Jean-Baptiste de Froment

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Jean-Baptiste de Froment
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Conseiller de la Métropole du Grand Paris (d)
Paris
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Jean-Baptiste de Froment, né le à Paris, est un haut fonctionnaire, écrivain et homme politique français. Normalien et agrégé de philosophie, c'est un ancien conseiller de Nicolas Sarkozy. Il est membre du Conseil d'État et a été, entre 2014 et 2020, élu au Conseil de Paris, ainsi qu'à la métropole du Grand Paris. Il est aussi l'auteur d'un roman, "État de nature", paru en . Depuis , il est conseiller spécial au cabinet de la ministre de la culture, Roselyne Bachelot-Narquin, après avoir exercé les mêmes fonctions dans le cabinet de Frank Riester. Il est le fils de Bernard de Froment.

Études et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Avant d'intégrer l'École normale supérieure (Ulm, promotion B/L 1997), il est, entre 1995 et 1997, le camarade d'hypokhâgne et khâgne d'Emmanuel Macron au lycée Henri IV[1],[2]. Après sa licence et sa maîtrise, il étudie un an à la Freie Universität de Berlin (1999-2000). À son retour en France, il est reçu à l'agrégation de philosophie (2001).

De 2002 à 2006, il enseigne la philosophie à l'université de Paris X-Nanterre et prépare une thèse de doctorat consacrée au "problème de la stabilité" chez Nietzsche, qu'il ne soutient pas. Entre 2002 et 2004, il collabore en parallèle au cabinet de Xavier Darcos, alors ministre délégué à l'enseignement scolaire, où il est chargé de la veille et des études.

En 2006, il est lauréat de la Bourse de la Fondation Thiers, qui finance chaque année dix projets de recherche dans le domaine des sciences humaines.

Après l'élection de Nicolas Sarkozy en 2007, il est appelé à l'Élysée où il devient conseiller pour l'éducation. À partir de 2010, il est également chargé, auprès du chef de l'État, de la prospective et des études d'opinion[3].

À l'approche de 2012, Nicolas Sarkozy le charge de mettre en place et de coordonner une "cellule projet"[4]. C'est dans ce cadre qu'il présente au président le géographe Christophe Guilluy[5],[6], à l'origine de la notion de "France périphérique".

En , il est nommé maître des requêtes au Conseil d'État, où il est affecté à la 6e chambre de la section du contentieux, puis à la section sociale.

Le , il devient conseiller spécial, chargé du patrimoine de l'architecture et de la prospective, au cabinet de Franck Riester, ministre de la Culture[7]. Il conserve les mêmes fonctions, en juillet 2020, dans le cabinet de Roselyne Bachelot-Narquin.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En 2013, Nathalie Kosciusko-Morizet, tête de liste UMP-UDI-Modem aux élections municipales à Paris, lui confie la préparation de son projet[8]. Il est lui-même candidat dans le 9e arrondissement, no 2 sur la liste conduite par Delphine Bürkli, qui remporte l'élection. Il devient alors conseiller de Paris et s'intéresse en particulier aux questions économiques et financières, ainsi qu'au numérique. En 2015, désigné rapporteur de la mission d'information et d'évaluation sur le travail dominical, il plaide, face à Anne Hidalgo, pour une ouverture généralisée des commerces le dimanche dans la capitale[9].

En parallèle de son mandat parisien, il contribue régulièrement au débat public sur l'éducation nationale[10],[11],[12]. En 2015, il est nommé secrétaire national des Républicains pour l'enseignement supérieur et de la recherche.

Fin 2015, il est élu conseiller de la métropole du Grand Paris.

Le , il est élu premier vice-président du groupe Les Républicains & indépendants du Conseil de Paris. Se réclamant d'une droite libérale et modérée, il soutient la candidature de Maël de Calan à la présidence des Républicains. Il souligne la nécessité d'enrayer le déclin de la droite dans les grandes villes[13]. En 2020, il soutient la liste de Delphine Burkli aux élections municipales dans le 9e arrondissement de Paris, mais choisit de ne pas se représenter aux élections municipales.

Littérature[modifier | modifier le code]

En , il publie son premier roman, "État de Nature", aux éditions Aux Forges de Vulcain[14], fable tragicomique sur la France contemporaine qui, à certains égards, annonce la crise des gilets jaunes. Le livre reçoit un accueil critique très favorable dans la presse (notamment: JDD[15], Le Point[16], Libération[17], Le Figaro[18], Le Monde[19], L'Express[20], Lire, Le Canard enchaîné, Le Nouveau magazine littéraire[21]). Le livre est réédité en version de poche en 2020 dans la collection Points, aux éditions du Seuil.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Monin, « Emmanuel Macron, les coulisses d'une ambition », France Inter,‎ (lire en ligne, consulté le 18 décembre 2017)
  2. « Ainsi soit Macron, le documentaire diffusé lundi 8 mai à 20h55 sur France 3 », France Info,‎ (lire en ligne, consulté le 18 décembre 2017)
  3. Marine Turchi et Lucie Delaporte, « Jean-Baptiste de Froment, le discret rabatteur d'idées de l'Elysée », Mediapart,‎ (lire en ligne, consulté le 18 décembre 2017)
  4. « Jean-Baptiste de Froment la carte jeune », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 18 décembre 2017)
  5. « Intellectuels et politiques, une planète en recomposition », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 18 décembre 2017)
  6. « Patrick Buisson et les "plouc-émissaires" de la France rurale : qui sont ces perdants oubliés de la mondialisation », Atlantico.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 18 décembre 2017)
  7. https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000039356822&dateTexte=&categorieLien=id
  8. « Jean-Baptiste de Froment, l'homme du projet de NKM », L'Opinion,‎ (lire en ligne, consulté le 18 décembre 2017)
  9. « « Tous les commerces qui le souhaitent doivent avoir cette liberté » », leparisien.fr,‎ 2014-12-02cet07:00:00+01:00 (lire en ligne, consulté le 18 décembre 2017)
  10. « Non pas plus de profs, mais de meilleurs enseignants ! - Jean-Baptiste de Froment », Jean-Baptiste de Froment,‎ (lire en ligne, consulté le 18 décembre 2017)
  11. « L’« effet maître » est le principal facteur de réussite pour un élève », L'Opinion,‎ (lire en ligne, consulté le 18 décembre 2017)
  12. « Nouveaux programmes : il faut mettre fin à la dictature des «experts» », FIGARO,‎ (lire en ligne, consulté le 18 décembre 2017)
  13. « «Enrayons le déclin de la droite dans les métropoles», plaident des élus LR », FIGARO,‎ (lire en ligne, consulté le 18 décembre 2017)
  14. « Politiques frictions », Livres Hebdo,‎ (lire en ligne, consulté le 2 décembre 2018)
  15. Le JDD, « Jean-Baptiste de Froment, ex-conseiller de Nicolas Sarkozy, imagine une France sans Etat », sur lejdd.fr (consulté le 16 mai 2019)
  16. Sophie Pujas, « Livres - Jean-Baptiste de Froment, l’insider qui dézingue la politique française », sur Le Point, (consulté le 16 mai 2019)
  17. «De la colère au fond du ventre», sur Libération.fr, (consulté le 16 mai 2019)
  18. « Jean-Baptiste de Froment, la politique au diable Vauvert », sur FIGARO, (consulté le 16 mai 2019)
  19. « Un Davidsen de bonne cuvée, Maarouf, Kracauer… Les brèves critiques du « Monde des livres » », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 16 mai 2019)
  20. « Livres: Froment, Malandrin, Schlesser et Lang », sur LExpress.fr, (consulté le 16 mai 2019)
  21. « Un drôle d'État », sur www.nouveau-magazine-litteraire.com (consulté le 16 mai 2019)

Liens externes[modifier | modifier le code]