Johann Christian Reil

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Johann Christian Reil
Portrait de Johann Christian Reil

Johann Christian Reil (1811)

Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
à Rhaude (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès Voir et modifier les données sur Wikidata
à HalleVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité(s) AllemagneVoir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Profession(s) médecin militaire (d), médecin, psychiatre et professeur d'universitéVoir et modifier les données sur Wikidata
Employeur(s) université Martin-Luther de Halle-WittenbergVoir et modifier les données sur Wikidata
Membre de Leopoldina et Académie bavaroise des sciencesVoir et modifier les données sur Wikidata

Johann Christian Reil (, Rhaude - , Halle) est un médecin, anatomiste, physiologiste et psychiatre allemand.

Il fut professeur de thérapeutique et directeur de la clinique à l'Université de Halle, président du conseil des mines, professeur de médecine à l'Université de Berlin, et directeur général des hôpitaux créés après la bataille de Leipzig.

Il succomba au typhus en visitant les malades.

Il a rédigé de 1795 à 1815 les Archives de physiologie en 12 volumes, et a publié un mémoire De structura nervorum (1796), où il veut établir que les nerfs sont des tubes dans lesquels circule un fluide particulier, et où il compare le mécanisme des fonctions nerveuses à celui de la pile électrique.

Son nom est resté attaché à une portion du cortex cérébral qu'il a bien décrite, l'insula de Reil.

Son engagement comme psychiatre, le fait qu'on lui doit le terme psychiatrie sont des éléments restés plus méconnus même si son livre Rhapsodies...[1] de 1808 mérite amplement de figurer dans l'histoire de la psychiatrie, et celle de la psychothérapie[2]. En fait, Kirchhoff par exemple pouvait dire de lui, qu'il était le créateur de la psychothérapie rationnelle. "Les sentiments et les idées sont les moyens adéquats de corriger les troubles du cerveau et de lui rendre sa vitalité" peut-on lire dans son ouvrage qui expose aussi tout un programme de traitement de la maladie mentale :

  • En premier lieu, le nom des institutions doit changer. Il faut remplacer le mot "Tollhaus" (maison des fous) par celui d'hôpital pour traitement psychique ou quelque chose de ce genre et la direction doit être confiée à un triumvirat composé d'un médecin, d'un psychologue et d'un administrateur. Cet hôpital devrait se situer dans un site agréable (...). Il distingue trois types de traitements: les chimiques (incluant la diététique et les médicaments, les traitements mécaniques et physiques (incluant la chirurgie) et les traitements psychiques qui, représentent une forme de traitement autonome, aussi importante que la chirurgie ou la pharmacothérapie.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Jean-Chrétien Reil » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie,‎ (Wikisource)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. cf. présentation de l'ouvrage par Jean Garrabé in l'Evolution psychiatrique, p. 418 - 427, vol 73, n02, avril - juin 2008, ISBN 978-2-84299-979-7
  2. Henri F. Ellenberger n'y fait qu'une courte présentation et plusieurs courtes références dans A la découverte de l'inconscient, réédité sous le titre Histoire de l'inconscient, Fayard, 2001, 975 pages, ISBN 2-213-61090-8

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