Jean-Baptiste Pierre Saurine

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Jean-Baptiste Pierre Saurine
Jean Pierre Saurine.jpg

Jean-Pierre Saurine, évêque de Strasbourg

Fonctions
Évêque constitutionnel
& Évêque concordataire
Biographie
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Jean-Baptiste Pierre Saurine est un ecclésiastique et un homme politique français, né le 10 mars 1733 à Eysus (Pyrénées-Atlantiques) et décédé le 8 mai 1813 à Strasbourg (Bas-Rhin).

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste Pierre dit Jean-Pierre Saurine, fut ordonné prêtre par Mgr de Révol, vicaire de Sainte-Marie d'Oloron. Il devint ensuite curé d'Eysus.

Il fut élu député du clergé aux États généraux le 19 juin 1789, par le clergé du Béarn[1]. Membre actif du club des Jacobins, il prit une grande part aux discussions sur la constitution civile du clergé. Il prêta le serment ecclésiastique et fut élu le 16 février 1791, évêque constitutionnel des Landes, siégeant à Dax. Il est sacré le 27 février 1791 à Paris par Jean-Baptiste Gobel. Un bref du pape du 13 avril 1791 déclara cette élection nulle et la consécration sacrilège.

Le 6 septembre 1792, Saurine fut élu député des Landes à la Convention où il fit partie des modérés. Il vota contre la mort de Louis XVI, déclarant : « Je n'ai point voté comme un juge. Mes commettants ne m'ont point envoyé pour un jugement criminel, car, lors des assemblées électorales, il n'était question que d'une déchéance constitutionnelle. Je vote pour la mesure de sûreté générale, pour la détention de Louis et de sa famille jusqu'à la paix. Cette mesure paraît la seule utile, la seule convenable aux intérêts du peuple et aux circonstances. »

Son adhésion au parti des girondins le fit comprendre parmi les 73 députés exclus de l'assemblée. Incarcéré jusqu'en septembre 1794, il fut réintégré à la Convention le 18 frimaire an III et s'associa aux mesures de rigueur contre les jacobins. Il fut réélu député des Landes au Conseil des Cinq-Cents, le 23 vendémiaire an IV.

Proche de Grégoire, Saurine fut l'un des plus actifs ré-bâtisseurs de l'Église constitutionnelle après la Terreur. Fin 1794, il constitua avec Grégoire, Royer, et Desbois le groupe des « Évêques réunis à Paris » qui se donne pour mission de régénérer l’Église de France gravement affaiblie par la campagne de déchristianisation et les démissions d’évêques et de prêtres.

Il participe aux conciles nationaux de 1797 et 1801. Il accepte le Concordat de 1801 se démet de son épiscopat et est nommé, le 9 avril 1802, évêque concordataire de Strasbourg, confirmé le 29 avril suivant il le reste jusqu'à sa mort, en 1813[2]. Il fut accusé de partialité en faveur des assermentés dans l'administration de son diocèse et dut s'en expliquer à Paris, où il sut se concilier la faveur de Napoléon.

En tant que membre de la Société de philosophie chrétienne, il fut un des rédacteurs des Annales de la religion, qui étaient souvent rédigées à son domicile, rue Pierre-Sarrazin à Paris.

Franc-maçon favorable aux idées nouvelles, il est initié dans une loge de Bayonne, il est membre de la loge et du chapitre de Rose-Croix des « Amis intimes » à Paris, en 1781. Député du Grand Orient de France, porteur du grade de Chevalier Rose-Croix[3]. Il participe en tant que membre du « Grand Chapitre général de France » créé en 1784, à la rédaction des statuts et règlement de l'organe fédérateur des hauts grades maçonniques en France[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Puchulu, Les évêques originaires du diocèse de Bayonne depuis le concordat de 1801, Bulletin de la Société des sciences, lettres et arts de Bayonne, n° 133,
  2. (en) catholic-hierarchy.org Bishop: Jean-Baptiste Saurine
  3. « Mgr Jean-Pierre Saurine, évêque et franc-maçon », sur cat.inist.fr (consulté le 11 octobre 2017).
  4. Pierre Mollier, Les hauts grades du Rite français : Histoire et textes fondateurs, Éditions Dervy, coll. « Renaissance traditionnelle », (ISBN 9791024202235), p. 38.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Bernard Plongeron, L'abbé Grégoire et la République des savants, éditions du CTHS, 2001.
  • Rodney J. Dean, L'Église constitutionnelle, Napoléon et le Concordat de 1801, Paris, 2004.
  • Rodney J. Dean, L'abbé Grégoire et l'Église constitutionnelle après la Terreur 1794-1797, Paris, 2008.
  • « Jean-Baptiste Pierre Saurine », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition] .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]