Henri Andrieux

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Henri Andrieux
Henri Andrieux Champion de france 02.jpg
Championnat de France
Informations
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 76 ans)
VillejuifVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Équipes professionnelles

Henri Andrieux, né le à Paris 12e[1] et mort le à Villejuif, est un coureur cycliste français, spécialiste de la piste.

Biographie[modifier | modifier le code]

C'est le 23 septembre 1931, à Paris 12e, qu'Henri Andrieux fit son apparition. Il passe son enfance à Hautefort, en Dordogne, où ses parents étaient boulangers et sa grand-mère libraire.

Ses parents ayant repris une boulangerie à Gennevilliers,c'est là qu'il rencontra le coureur Maurice Lina, qui le fait entrer à l'U.S. Domont sous la direction d'un super directeur sportif, Pierre Hutsebaut. En 1948, pour sa première année, Henri récolte quatre bouquets, dont la finale des Espoirs de France le jour de ses 17ans. En 1949, toujours à Domont, Henri s'impose à trois reprises et se classe de nombreuses fois dans les trois premiers. En cette fin d'année, à tout juste âgé de 18 ans, il remporte la victoire à Daumesnil dans le critérium des Vainqueurs devant le champion de France Robert Varnajo, Boyer, Bisetti, Serge Blusson, Baboulin, Bonney, etc. Parmi les spectateurs se trouvait Paul Ruinart qui lui ouvrit les portes du V.C.L. Ayant décelé ses qualités de sprinter, Paul Ruinart lui fit disputer la Médaille durant l'hiver 49-50 au Vel'd'Hiv. Henri se classera deuxième derrière Franck Lenormand. En 1950, il s'installe au camp d'entraînement du V.C.L., à La Celle Saint Cloud, où il rejoint Bober, Bonney, Baboulin, Garbay, Vittupier, Agoust, Rabat, Audois, Huber, lui aussi venu de l'U.S. Domont, et futur lieutenant de Hugo Koblet, et Jean Catudal, son futur beau-frère. Souvent classé dans les cinq premiers, Henri remporte Paris-Dieppe amateur. Toujours perspicace, Paul Ruinart lui conseille de disputer le Championnat d'Ile de France de poursuite qu'il gagne aisément, ainsi que le Championnat de France de poursuite individuelle, et devient le chef de file de l'équipe de poursuite olympique avec comme équipiers Vittupier, Bober et Gabay. Les quatre garçons s'imposeront dans le Championnat d'Ile de France et le Championnat de France de poursuite Olympique à Toulouse. Henri Andrieux se classe également 4em de la poursuite individuelle lors des Championnats de Monde de Liège. En 1951, toujours au V.C.L. Henri endosse le maillot tricolore de la poursuite pour la deuxième année consécutive, enlève la poursuite olympique associé à Garbay, Pierre Vittupier et Alfred Tonello et le championnat d'Ile de France sur route sociétés.

Il est invaincu en trois ans de courses derrière derny et en Américaines. Il engrange une cinquantaine de victoires sur piste. En 1952, le pistard n'oublie pas la route. Il s'impose dans Paris-Noisy. Puis, tout en aidant son copain Stanilas Bober à remporter Paris-Évreux, il se classe deuxième. Pour la troisième année, il est Champion de France de poursuite individuelle et par équipes et Champion de France militaire.

Aux Jeux olympiques d'Helsinki, en 1952, l'équipe de France, composée de Pierre Michel, Claude Brugerolles, Jean-Marie Joubert et Henri Andrieux, se classe quatrième. Une crevaison sur le troisième homme les prive de la finale. Il fait également 9em du Kilomètre aux même Jeux Olympiques.

Passé professionnel le 1er octobre 1952, Henri devient champion de France de poursuite en devançant Roger Rioland, récidivant à quatre reprises devant Paul Matteoli, Roger Piel et Roger Hassenforder deux fois. Il s'imposera à de nombreuses reprises sur piste, notamment dans le Critérium d'hiver d'Omnium devant Jacques Anquetil, Dominique Forlini, Roger Hassenforder, dans le Brassard Suze 53-54-55, dans les rencontres inter-nations qui fleurissent à l'époque (France-Hollande, France-Italie, France- Suisse, France-Belgique, etc), dans de nombreux matches omnium par équipes avec Serge Blusson et Raymond Goussot, qu'il admirait lorsqu'il était amateur.

Henri Andrieux a mis un terme à sa carrière en 1959, à l'âge de 28 ans, en disputant les derniers Six Jours de Paris avant la démolition du Vel d'Hiv de Grenelle. Ses équipiers étaient Serge Blusson(Champion Olympique 1948), trop tôt disparu, et Bernard Gauthier (4 fois vainqueur de Bordeaux-Paris).

Henri Andrieux est certainement[non neutre] le coureur qui a engrangé le plus de titres pour le compte du glorieux V.C.L.: 3 fois Champion de France de poursuite individuelle amateur, 3 fois d'Ile de France de poursuite individuelle, 3 fois Champion de France de poursuite olympique, 1 fois Champion sur route sociétés, 2 fois Champion d'Ile de France de poursuite olympique, et 5 fois Champion de France de poursuite individuelle chez les professionnels.

Palmarès sur piste[modifier | modifier le code]

Jeux olympiques[modifier | modifier le code]

  • Helsinki 1952
    • 4e de la poursuite par équipes ( éliminé en demi finale sur crevaison)
    • 9e du kilomètre

Championnats du monde[modifier | modifier le code]

  • Liège 1950
    • 4e de la poursuite amateur

Championnats de France[modifier | modifier le code]

Six Jours[modifier | modifier le code]

Américaines[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Palmarès sur route[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Lexique des coureurs - A », sur memoire-du-cyclisme.eu (consulté le 23 septembre 2015)

Liens externes[modifier | modifier le code]