Ilan Halevi

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Ilan Halevi
Ilan Halevi (5896985678) (cropped).jpg
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Naissance
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ClichyVoir et modifier les données sur Wikidata
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Ilan Halevi (en hébreu : אִילָן הַלֵּוִי; arabe : إيلان هاليفي); était un journaliste et homme politique juif, français et palestinien d’origine yéménite, né le à Lyon (Rhône) et mort le à Clichy (Hauts-de-Seine). Il était une des très rares personnalités juives haut placées dans l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en France dans une famille juive yéménite[1] qui résista à l'occupation nazie[2], Ilan Halévi était à l'état civil Alain Albert, après son adoption par le second mari de sa mère[3].

Au départ journaliste, connu pour la pertinence de ses analyses, ses qualités intellectuelles, son engagement en faveur de la cause palestinienne, il s'intéressa tôt à la politique[3]. Non religieux, il se décrira comme « 100 % juif et 100 % arabe »[4].

Il émigra en Israël en 1967 et rejoignit le Fatah, l'organisation politique et militaire de Yasser Arafat, où il fut membre du Conseil révolutionnaire du Fatah[1],[2].

Halevi fut aussi membre de Matzpen (Boussole), organe israélien d'extrême-gauche, révolutionnaire, internationaliste et antisioniste (1962-1983), et de Maavak (Lutte), décrit comme un « petit groupe radical israélien anti-sioniste », au début des années 1970[5],[1],[2]. En 1973, au déclenchement de la guerre du Kippour et à la suite du changement de stratégie des activistes palestiniens dans les territoires occupés, il adhéra à des groupes incluant des Israéliens et des Palestiniens militant contre l'occupation. Il aida notamment l'activiste palestinien Bashir al-Barghuti, membre du conseil du Parti communiste jordanien, à obtenir la permission de retourner en Cisjordanie.

Dans les années 1980, Halevi fut représentant officiel de l'OLP en Europe et pour l'Internationale socialiste, après l'assassinat en 1983 d’Issam Sartaoui par les hommes d'Abou Nidal[6],[1],[7]. Il fut également nommé vice-ministre des Affaires étrangères de l'OLP dans le gouvernement de Mahmoud Abbas (alias Abu Mazen) entre 2003 et 2005[2] et a participé à ce titre à la Conférence de Madrid de 1991[1],[3].

Soutien palestinien très critique vis-à-vis du sionisme, authentique intellectuel, Halevi a écrit plusieurs ouvrages sur le sujet et est membre fondateur de la respectée Revue des études palestiniennes (1981)[6],[1].

Il fut un ami du philosophe et psychanalyste français Félix Guattari[6].

Il vivait à Berlin avant de décéder à Clichy, en banlieue parisienne[8]. Sa mort est annoncée par la représentation palestinienne à Paris, et Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, lui rend hommage en cette occasion[1]. Il est enterré, selon son souhait, en terre française au cimetière du Père-Lachaise[3].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f et g Pierre Haski, Mort d’Ilan Halevi in Rue89, 11 juillet 2013. Lire en ligne
  2. a b c et d Michaël Séguin, « Halevi Ilan, 2015, Judéophobie et islamophobie : l’effet miroir, Éditions Syllepse, Paris, 187 pages. », Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, no 142,‎ (ISSN 0997-1327, lire en ligne, consulté le 16 mars 2019)
  3. a b c et d Ilan Halévi est mort, par Luc Rosenzweig, Causeur, 16 juillet 2013
  4. Aller-retours par Marina Da Silva in Le Monde diplomatique, juillet 2005
  5. Hana Ashrawi, Ce Côté-ci de la Paix : un Compte Personnel[source insuffisante]
  6. a b et c Jean-Pierre Perrin, « Ilan Halevi, l'âme en paix », sur Libération.fr, (consulté le 16 mars 2019)
  7. Samir Kassir, « Perspectives et limites du dialogue israélo-palestinien », sur Le Monde diplomatique, (consulté le 16 mars 2019)
  8. « Ilan Halevi est mort », sur L'Obs (consulté le 16 mars 2019)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]