Álex de la Iglesia

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Álex de la Iglesia
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Álex de la Iglesia en 2010.
Nom de naissance Alejandro de la Iglesia Mendoza
Naissance (57 ans)
Bilbao, Espagne
Nationalité Drapeau de l'Espagne Espagnole
Profession Réalisateur, scénariste, producteur de cinéma
Films notables Le Jour de la bête,
Mort de rire,
Mes chers voisins,
800 balles,
Le Crime farpait,
Balada triste

Álex de la Iglesia, né le à Bilbao, est un réalisateur, scénariste et producteur de cinéma espagnol.

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Diplômé d'une licence de philosophie de l'université de Deusto[1], il commence à dessiner de courtes histoires dans les fanzines No, el fanzine maldito[2] et Metacrilato, ainsi que des revues comme Trokola, Burdinjaun et La Ría del Ocio[3].

Il fait ses débuts au cinéma comme décorateur pour les courts-métrages Mama (1988)[4], réalisé par Pablo Berger, et Todo por la pasta (1991), d'Enrique Urbizu. Il avait déjà travaillé pour ce dernier auparavant, en réalisant l'affiche du long-métrage Tu novia está loca (1988).

Premier long-métrage[modifier | modifier le code]

Il réalise son premier court-métrage en 1991, Mirindas asesina. Le film capte l'attention de Pedro Almodóvar. À travers sa société de production, El Deseo, ce dernier lui propose de financer son premier long-métrage, Action mutante (1993)[5].

La consécration[modifier | modifier le code]

En 1995, son film Le Jour de la bête reçoit six prix Goya, dont celui de meilleur réalisateur. Cette comédie horrifique est devenue culte au point d'être inscrite au programme de l'agrégation d'espagnol[1]. Le film a également propulsé la carrière de Santiago Segura, acteur principal du long-métrage.

Cette consécration amorce la renommée internationale d'Álex de la Iglesia et une longue série de longs-métrages ; plus d'une quinzaine à ce jour, entre productions internationales (Perdita Durango, Crimes à Oxford) et films espagnols. Au cours de sa carrière, il a dirigé de grands acteurs espagnols, comme Javier Bardem, Carmen Maura ou Eusebio Poncela, et même internationaux, à l'instar de James Gandolfini, Elijah Wood, John Hurt ou Salma Hayek.

En 2009, il succède à Ángeles González-Sinde, qui est nommée ministre de la culture, à la présidence de l'Académie du Cinéma Espagnol[6], l'instance qui délivre les Prix Goya, équivalents des Césars français. En 2011, il quitte cette fonction de façon fracassante pour protester contre la récente loi Sinde[7], version atténuée de l'Hadopi française, et consacre son discours de clôture de la Cérémonie des Goya, le , à une défense d'Internet dans l'économie culturelle[8].

En 2013, il sort Les Sorcières de Zugarramurdi[9] un long-métrage tourné entre la France et l'Espagne avec Hugo Silva, Mario Casas et Macarena Gomez.

En 2014, il produit Musarañas[10], un film noir sur l'agoraphobie avec Macarena Gomez et Nadia de Santiago

En 2020, la société de production qu'il dirige au côté de Carolina Bang, Pokeepsie Films[11], s'associe avec Prime Video pour lancer The Fear Collection, une collection cinématographique de genre qui rassemblera plusieurs films d'horreur et fantastiques. Le premier d'entre eux, Veneciafrenia (2021), réalisé par Alex de la Iglesia, est suivi de Venus, réalisé par Jaume Balagueró et dont la sortie est annoncée pour 2022[12],[13].

Télévision[modifier | modifier le code]

Álex de la Iglesia s'est aussi aventuré dans la télévision en dirigeant plusieurs sketchs pour les émissions El peor programa de la semana et Inocente Inocente[14]. Il crée aussi la série Plutón BRB Nero (2008), avec Jorge Guerricaechevarría, Pepón Montero et Juan Maidagán, pour TVE[15].

Sa série 30 Coins, écrite avec Jorge Guerricaechevarría, est diffusée sur HBO Espagne depuis le 20 novembre 2020.

Style[modifier | modifier le code]

Très porté sur l'humour noir[16], le fantastique ou la science-fiction décalée[17], Álex de la Iglesia se dit influencé par Alfred Hitchcock, "le Peter Jackson de la première époque" , Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro. Il cite aussi Brazil, de Terry Gilliam, comme "un film-clé" et Massacre à la tronçonneuse, de Tobe Hooper[18].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Longs métrages[modifier | modifier le code]

Álex de la Iglesia est scénariste de tous ses films.

Séries télévisées[modifier | modifier le code]

Producteur[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Balada triste de trompeta

Crimes à Oxford

Le Crime farpait

800 balles

Mes chers voisins

Morts de rire

Perdita Durango

Le Jour de la bête

Reconnaissance

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b François-Xavier Gomez, « Alex de la Iglesia: «J’avais quatre Bob l’éponge dans le cadre !» », sur Libération (consulté le )
  2. (es) « NO, EL FANZINE MALDITO (3ª época) », sur Tebeosfera
  3. (es) « Alejandro de la Iglesia Mendoza »
  4. (es) « Mama (C) (1988) » (consulté le )
  5. « Festival Cinespaña - Mirindas asesinas », sur Festival Cinespaña (consulté le )
  6. (es) « La Academia de Cine elige como presidente a Álex de la Iglesia », El País,‎ (ISSN 1134-6582, lire en ligne, consulté le )
  7. (es) 20minutos, « Álex de la Iglesia dimitirá tras la gala de los Goya por su desacuerdo con la ley Sinde », sur www.20minutos.es - Últimas Noticias, (consulté le )
  8. Espagne : une législation anti-piratage durcie adoptée
  9. « Halloween sous toutes ses formes » (consulté le )
  10. « La vie de las Musarañas selon Álex de la Iglesia » (consulté le )
  11. (es) « Pokeepsie Films | Productora audiovisual en Madrid | », sur Productora audiovisual Madrid. (consulté le )
  12. « "Venus" de Jaume Belaguero rejoint "Veneciafrenia" d'Alex de la Iglesia dans la collection The Fear Collection », (consulté le )
  13. « Alex de la Iglesia crée The Fear Collection », sur Cineuropa - le meilleur du cinéma européen (consulté le )
  14. (es) « Álex de la Iglesia », sur SEMINCI (consulté le )
  15. « Plutón BRB Nero (2008, Série, 2 Saisons) — CinéSéries » (consulté le )
  16. « Álex de la Iglesia », sur Premiere.fr (consulté le )
  17. « Alex de la Iglesia », sur Cinespagne.com (consulté le )
  18. « “L’humour noir, il n’y a rien de mieux” : rencontre avec le génial réalisateur espagnol Alex de la Iglesia », sur Konbini - Musique, cinéma, sport, food, news : le meilleur de la pop culture, (consulté le )
  19. Plutón B.R.B. Nero, (lire en ligne)
  20. (es) « Real Decreto 1197/2020, de 29 de diciembre, por el que se concede la Medalla al Mérito en las Bellas Artes, en su categoría de oro, a las personas y entidades que se relacionan », sur Ministère de la Culture, (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur Alex de la Iglesia[modifier | modifier le code]

  • (fr) Le jeune cinéma espagnol des années 90 à nos jours / Erwann Lameignère. Biarritz : Séguier, 2003, 198 p. (ISBN 2-84049-365-9)
  • (fr) Le cinéma espagnol des années 90 : rencontres du cinéma espagnol 2003 / CRINI ; Dolores Thion Soriano-Molla (éd.) ; Chriystelle Fortineau (coord.). Nantes : CRINI : Université de Nantes, 2003, 156 p. (Voix off ; 4). (ISBN 2-86939-193-5)
  • (en) Alternative Europe : Eurotrash and exploitation cinema since 1945 / ed. by Ernest Mathijs & Xavier Mendik ; foreword by Jean Rollin. London ; New York : Wallflower, 2004, 269 p. (Alterimage). (ISBN 1-903364-93-0)
  • Alex de la Iglesia : la passion de tourner : entretiens / avec Jesus Angulo et Antonio Santamarina ; publ. Cinémathèque basque, Festival du cinéma espagnol de Nantes, Institut basque Etxepare. Pertuis : Rouge profond, 2014, 379 p. (coll. "Raccords"). (ISBN 978-2-915083-72-9)

Œuvres adaptées[modifier | modifier le code]

  • Mathématiques du crime / Guillermo Martinez ; trad. Eduardo Jiménez. Paris : NIL, 2004, 267 p. (ISBN 2-84111-313-2). Rééd. Paris : Robert Laffont, 2008, 266 p. (Pavillons poche). (ISBN 978-2-221-11058-4)
  • Perdita Durango : quinze degrés et temps pluvieux (59° & raining : the story of Perdita Durango) / Barry Gifford ; trad. Jean-Paul Gratias. Paris : Rivages, 1991, 287 p. (La vie sauvage de Sailor et Lula. ; 2) (Rivages-thriller). (ISBN 2-86930-475-7). Rééd. Paris : Rivages, 1992, 294 p. (Rivages-noir ; 140). (ISBN 2-86930-585-0)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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