces de monnaie phéniciennes, grecques et romaines à l’église “Ghassalet” et “Chahlo”, des tombes romaines de toutes parts, ainsi que deux ruines romaines luxueuses. Des restes antiques témoignent aussi de la prospérité qu'a connue cette bourgade durant les premiers siècles du christianisme : Le premier est le temple du Dieu "Ban", à Helsban, transformé en une église baptisée sous le nom de Saint-Artimos-Challita. Le second est un château majestueux à Chouita, témoin des événements du duel omeyyades-byzantins en Orient. S’ajoute à cela un troisième témoin, la colline où est construit actuellement le couvent Mar Doumit des Pères Carmes ; d'une taille considérable, riche en ressources agricoles et où des jarres ont été trouvées.

La culture du mûrier était autrefois prospère à Kobayat, mais les mûriers ont peu à peu disparu, remplacés par des arbres fruitiers (pommiers, poiriers, cerisiers et oliviers) et de la vigne. Ensuite est apparue la culture du tabac qui accompagne celle des légumes et céréales.

Il y a dans la commune également plusieurs élevages de volailles et quelques troupeaux de moutons et de chèvres et quelques piscicultures ou pêcheries.

L'environnement[modifier | modifier le code]

Il comptait autrefois parmi les plus boisés du Liban, mais durant la guerre civile, des incendies ont ravagé la plupart des bois dont ne restent que quelques pins et de chênes qui couronnent les hauteurs du village et le font apparaître de loin toujours vert.

Quartiers du Kobayat[modifier | modifier le code]

  • Le quartier Gharbye
  • Le quartier Martmoura
  • Le quartier Zouk
  • Le quartier Dahr
  • Le quartier Ghowaya
  • Le quartier Katlabeh

Églises[modifier | modifier le code]

À ses débuts, l'église ressemblait probablement aux maisons d’habitation. Puis l’art de construction des églises s’est développé, en suivant les évolutions de la liturgie et au gré des situations économiques. Cela a engendré divers changements comme, au XXe siècle, le mur de l’est était gravé verticalement pour y mettre, au-dessus de l'autel, une grande image pour le Saint de l’église, importée de l’Europe. Ainsi l’église s’est-elle transformée d’une chambre cubique simple en une église luxueuse d’un style architectural complexe à l’instar de l’église des Pères carmélites à Kobayat, exemple de grandeur et de splendeur pour la sculpture et d’ornementation.

Il existe aussi plusieurs églises pastorales :
L’église miraculeuse Saydet el Ghassalet (un vieux et un nouveau bâtiment), Saydet el Habal, Saydet el Intisar (Notre Dame des Victoires)- Katlabeh, Mar Charbel (Katlabeh), Martmoura, Saydet el Intikal, Mar Gerges (Ghowaya), Mar Doumit (le couvent des Pères Carmes), Saydet el Chambouk, Les quarante martyrs (Gharbieh).

Les sanctuaires monumentaux sont : Mar Elias (Oudine), Mar Elian, Mar saba, Mar Challita, Mar Sarkis et Bakhos, Saydet Kammah, Mar Gerges à Chouita, Saydet Ghozrata, Saydet Chahlo et le couvent de Saint-Georges à Martmoura.

Galerie de photographie[modifier | modifier le code]

Personnalités de la commune[modifier | modifier le code]

On peut notamment citer :

  • Hadi Hobeich, fils de Faouzi Hobeich (ancien député et ministre de la culture)
  • Georges Ibrahim Abdallah
  • Mikhael Daher, grand avocat de la région, ancien député et ministre de l'éducation

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dynamiques associatives de la diaspora libanaise : fragmentations internes et transnationalisme sur le Web Houda Asal , « Programme de recherche TIC-Migrations » Projet [: http://e-diasporas.fr e-Diasporas] Atlas (e-Diasporas Atlas Fondation, Maison des sciences de l’homme 190 avenue de France - 75013 Paris) ; France Avril 2012, PDF, 20 pp

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Donceel R (1966) Recherches et travaux archéologiques récentes au Liban (1962-65). L'Antiquité Classique, 222-261.