Jacques Henric

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Jacques Henric
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activités
Conjoint
Autres informations
A travaillé pour
Site web
Distinctions

Jacques Henric, né le à Paris, est un critique, essayiste et romancier français[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jacques Henric passe son enfance à Maintenon en Eure-et-Loir.

De 1954 à 1958 il suit les cours de l'École normale d'instituteurs de Chalons-sur-Marne, puis pendant un an ceux de la Faculté des lettres de l'université de Dijon.

Il enseigne pendant dix ans dans un collège, à Fismes, près de Reims, puis à Paris, dans plusieurs collèges, et au lycée Montaigne. Il abandonnera l'enseignement en 1969 pour se consacrer à ses écrits, et à l'art contemporain.

De 1960 à 1968 il écrit dans la presse communiste, notamment dans l’hebdomadaire culturel né de la Résistance, Les Lettres françaises, que dirige alors Aragon. Il rencontre au milieu des années 1960 le groupe Tel Quel. Philippe Sollers publie ses premiers textes dans la revue qu’il dirige aux éditions du Seuil, ainsi que ses trois premiers romans, Archées (1969), Chasses (1975) et Carrousels (1980). Ses romans et essais suivants seront publiés pour l’essentiel chez Grasset, Denoël, Stock, puis à nouveau au Seuil, dans la collection « Fiction & Cie », dirigée par Denis Roche, aujourd’hui par Bernard Comment.

En 1991, il épouse Catherine Millet rencontrée en 1971.

Jacques Henric relate son parcours biographique (politique et littéraire) dans Politique publié en 2007 aux éditions du Seuil dans la collection « Fiction & Cie ». Son dernier ouvrage, La Balance des blancs () est également publié aux éditions du Seuil, dans la collection « Fiction & Cie ».

Jacques Henric appartient depuis 1972 au comité de direction de la revue Art press[2] que dirige Catherine Millet.

Avec Art press, Jacques Henric va devenir progressivement l'un des penseurs de l'art contemporain en France, et après la victoire de François Mitterand, en 1981, il sera l'un des intellectuels les plus influents pour défendre et développer l'art contemporain en France, auprès de Jack Lang, ministre de la culture. L'influence de Jacques Henric, et aussi de Catherine Millet, sera importante, pour les discussions et débats, qui vont déboucher à l'ouverture des FRAC (Fonds régionaux d'art contemporain) en France, et aussi, par exemple, aux Biennales d'art contemporain (dont celles de Paris et de Lyon).

Dans les années 1980 et 1990, Jacques Henric va tenter de vulgariser auprès du grand public, à travers la revue Art press , les nouvelles formes de l'art contemporain : art conceptuel, performances, Land art, Body art, art vidéo (dont les actions performances), art Gay, etc. Mais la revue Art press à des lecteurs limités, et souvent élitistes. De plus, cette revue est difficilement abordable du grand public. Souvent, de nombreux artistes d'art contemporain font polémiques, et les diverses formes de l'art contemporain sont le plus souvent incomprises. Jacques Henric endossera alors le rôle de porte parole des artistes d'art contemporain, et la revue Art press va rapidement devenir un formidable forum de débats sur les artistes d'avant-gardes, et la création contemporaine. La revue Art-press est présente dans toutes les bibliothèques des écoles régionales, ou nationales, des Beaux-Arts, ou cette revue est consultable par les étudiants. Toutefois, Jacques Henric négligera les artistes dits "singuliers", et l'art brut, qui ne demandaient que à participer aux débats sur la création artistique contemporaine, de sortes que Jacques Henric est souvent accusé par de nombreux professionnels de l'art d'avoir une vision sectaire sur la création artistique, pour ne promouvoir que l'art contemporain .

Dans la revue Art press, Jacques Henric fait souvent part de son admiration, et écrit souvent des articles élogieux à propos des écrivains Pierre Guyotat, Philippe Sollers, Antonin Artaud, Georges Bataille. On trouve toujours un article de Jacques Henric dans art press, notamment dans la rubrique "le feuilleton", ou il aborde souvent des polémiques en rapports à l'art contemporain.

En paraît la première étude critique complète sur son œuvre, aux éditions Tinbad, Jacques Henric entre image et texte, par Guillaume Basquin[3].

Son dernier livre, "Boxe" paru au Seuil a reçu le prix Médicis essai en 2016 et le prix essai de l'Académie française la même année.

Publications[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

  • Archées, Le Seuil, coll. « Tel Quel », 1969[4]
  • Chasses, Le Seuil, coll. « Tel Quel », 1975
  • Carrousels, Le Seuil, coll. « Tel Quel », 1980 ; rééd. Tinbad, 2015
  • Car elle s'en va la figure du monde, Grasset, 1985
  • Walkman, Grasset, 1988
  • Adorations perpétuelles, Le Seuil, coll. « Fiction et Cie », 1994[5]
  • L’Habitation des femmes, Le Seuil, coll. « Fiction et Cie », 1998

Récit[modifier | modifier le code]

  • La Balance des blancs, Le Seuil, coll. « Fiction et Cie », 2011

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • Méduses, scènes de naufrage, Dumerchez, 1993

Essais[modifier | modifier le code]

  • La Peinture et le mal, Grasset, 1983
  • Pierre Klossowski, Adam Biro, 1989
  • Louis-Ferdinand Céline, Marval, 1991
  • Le Roman et le sacré, Grasset, 1991
  • Édouard Manet et Jacques Henric, Flohic, 1995
  • Georges Autard ou l'éternité développée, Galerie Athanor, Marseille, 1996
  • La Légende de Catherine M., Denoël, 2001
  • Comme si notre amour était une ordure !, Stock, 2004
  • Catherine "M", l'album, L'Instantanée, 2004
  • Obsessions nocturnes, sur un travail photographique de Jorge Amat, avec un DVD où Jacques Henric lit son propre texte, éditions Édite, 2006 - prix Sade 2006 du livre d'art[6] (ISBN 2-84608-194-8)
  • Politique, Le Seuil, coll. « Fiction et Cie », 2007
  • Erotica, avec Antonio Saura, 5 Continents éditions, 2008
  • Boxe (essai romancé), Le Seuil, coll. « Fiction et Cie », 2016, Prix Médicis essai 2016

Articles[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guillaume Basquin, Jacques Henric entre image et texte, Tinbad, 2016

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice d'autorité de la Bibliothèque nationale de France
  2. Site de la revue Art press
  3. R diffusion
  4. Josane Duranteau, Une lecture active, in : La quinzaine littéraire, 84, 1-15 décembre 1969, p. 6
  5. Ce livre, paru avec une reproduction du tableau L'Origine du monde de Gustave Courbet en couverture, reçu des demandes de retrait des vitrines des libraires de la part d'associations : voir le récapitulatif de la réception du tableau par Philippe Sollers et la réaction de Jacques Henric
  6. Voir la première et la deuxième vidéo d'Obsessions nocturnes Speaker Icon.svg.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]