Johann Jakob Scheuchzer

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Johann Jakob Scheuchzer, eau-forte de Nutting (en), d'après Füssli (de).

Johann Jakob Scheuchzer, né le à Zurich et mort le dans cette même ville, est un médecin et un naturaliste suisse ; on le connaît surtout pour son interprétation des fossiles comme vestiges du Déluge[1]. En botanique, son abréviation officielle en tant qu'auteur est « J. J. Scheuchzer ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un médecin municipal, Scheuchzer commença ses études de médecine à l'université d'Altdorf (de) près de Nuremberg en 1692, puis en 1693 se rendit à celle d'Utrecht, où il passa son doctorat en 1694. La même année, sur les conseils d'Augustus Quirinus Rivinus, recteur de l'université de Leipzig, il entreprit son premier voyage de recherches dans les Alpes.

Comme après ses études il lui fallait attendre la mort de l'un des quatre médecins officiels de Zurich, afin de pouvoir prendre sa place, il travailla auprès des sociétés savantes et des académies de la ville. Quand mourut Johann Jacob Wagner (de) (1641-1695), médecin de l'orphelinat zurichois et auteur d'une première Historia naturalis Helvetiae curiosa (Zurich 1689), il reçut enfin un emploi en tant que médecin. En même temps, il prit le poste de directeur de la bibliothèque municipale et de la chambre d'art et de sciences naturelles pour laquelle il se décida à explorer sa petite patrie et il mena ses recherches jusqu'en 1714.

Muni d'un catalogue vaste et détaillé, qui contenait plus de 220 questions, il s'informa d'abord auprès de gens qu'il connaissait dans toute la Suisse sur la nature et les conditions météorologiques des localités où ils habitaient ; la participation ne fut pas très grande. C'est surtout pour travailler à l'éducation du peuple et réfuter les légendes populaires que, de 1705 à 1707, il écrivit en résumé les résultats de ses recherches les Seltsamen Naturgeschichten des Schweizer-Lands wochentliche Erzehlung, où il réfuta l'opinion que les orages sur le lac du mont Pilate étaient l'œuvre de démons, dès que quelqu'un s'approchait du lac et surtout y jetait quelque chose. Il écrivit en 1714 : « En présence des bergers, que ces histoires faisaient rire, j'ai moi-même plus d'une fois jeté des pierres, du bois et d'autre chose dans cette grande mare sans danger ni dommage ». Toujours pour l'éducation du peuple, il écrivit en 1701 le premier livre de physique en langue allemande, intitulé Physica, oder Natur-Wissenschaft.

Œuvre[modifier | modifier le code]

D'une importance particulière est la réussite scientifique de Scheuchzer qui a réalisé les premières mesures d'altitude en se servant d'instruments barométriques au lieu d'utiliser des calculs trigonométriques par essence peu fiables. Par ses études des cristaux de montagne, il est devenu, avec le médecin municipal de Lucerne Moritz Anton Kappeler (de) et son élève Johann Heinrich Hottinger (de), l'un des fondateurs de la cristallographie moderne, et ses observations sur le climat lui ont permis de rédiger régulièrement des rapports météorologiques.

Références[modifier | modifier le code]

(de) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « Johann Jakob Scheuchzer » (voir la liste des auteurs).

  1. Johann Jakob Scheuchzer (trad. Geneviève Bouillet), Les fossiles témoins du déluge, Mines ParisTech Les Presses, 2008 (ISBN 978-2-35671-009-3), aperçu sur Google Livres.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


J.J.Scheuchzer est l’abréviation botanique standard de Johann Jakob Scheuchzer.

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