Jean Raoux (peintre)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant un peintre image illustrant français
Cet article est une ébauche concernant un peintre français.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Jean Raoux.
Jean Raoux
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 56 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Autres informations
Distinction

Jean Raoux, né le à Montpellier, et mort le à Paris, est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Natif de Montpellier, Jean Raoux s’est formé auprès d’Antoine Ranc. Même si sa carrière fut ensuite essentiellement italienne et parisienne, ses premières œuvres ont été peintes en Languedoc pour des établissements religieux.

Raoux obtient le prix de Rome en 1704, grâce à sa peinture David tue Goliath d'un coup de fronde, et part comme pensionnaire du roi à Rome pendant trois ans. Il parcourt l’Italie et réalise notamment des fresques religieuses pour le Dôme de Padoue. Il travailla également a Venise, où il décora le palais Giustiniani (it) situé sur le Grand Canal. Durant son périple, Raoux rencontre celui qui deviendra son protecteur, Philippe de Vendôme (1655-1727), grand prieur de l'ordre de Malte. De retour à Paris en 1711, ce dernier loge l’artiste et lui adresse de nombreuses commandes. Bien qu'ayant été reçu à l'Académie en tant que peintre d'histoire, titre le plus honorifique, l'artiste se révèle être un grand portraitiste et peintre de scènes de genre[1].

De 1714 à sa mort, il fut avec Antoine Watteau l’un des peintres les plus en vue à Paris, et il contribua à renouveler la peinture française à l’époque de la Régence, par ailleurs féconde en changements culturels, politiques et sociaux.

Véritable artiste européen, Jean Raoux unit sa connaissance de l’art nordique à ses expériences françaises et vénitiennes pour créer une synthèse artistique novatrice. Voltaire, qu’il connut alors, avait pour lui la plus grande admiration et le comparait, non sans excès, à Rembrandt, ce qui est néanmoins révélateur de l’étendue de la culture picturale de Raoux.

Les grands amateurs du XVIIIe siècle, le duc de Choiseul, le prince de Conti, l’électeur palatin, duc de Schönborn, l’impératrice Catherine II de Russie et le roi Frédéric II de Prusse collectionnèrent ses œuvres. Un autre illustre Montpelliérain, Joseph Bonnier de la Mosson, lui commanda des tableaux afin d’orner son hôtel parisien, mais aussi son château de la Mosson à Montpellier, une folie remarquable par son originalité[2].

Jean Raoux a notamment peint Mademoiselle Prevost en Bacchante en 1723 (musée des beaux-arts de Tours).

Œuvres dans les musées[modifier | modifier le code]

Musées français[modifier | modifier le code]

Musées étrangers[modifier | modifier le code]


Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Musée des Beaux-Arts de Beaune : La Liseuse, Jean Raoux »
  2. Biographie extraite du dossier de presse de l’exposition Jean Raoux, musée Fabre de Montpellier 2009-2010 (artactu.com).
  3. Le silence
  4. « Portrait de Mme Nicolas de Poulhariez », notice no 04400000376, base Joconde, ministère français de la Culture
  5. « Portrait d'Alexis Piron », notice no 01370006330, base Joconde, ministère français de la Culture
  6. « Portrait de femme à la toque », notice no 01370006326, base Joconde, ministère français de la Culture
  7. « Portrait de jeune femme accompagnée d'une vieille », notice no M0347001679, base Joconde, ministère français de la Culture
  8. « Vierges antiques », notice no 000PE019083, base Joconde, ministère français de la Culture
  9. « Vierges modernes », notice no 000PE019082, base Joconde, ministère français de la Culture
  10. « Portrait de femme à sa fenêtre », notice no 000PE030491, base Joconde, ministère français de la Culture
  11. « Portrait de femme », notice no 000PE030492, base Joconde, ministère français de la Culture
  12. « Portrait de Madame Boucher, née Marie-Françoise Perdrigeon », notice no 000PE007314, base Joconde, ministère français de la Culture
  13. « Portrait de femme », notice no 000PE016310, base Joconde, ministère français de la Culture
  14. « Portrait de femme au collier de perles », notice no 000PE014576, base Joconde, ministère français de la Culture
  15. « Portrait de femmes aux mains croisées », notice no 000PE014577, base Joconde, ministère français de la Culture
  16. « Les Vestales », notice no 06070000210, base Joconde, ministère français de la Culture
  17. « Jeune femme lisant une lettre », notice no 000PE002295, base Joconde, ministère français de la Culture
  18. « Philippe de Vendôme, grand prieur de France », notice no 00000104572, base Joconde, ministère français de la Culture
  19. « Télémaque raconte ses aventures à Calypso », notice no 000PE002294, base Joconde, ministère français de la Culture
  20. « La Mort de Procris », notice no 000PE032524, base Joconde, ministère français de la Culture
  21. « Portrait de Jean Soanen, évêque de Senez », notice no 000PE030120, base Joconde, ministère français de la Culture
  22. « Portrait de femme en Minerve », notice no 07290022379, base Joconde, ministère français de la Culture
  23. « Portrait de Mademoiselle Prévost en bacchante », notice no 02650001393, base Joconde, ministère français de la Culture
  24. Vestale
  25. Orphée et Eurydice

Liens externes[modifier | modifier le code]