Antoine Joseph Dezallier d'Argenville

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
 Ne pas confondre avec son fils Antoine Nicolas Dezallier d'Argenville (1723–1796)
Antoine Joseph Dezallier d'Argenville
Dézallier d’Argenville Vanghelisty.jpg

Dezallier d’Argenville.
Gravure de Vanghelisty en 1775 d’après le tableau perdu de Hyacinthe Rigaud, peint en 1719.

Biographie
Naissance
Décès
(à 85 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
Membre de

Antoine Joseph Dezallier d’Argenville, né le à Paris, où il est mort le , est un naturaliste, collectionneur et historien d’art français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Maître des comptes en 1733 et conseiller du roi en 1743, il se lie avec Henri François d'Aguesseau.

Sa Théorie et pratique du jardinage connaît en France une grande popularité ; l'ouvrage est traduit en anglais en 1712 et en allemand en 1731. À partir de 1751, les travaux qu’il a entrepris pour le réaliser lui permettent de devenir l'un des contributeurs majeurs à l’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, pour laquelle il rédige plus de 540 articles sur le jardinage et l'hydraulique.

Sa Conchyliologie a pour but de faciliter la détermination des coquillages, qu'ils soient marins, fluviaux ou terrestres, fossiles ou actuels. D'Argenville entame une troisième édition de cet ouvrage réédité en 1757 et souvent critiqué, mais sa mort la laisse inachevée. C'est le graveur et éditeur Jacques de Favanne (1716–1770) et le fils de celui-ci, Jacques Guillaume de Favanne, qui la fait paraître en 1780. Cet ouvrage, très populaire auprès des collectionneurs, est utilisé par Carl von Linné pour l'organisation de sa propre collection. Il y utilise en outre, dès 1742, une nomenclature binominale qui préfigure celle de Linné.

Dezallier d'Argenville réunit une importante collection comprenant aussi bien des œuvres d'art que des curiosités naturelles ; elle fut vendue après sa mort, en 1766, sous la direction de l'expert Pierre Rémy[1]. Le marquis de Paulmy acheta plusieurs ouvrages et recueils d'estampes à cette occasion ; ils se trouvent aujourd'hui à l'Arsenal.

Dezallier d'Argenville était membre de la Royal Society et de la Société royale des sciences de Montpellier.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • La Théorie et la pratique du jardinage, où l'on traite à fond des beaux jardins appelés communément les jardins de propreté (1709 ; 1713 ; 1732). Texte en ligne. Quatrième édition : La Théorie et la pratique du jardinage, où l'on traite à fond des beaux jardins appelés communément les jardins de plaisance et de propreté, avec les pratiques de géométrie nécessaires pour tracer sur le terrein toutes sortes de figures, et un Traité d'hydraulique convenable aux jardins (1747) Texte en ligne. Réédition : Actes Sud, Arles, 2003 (ISBN 2742745025)
  • L'Histoire naturelle éclaircie dans deux de ses parties principales, la lithologie et la conchyliologie (1742)
  • (la) Enumerationis fossilium, quae in omnibus Galliae provinciis reperiuntur, tentamina (1751)
  • La Conchyliologie, ou Histoire naturelle des coquilles de mer, d'eau douce, terrestres et fossiles, avec un traité de la zoomorphose, ou représentation des animaux qui les habitent (2 volumes, 1752 ; 1757 ; 1780)
  • Abregé de la vie des plus fameux peintres, avec leurs portraits gravés en taille-douce, les indications de leurs principaux ouvrages, quelques réflexions sur leurs caractères, et la maniere de connoître les desseins des grands maîtres. Par M*** de l'Académie royale des sciences de Montpellier (3 volumes, 1745–1752). Nouvelle édition, revue, corrigée & augmentée de la Vie de plusieurs peintres (4 volumes, 1762).
  • L'Histoire naturelle éclaircie dans une de ses parties principales, l'oryctologie, qui traite des terres, des pierres, des métaux, des minéraux et autres fossiles (1755)[2]. Les pages 387 à 532 constituent un chapitre titré Essai sur l'histoire naturelle des fossiles qui se trouvent dans toutes les provinces de France, qui constitue la traduction corrigée et augmentée du catalogue qu'il avait publié en latin en 1751 sous le titre Enumerationis fossilium, quae in omnibus Galliae provinciis reperiuntur, tentamina.

Traductions[modifier | modifier le code]

  • Filippo Buonanni : Traité des vernis, où l'on donne la manière d'en composer un qui ressemble parfaitement à celui de la Chine, et plusieurs autres qui concernent la peinture, la dorure, la gravure à l'eau-forte, etc., traduit de l'italien (1723)

Correspondance[modifier | modifier le code]

  • (la) Lettre à Linné du

Collection de numérisations[modifier | modifier le code]

  • (la) (de) (fr) Ouvrages de Dezallier d'Argenville numérisés par le SCD de l'université de Strasbourg

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]