Nicolás Guillén

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Nicolás Guillén

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Nicolás Guillén (1942).

Nom de naissance Nicolás Cristóbal Guillén Batista
Activités Poète
Naissance 10 juillet 1902
Camagüey, Cuba
Décès 16 juillet 1989 (à 87 ans)
La Havane, Cuba
Langue d'écriture Espagnol
Genres Poésie

Nicolás Cristóbal Guillén Batista (Camagüey, 10 juillet 1902 - La Havane, 16 juillet 1989) est un poète et activiste cubain.

Biographie[modifier | modifier le code]

Métis, Nicolas Guillén est le fils d'un imprimeur. Après son bac en 1920 il fit des études de droit, et devint avocat, puis journaliste.

Il s'engagea de plus en plus dans la lutte pour les pauvres et les opprimés, en 1937, il quitta Cuba, puis il s'engagea auprès des Républicains espagnols, durant la Guerre d'Espagne.

Après le coup d'État de Batista, en 1952 il s'exila à Paris, puis après la victoire de Fidel Castro, il revint à Cuba, il devint membre du parti communiste cubain, et fut proclamé poète national en 1961.

Il obtient le Prix Staline international pour la paix en 1954.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Sa poésie parle du métissage, du respect de l'autre, du refus de l'injustice, de l'impérialisme et de la colonisation. On lui reconnaît généralement d'avoir inventé, sous l'influence de la négritude francophone et de la "Harlem Renaissance" new yorkaise, une poésie d'inspiration africaine et antillaise du nom de « négrisme » ( en espagnol: « negrismo »). Cela est tout particulièrement sensible dans ses premiers recueils de 1930 et 1931, Motivos de Son et Songoro Cosongo. Mais les thématiques africaines sont loin de résumer toute son œuvre, qui est plus généralement tournée vers la question de l'identité cubaine, l'engagement aux côtés des régimes communistes et le rejet de l'impérialisme des États-Unis. Guillén est considéré comme l'un des plus importants poètes cubains du XXe siècle.

Poèmes mis en musique[modifier | modifier le code]

Plusieurs de ses poèmes ont été mis en musique par le chanteur Paco Ibáñez, en particulier Soldadito Boliviano, un poème sur la mort de Che Guevara. La chanson eut un énorme succès en 1969 auprès des jeunes,[réf. nécessaire]. Il est aussi l'auteur du poème "La muralla", mis en musique par les Quilapayún, pour un chant de résistance au chili repris régulièrement encore. Pour redonner courage et se rappeler les valeurs défendues, l'ambiance est assurée par le cuatro venzuelien sur un joropo endiablé (La muralla - Quilapayún - Inti Illimani histórico,concert "Música en la memoria, juntos in Chile" 2004, sur youtube).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]