Guillaume Meignan

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Guillaume René Meignan
Image illustrative de l'article Guillaume Meignan
Biographie
Naissance
Denazé (France)
Ordination sacerdotale
Décès
Tours (France)
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
par le
pape Léon XIII
Titre cardinalice Cardinal-prêtre
de la Sainte-Trinité-des-Monts
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale par
Mgr Henri Maret
Fonctions épiscopales Évêque de Châlons
Évêque d'Arras
Archevêque de Tours

Blason
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Guillaume René Meignan est un cardinal français né le au vieux logis de Chauvigné, commune de Denazé (Mayenne) et mort à Tours le . Il est le neveu du missionnaire Jean-Baptiste-René Rabeau. Il est successivement évêque de Châlons, évêque d'Arras, archevêque de Tours, cardinal.

Biographie[modifier | modifier le code]

Plusieurs membres de sa famille ont souffert pour la foi pendant la Révolution française. Françoise Rabeau, sa mère, fait le voyage de Laval pour obtenir la liberté de ses parents, et est une chrétienne formée par les jansénistes, dit son fils, qui n'en a jamais eu le rigorisme. Sa mère vient se fixer à Laval pour veiller plus efficacement sur l'éducation de ses enfants. Du petit-collège de Haute-Folie, fondé vers 1806 par le Père Antonin Regal, Meignan passe au lycée d'Angers, puis au collège de Château-Gontier. Au Mans, où il fait ses études théologiques, il reçoit la tonsure le 23 mai 1836, et le sacerdoce le 14 juin 1840, déjà professeur de troisième au collège de Tessé.

Il va dès lors suivre à Paris les cours de Victor Cousin, et du mois d'avril 1842 au mois de mai 1843, fréquente les universités de Munich, Dresde, Leipzig et Berlin. Vicaire à l'église Saint-Jacques-du-Haut-Pas, il débute par quelques articles sur les questions sociales dans l'Univers ; devient vicaire à Saint-Roch, 1845, préfet des études à Notre-Dame-des-Champs, 1846 ; collabore au Correspondant, obtient l'aumônerie de la maison royale de la Légion d'honneur à Saint-Denis, 1847, est républicain aussi longtemps que dure la IIe république, redevient vicaire à Saint-Louis-d'Antin, 1851, à Saint-Joseph, 1852, à Saint-André-d'Antin, 1853, à Sainte-Clotilde avec le titre de rapporteur des conférences ecclésiastiques, 1857, et enfin, par la protection de Mgr Maret, professeur d'Écriture sainte à la Sorbonne, 1861.

Désormais bien vu aux Tuileries, il ne reçoit de Mgr Georges Darboy le titre de grand vicaire, 1863, que pour être promu au siège de Châlons (septembre 1864). À sa consécration le , l'archevêque se trouve malade et laisse achever la cérémonie par Mgr Maret. Duruy nomme aussitôt le nouvel évêque membre du conseil supérieur de l'Instruction publique. Au Ier concile œcuménique du Vatican, Mgr Meignan suit Mgr Darboy et fait partie de la minorité (54 prélats) opposée à la proclamation du dogme de l'infaillibilité pontificale.

Il essaye aussi de faire valoir « l'immense travail de l'exégèse critique» et deviendra le protecteur d'Alfred Loisy[1].

Il reste peu de temps à Châlons puisqu'il est transféré à Arras le . Puis il est élevé au siège métropolitain de Tours le . Mgr Pierre-Louis-Marie Cortet, évêque de Troyes, est son successeur au siège épiscopal d'Arras.

Mgr Meignan reçoit les éloges d'un ministre en 1885 à la chambre pour son attitude.

La pourpre romaine et le titre cardinalice de la Sainte-Trinité-des-Monts couronnent sa carrière lors du consistoire du . Il meurt subitement trois ans après, jour pour jour, le 19 janvier 1896, et est inhumé dans la crypte de la basilique Saint-Martin.

Publications[modifier | modifier le code]

L'œuvre exégétique du cardinal Meignan est son titre le meilleur à la reconnaissance des catholiques. Elle comprend :

  • Les Prophéties messianiques, Paris, 1856, in-8° de 638 p. ;
  • La Crise religieuse en Angleterre, 1861 ;
  • Un prêtre déporté en 1792. Jean-Baptiste-René Rabeau, oncle du cardinal, 1862 ;
  • M. Renan et sa Vie de Jésus, 1863 ;
  • La Crise protestante en Angleterre et en France, 1864 ;
  • Les Évangiles et la critique au XIXe siècle, 1864, in-8° de 486 p. ;
  • Le Monde et l'homme primitif selon la Bible, 1869, Mgr Meignan y développe une idéologie anti-darwinienne;
  • Instructions et conseils aux familles chrétiennes, 1876 ;
  • Les Prophéties des deux premiers livres des Rois, 1878, in-8° de 224 p. ;
  • Léon XIII pacificateur, 1886 ;
  • David, roi, psalmiste, prophète, 1889, in-8° de 486 p. ;
  • Salomon, son règne, ses écrits, 1890, in-8° de 583 p. ;
  • Les Prophètes d'Israël, 1894, in-8° de 579 p. ;
  • L'Ancien Testament dans ses rapports avec le Nouveau, et la Critique moderne, de l'Eden à Moïse et de Moïse à David, 1894, 1895, 2 in-8 ;
  • L'Irréligion systématique, 1897.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Boissonot (secrétaire intime de Mgr Meignan), Panégyrique du cardinal Meignan, fort-volume in-8°.
  • Sur la construction de l'église du tombeau de saint Memmie, dont Mgr Meignan fut le principal promoteur : "Une Basilique pour saint Memmie", Mémoires de la Société d'Agriculture, Commerce, Sciences et Arts du département de la Marne (SACSAM), t. CXXI, 2006.

Source[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


  1. Christophe Théobald,« L'apologétique historique d'Alfred Loisy  » dans Alfred Loisy La Crise de la foi dans le temps présent, Texte inédit publié par François Laplanche, Brepols, Tornhout, 2010, p. 587-693, p.609.