Jacques Henric

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Jacques Henric
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Jacques Henric, né le à Paris, est un critique, essayiste et romancier français[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jacques Henric passe son enfance à Maintenon en Eure-et-Loir.

De 1954 à 1958 il suit les cours de l'École normale d'instituteurs de Chalons-sur-Marne, puis pendant un an ceux de la Faculté des lettres de l'université de Dijon.

Il enseigne pendant dix ans dans un collège, à Fismes, près de Reims, puis à Paris, dans plusieurs collèges, et au lycée Montaigne. Il abandonnera l'enseignement en 1969 pour se consacrer à ses écrits, et à l'art contemporain.

De 1960 à 1968 il écrit dans la presse communiste, notamment dans l’hebdomadaire culturel né de la Résistance, Les Lettres françaises, que dirige alors Aragon. Il rencontre au milieu des années 1960 le groupe Tel Quel. Philippe Sollers publie ses premiers textes dans la revue qu’il dirige aux éditions du Seuil, ainsi que ses trois premiers romans, Archées (1969), Chasses (1975) et Carrousels (1980). Ses romans et essais suivants seront publiés pour l’essentiel chez Grasset, Denoël, Stock, puis à nouveau au Seuil, dans la collection « Fiction & Cie », dirigée par Denis Roche, aujourd’hui par Bernard Comment.

En 1977, il cosigne dans Le Monde une tribune minimisant la gravité d'actes pédophiles[2].

En 1991, il épouse Catherine Millet rencontrée en 1971.

Jacques Henric relate son parcours biographique (politique et littéraire) dans Politique publié en 2007 aux éditions du Seuil dans la collection « Fiction & Cie ». Son dernier ouvrage, La Balance des blancs () est également publié aux éditions du Seuil, dans la collection « Fiction & Cie ».

Jacques Henric appartient depuis 1972 au comité de direction de la revue Art press[3] que dirige Catherine Millet.

Dans la revue Art press, Jacques Henric fait souvent part de son admiration, et écrit souvent des articles élogieux à propos des écrivains Pierre Guyotat, Philippe Sollers, Antonin Artaud, Georges Bataille. On trouve toujours un article de Jacques Henric dans Art press, notamment dans la rubrique « le feuilleton », où il aborde souvent des polémiques en rapport avec la littérature et l'art contemporain.

En , la première étude critique complète sur son œuvre paraît aux éditions Tinbad, Jacques Henric entre image et texte, par Guillaume Basquin[4].

Son dernier livre, Boxe, paru au Seuil a reçu le prix Médicis essai en 2016 et le prix essai de l'Académie française la même année.

Jacques Henric est très influent auprès du marché de l'art contemporain en France, ainsi que auprès du ministère de la culture, et des écoles des Beaux-arts, ou il est régulièrement écouté, et consulté. Depuis les années 1970, il est avec Catherine Millet l'un des pontes du monde de l'art contemporain en France, et il est en contacts permanents avec les milieux de l'art contemporain des divers pays Européens, les milieux de l'art contemporain Américain, et aussi Asiatiques. On retrouve régulièrement, depuis le début des années 1970, les tendances de l'art contemporain mondial dans Art press, avec les avis et analyses de nombreux spécialistes de l'art contemporain, et des milieux culturels.

Publications[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

  • Archées, Le Seuil, coll. « Tel Quel », 1969[5]
  • Chasses, Le Seuil, coll. « Tel Quel », 1975
  • Carrousels, Le Seuil, coll. « Tel Quel », 1980 ; rééd. Tinbad, 2015
  • Car elle s'en va la figure du monde, Grasset, 1985
  • Walkman, Grasset, 1988
  • Adorations perpétuelles, Le Seuil, coll. « Fiction et Cie », 1994[6]
  • L’Habitation des femmes, Le Seuil, coll. « Fiction et Cie », 1998
  • Comme si notre amour était une ordure !, Stock, 2004
  • La Balance des blancs, Le Seuil, coll. « Fiction et Cie », 2011
  • Boxe (essai romancé), Le Seuil, coll. « Fiction et Cie », 2016, Prix Médicis essai 2016, Prix de l'Académie Française 2016

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • Méduses, scènes de naufrage, Dumerchez, 1993
  • La Bave et la grâce, Théâtre du Vieux Colombier, diffusion France Culture. Par les acteurs de la Comédie Française, des années 2000.

Essais[modifier | modifier le code]

  • La Peinture et le mal, Grasset, 1983
  • En plein dans tout. Bernard Dufour, Marval, 1986
  • Pierre Klossowski, Adam Biro, 1989
  • Louis-Ferdinand Céline, Marval, 1991
  • Le Roman et le sacré, Grasset, 1991
  • L'homme calculable, Les Belles Lettres, 1991
  • Dormez mes bien-aimées. Manet, Flohic, 1999
  • Et si au contraire du poisson le XXe siècle pourrissait par la queue ?, Pleins feux, 1999
  • La Légende de Catherine M., Denoël, 2001
  • Catherine "M", l'album, L'Instantanée, 2004
  • Quand le sexe fait signe à la pensée, Ed. Cécile Defaut, 2007
  • Obsessions nocturnes , sur un travail photographique de Jorge Amat , avec un DVD où Jacques Henric lit son propre texte, éditions Édite , 2006
  • Politique, Le Seuil, coll. « Fiction et Cie », 2007
  • Erotica, avec Antonio Saura, 5 Continents éditions, 2008
  • Faire la vie. Entretien avec Pascal Boulanger, Ed. Corlevour, 2013

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guillaume Basquin, Jacques Henric entre image et texte, Tinbad, 2016

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]