Ivan Maïski

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Ivan Maisky)
Aller à : navigation, rechercher
Ivan Maïski
Soviet-finnish-nonaggression-pact-1932.png

Signature du pacte de non-agression entre la Finlande et l'Union soviétique à Helsinki, le 21 janvier 1932. À gauche le ministre des Affaires étrangères finnois Aarno Yrjö-Koskinen, à droite l'ambassadeur de l'Union soviétique à Helsinki, Ivan Maisky[1].

Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 91 ans)
MoscouVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalités
Formation
Activités
Autres informations
Parti politique
Membre de
Académie des sciences de Russie
Académie des sciences d'URSS (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
Ordre du Drapeau rouge du Travail
Médaille du Mérite au travail de la Grande Guerre patriotique (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Ivan Mikhaïlovitch Maïski (russe : Ива́н Миха́йлович Ма́йский) russification de son nom de naissance polonais Jan Lachowiecki, né en 1884 à Kirillov – et mort en 1975 à Moscou, est un diplomate, historien et homme politique soviétique. Il est ambassadeur à Londres[2],[3] de 1932 à 1943.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ivan Maïski est d'abord membre des Mencheviks, un courant du POSDR qui s'oppose aux Bolcheviks. En 1921, il se rallie au régime soviétique. En 1932, il est nommé ambassadeur au Royaume-Uni. Il tient un journal, qui rend compte des positions politiques britanniques, notamment en ce qui concerne le début de la Seconde Guerre mondiale[4].

Les Grandes purges des années 1930 ayant particulièrement renouvelé l'appareil diplomatique soviétique, il est pourtant épargné, comme l'ambassadrice en Norvège, au Mexique et en Suède Alexandra Kollontaï[5].

Rappelé à Moscou en 1943, il devient l'adjoint du ministre des Affaires étrangères Viatcheslav Molotov. Il est arrêté en février 1953, victime des dernières purges de l'ère stalinienne. Interrogé par le ministre de l'Intérieur Lavrenti Beria, on l'accuse en effet d'être un espion britannique mais il est finalement relâché en 1955. Il devient alors historien à l'Académie des sciences de l'URSS[4].

Il a animé des séminaires sur l'histoire des relations internationales et celle de la politique extérieure soviétique à l'Institut de préparation des travailleurs diplomatiques et consulaires, créé par Maxime Litvinov en novembre 1934[5].

Publication[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gabriel Gorodetsky (dir), The Maisky Diaries. Red Ambassador to the Court of St James's, 1932-1943, Yale University Press, New Haven, 2015.
  • Gabriel Gorodetsky (dir), Les Révélations inédites de l'ambassadeur russe à Londres, traduction partielle de l'édition anglaise par Christophe Jacquet, Paris, Les Belles Lettres, 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (fi) Martti Turtola, Talvisodan pikkujättiläinen, Werner Söderström Osakeyhtiö, , 1e éd. (ISBN 951-0-23536-9), « Kansainvälinen kehitys Euroopassa ja Suomessa 1930-luvulla », p. 13–46
  2. (en) Michael Hope, Polish Deportees in the Soviet Union, London, Veritas Foundation Publication Centre, (ISBN 978-0948202766), p. 39.
  3. (en) Stanislaw Mikolajczyk, The Pattern of Soviet Domination, Sampson Low, Marston & Co, , p. 17.
  4. a et b « Conférence Gabriel Gorodestky », univ-paris1.fr, consulté le 29 septembre 2017.
  5. a et b Sabine Dullin, « Une diplomatie plébéienne ? Profils et compétences des diplomates soviétiques 1936-1945 », Cahiers du monde russe, 2003/2, vol. 44, p. 437-464.

Liens externes[modifier | modifier le code]