Constance de Hohenstaufen (1248-1302)

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Constance de Hohenstaufen
Constance d'Aragon
Image illustrative de l'article Constance de Hohenstaufen (1248-1302)
Titre
Reine de la couronne d'Aragon
Reine de Sicile

(19 ans, 7 mois et 4 jours)
Prédécesseur Marguerite de Bourgogne-Tonnerre
Successeur Isabelle de Castille
Biographie
Dynastie Hohenstaufen
Date de naissance c. 1247-1249
Lieu de naissance Catane (Royaume de Sicile)
Date de décès
Lieu de décès Barcelone (Comté de Barcelone)
Sépulture Cathédrale Sainte-Croix de Barcelone
Père Manfred Ier de Sicile
Mère Béatrice de Savoie
Conjoint Pierre III d'Aragon le Grand

Constance de Hohenstaufen (1248-1302)
Blason de Constance de Sicile

Constance de Hohenstaufen ou de Souabe, Constance d'Aragon[1] ou encore Constance II de Sicile[Note 1], née entre 1247 et 1249 à Catane (Sicile) et morte probablement le à Barcelone, est une princesse issue de la maison de Hohenstaufen, petite-fille de l'empereur Frédéric II du Saint-Empire. Elle se marie avec Pierre III, souverain de la couronne d'Aragon, puis de Sicile. Elle est proclamée bienheureuse par l'Église catholique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille de Manfred de Hohenstaufen, prince de Tarente et plus tard roi de Sicile, et de Béatrice de Savoie[3], Constance naît entre les années 1247 et 1249, probablement à Catane. Elle est donc héritière du royaume de Sicile[1].

Elle épouse, à l'âge de 14 ans, le , à Montpellier, dans la basilique Notre-Dame des Tables[4], l'infant Pierre, fils du roi d'Aragon, Jacques Ier le Conquérant[3]. Le mariage est célébré par l'évêque de Maguelone[4].

Pierre succède à son père, en 1276, sous le nom de Pierre III d'Aragon. En 1282, à la suite de la révolte des Vêpres siciliennes, Constance et Pierre obtiennent la couronne de Sicile[5].

Tombe de Constance (à droite) dans la cathédrale Sainte-Croix de Barcelone.

Pierre meurt le . Constance de Hohenstaufen se retire au monastère de Santa Clara de Barcelone[6]. Elle meurt probablement le à Barcelone[6]. Son sépulture se trouve dans la cathédrale Sainte-Croix de Barcelone.

Deux de ses fils, Alphonse et Jacques, deviennent rois d'Aragon et le dernier, Frédéric, roi de Sicile.

Famille[modifier | modifier le code]

De son mariage avec Pierre III sont nés :

Vénération[modifier | modifier le code]

Bienheureuse Constance d'Aragon
Image illustrative de l'article Constance de Hohenstaufen (1248-1302)
Reine d'Aragon - Reine de Sicile
Naissance vers 1247
Catane
Décès  
Barcelone
Vénéré à Barcelone
Fête 8 avril

Constance de Sicile est proclamée bienheureuse par l'Église catholique et célébrée le 8 avril[7].

Dante mentionne dans la Divine Comédie cette fille de Manfred, « buona Costanza » (Bonne Constance) dans le Purgatoire (III), tout comme son ancêtre, Constance de Hauteville« gran Costanza » (Grande Constance), dans le Paradis (III)[8].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (ca) Jaume Sobrequés i Callicó et Mercè Morales i Montoya, Contes, reis, comtesses i reines de Catalunya, Barcelone, Editorial Base, coll. « Base Històrica » (no 75), , 272 p. (ISBN 978-84-15267-24-9), p. 101-102
  • Marcel Faure (sous la dir.), Reines et princesses au Moyen Age: actes du Cinquième Colloque international de Montpellier, Université Paul-Valéry, 24-27 novembre 1999, vol. 1, Centre de recherche interdisciplinaire sur la société et l'imaginaire au Moyen Âge, Université Paul-Valéry-Montpellier, coll. « Les Cahiers du C.R.I.S.I.M.A », , 860 p. (ISBN 978-2-84269-460-9), p. 227

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Constance de Hohenstaufen porte parfois le nom de Constance de Sicile[2]. Elle est toutefois numéroté II afin de la distinguer de Constance de Hauteville, reine de Sicile de 1194 à 1198.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Colette Gros, Images de la femme dans l’historiographie florentine du XIVe siècle, Presses universitaires de Provence, coll. « Le temps de l’histoire », 238 p. (ISBN 978-2-82188-283-6, lire en ligne), p. 48, « Constance d'Aragon ».
  2. Faure 2001, p. 227.
  3. a et b Gratien Charvet (1826-1884), La première maison d'Uzès : étude historique et généalogique [sur la] première maison d'Uzès : suivie du catalogue analytique des évêques d'Uzès, Impr. J. Martin, , 131 p. (lire en ligne), p. 91.
  4. a et b Honoré Fisquet, La France pontificale (Gallia Christiana): histoire chronologique et biographique des Archevêques et Evêques de tous les diocèses de France, depuis l'établissement du christianisme jusqu'à nos jours, divisée en 18 provinces ecclésiastiques : Métropole d'Avignon - Montpellier - Première partie, Paris, Etienne Repos, , 597 p. (lire en ligne), p. 120.
  5. Jean-Yves Frétigné, Histoire de la Sicile: des origines à nos jours, Fayard, , 477 p. (ISBN 978-2-21363-154-7), p. 219,476.
  6. a et b Elisenda Albertí i Casas, Dames, reines, abadesses. 18 personalitats femenines a la Catalunya medieval (Orígens), Albertí Editor, , 160 p. (ISBN 978-8-47246-085-0), p. 59-72.
  7. « Bienheureuse Constance », sur www.nominis.cef.fr (consulté en octobre 2017).
  8. Anne-Marie Flambard Héricher, Frédéric II (1194-1250) et l'héritage normand de Sicile (Colloques de Cerisy), Presses universitaires de Caen, , 240 p. (ISBN 978-2-84133-809-2, lire en ligne), p. 185-187.