Harry Dexter White

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant l’économie image illustrant le renseignement
image illustrant une personnalité image illustrant américain
Cet article est une ébauche concernant l’économie, le renseignement et une personnalité américaine.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Consultez la liste des tâches à accomplir en page de discussion.

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir White.
Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (juillet 2016).

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références » (modifier l'article, comment ajouter mes sources ?).

Harry Dexter White
WhiteandKeynes.jpg

Harry Dexter White (à gauche) en compagnie de John Maynard Keynes.

Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 55 ans)
Fitzwilliam (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
Directeur de thèse
Frank William Taussig (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Harry Dexter White, né le 9 octobre 1892 à Boston et mort le à Fitzwilliam, était un économiste américain et un employé important du Département du Trésor des États-Unis pendant la guerre de 40. Il a conçu le plan américain qui forme la trame des accords de Bretton Woods, et a joué un rôle important dans la création du FMI et de la Banque mondiale.

Selon des sources américaines et soviétiques, il eut des activités d'information et d'influence au profit de l'Union soviétique au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Harry Dexter White est né à Boston (Massachusetts), cadet d'une famille d'immigrants juifs lituaniens ayant sept enfants, dont les parents Joseph et Sarah Weit Magilewski (son nom original était Weiss (blanc en allemand) mais a été mal transcrit par l'immigration ; Il le traduira en White (blanc en anglais) un peu plus tard) s'étaient installés en Amérique en 1885. En 1917, il s'enrôle dans l'armée américaine, est nommé lieutenant et sert en France dans une unité non-engagée dans les combats de la Première Guerre mondiale. Il ne commence ses études universitaires pas avant l'âge de 30 ans, d'abord à l'Université Columbia, puis à Stanford, où il obtient un premier diplôme en économie. Après avoir terminé un doctorat en économie à l'Université Harvard à 38 ans, White enseigne quatre ans à la Lawrence University à Appleton, dans le Wisconsin. Harvard University Press a publié sa thèse de doctorat en 1933, concernant, La comptabilité internationale française, 1880-1913.

En 1934, Jacob Viner, professeur à l'Université de Chicago travaillant pour la Direction du Trésor, lui proposa de collaborer à Washington avec lui sur une étude pour le Département du Trésor.

Après l'attaque de décembre 1941 sur Pearl Harbor, White fut nommé assistant de Henry Morgenthau, le secrétaire du Trésor, pour agir comme agent de liaison entre le Trésor et le Département d'État sur toutes les questions portant sur les relations étrangères. Il fut également responsable de la « gestion et du fonctionnement du Fonds de stabilisation des changes ». White finit par être chargé des questions internationales pour le Trésor, avec un accès à des renseignements confidentiels détaillés sur la situation économique des États-Unis et de ses alliés en temps de guerre.

Selon le fils de Henry Morgenthau, White fut le principal architecte derrière le plan Morgenthau. Le but du plan Morgenthau était de désindustrialiser l'Allemagne, d'éliminer ses forces armées, et de convertir le pays en une économie agricole pré-industrielle n'ayant pas de capacité à se défendre s'il était attaqué.

White fut le principal négociateur américain à la conférence de Bretton Woods en 1944, où, fort de la puissance américaine, il a imposé le plan américain qu'il avait conçu à la demande de Henri Morgenthau supplantant le plan concurrent britannique proposé par John Maynard Keynes, le représentant britannique. Après la guerre, il fut étroitement associé à la mise en place de ce que l'on appelle les institutions de Bretton Woods — le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale. Ces institutions avaient pour but de prévenir certains des problèmes économiques qui s'étaient produits après la Première Guerre mondiale. Il devint le premier directeur exécutif de la délégation américaine au FMI. Des soupçons sur son engagement comme agent d'influence au profit de l'URSS conduisirent le Président Truman, à la demande du FBI (Hoover), à refuser qu'il devienne directeur général du FMI. Un certain nombre de sources, y compris le FBI et les archives soviétiques, indiquent qu'il a été en contact avec les services secrets soviétiques dès le milieu des années trente et qu'il est devenu une source gouvernementale d'information prisée par l'Union soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale[1]. Un Américain sera nommé à la BIRD et un européen au FMI. White présente sa démission au Trésor le 30 mars 1947. Le 19 juin 1947, il démissionne brusquement du Fonds monétaire international, abandonnant son bureau le même jour. En août 1948, il est entendu sans ménagement sur ses activités d'intelligence avec une puissance étrangère à la « Commission de la Chambre sur les activités antiaméricaines » qui ne produit aucune preuve décisive. Son rôle officiel était d'avoir des relations étroites avec les puissances alliées notamment soviétiques. S'il souhaitait que l'URSS s'intègre dans l'architecture collective mise en place par Roosevelt pour l'après-guerre, et s'il pensait que ses origines lui donnaient une sensibilité plus grande aux questions de l'Europe de l'Est, rien n'indique, malgré des imprudences indiscutables, qu'il fut à proprement parler un espion pro-soviétique. "My creed is an american creed" (Mon credo est un credo américain), affirme-t-il avec vigueur devant le comité. Trois jours après avoir témoigné, il est frappé d'une crise cardiaque dans le train qui le ramène chez lui. Il meurt le lendemain à sa résidence d'été de Fitzwilliam, New Hampshire d'une nouvelle crise cardiaque et d'une surdose de médicaments. Ce détail donnera naissance à des interprétations conspirationnistes de sa mort, considérées généralement comme fantaisistes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]