Guillaume Cerutti

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Guillaume Cerutti
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Biographie
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Voir et modifier les données sur Wikidata (52 ans)
La CiotatVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
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Guillaume Cerutti, né le 20 mars 1966 à La Ciotat, est un dirigeant d'entreprise français, ancien haut fonctionnaire. Il exerce actuellement les fonctions de Chief Executive Officer de l'entreprise Christie's.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation et parcours dans l'administration et dans les ministères[modifier | modifier le code]

Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (1986)[1], puis de l'École nationale d'administration, promotion Victor Hugo (1991), il intègre l'Inspection générale des finances. En 1995, il est nommé conseiller financier au Secrétariat général des affaires européennes (SGCI), organisme interministériel placé sous l’autorité du Premier ministre. En mars 1996, il devient directeur général du Centre Georges Pompidou, poste qu'il occupe pendant cinq ans. En 2001, il est l'auteur d'un rapport sur la fiscalité de l'art et la protection des trésors nationaux[2]. De 2002 à 2004, il est directeur de cabinet de Jean-Jacques Aillagon, ministre de la Culture et de la Communication dans le gouvernement dirigé par Jean-Pierre Raffarin[3]. À ce titre, il participe notamment à la préparation de la loi du 1er août 2003 sur le mécénat et les fondations, dite « loi Aillagon »[4]. De 2004 à 2007, il est directeur général de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) au ministère de l'Économie et des Finances[5]. Il démissionne de l'inspection des finances le [6].

Parcours dans le secteur privé[modifier | modifier le code]

En septembre 2007, il rejoint Sotheby's[7], maison internationale de vente aux enchères, aux fonctions de Président-directeur général de Sotheby's France, alors que la société apparaît au quatrième rang des sociétés de vente aux enchères françaises. Sous sa présidence, Sotheby's devient no 1 sur le marché français en 2008, un rang qu'elle occupera également à l'issue des années 2010[8], 2013 et 2014[9], en particulier grâce à plusieurs ventes de collections prestigieuses. En septembre 2011, il est nommé deputy chairman de Sotheby's Europe, chargé de la France, du Benelux, de Monaco et de l'Italie.

En juillet 2015 est annoncé son départ de Sotheby’s pour rejoindre la rivale Christie’s, comme président pour l’Europe, le Moyen-Orient, la Russie et l’Inde[10]

En décembre 2016, il est nommé Chief Executive Officer de Christie's, avec effet au 1er janvier 2017[11]. Cette même année, Christie's a vu le total de ses ventes augmenter de 26% mondialement[12]. Deux ventes exceptionelles ont eu lieu depuis sa prise de fonction: la vente du Salvator Mundi de Leonardo da Vinci à New York en Novembre 2017, qui a atteint le prix record de 450.3 millions de dollars[13] et la vente The collection of Peggy and David Rockefeller à New York en Mai 2018 qui a atteint le plus haut total jamais atteint aux enchères pour une collection privée[14].

Autres fonctions et travaux[modifier | modifier le code]

Guillaume Cerutti est depuis 2015 président du Conseil d’Administration de la Fondation nationale des arts graphiques et plastiques(FNAGP)[15].

Il a également été président du Conseil d'Administration de l'Institut pour le financement du cinéma et des industries culturelles (IFCIC) entre 2010 et 2016, président du conseil d'administration du Chœur de chambre Accentus entre 2007 et 2012, et président du conseil d'administration de l'École nationale supérieure de la photographie d'Arles (2009-2010).

En 2010, il est coauteur avec Patrick Zelnik et Jacques Toubon d'un rapport sur la création et internet[16].

Il est l'auteur de nombreux articles sur la politique culturelle, parus notamment dans la revue Commentaire, et les quotidiens Le MondeLes Échosl'Opinion . Entre septembre 2015 et juin 2016, il a tenu une rubrique hebdomadaire dans Le Quotidien de l'Art. Il est l'auteur de "La politique culturelle, un enjeu du XXIème siècle, 20 propositions" (éditions Odile Jacob, octobre 2016)[17]. À l'été 2014, une polémique l'oppose dans Le Figaro à Luc Ferry au sujet de l'art contemporain[18].

Il est membre de l'association des Marseillais de Paris.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.sciences-po.asso.fr/profil/guillaume.cerutti86.
  2. « Rapport sur la protection des trésors nationaux et les moyens d'acquisition d'œuvres d'art par l'Etat », La Documentation Française,‎ (lire en ligne)
  3. « Comment recaser ses amis dans les cabinets », Libération,‎ (lire en ligne)
  4. « En dix ans, le mécénat s'est installé dans les entreprises », Les Écho,‎ (lire en ligne)
  5. « Guillaume Cerutti », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  6. https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000037348366&dateTexte=&categorieLien=id
  7. « Guillaume Cerutti », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  8. « Guillaume Cerutti, Pdg de Sotheby's France, est passé maître dans le business de l’art », Capital.fr,‎ (lire en ligne)
  9. « Grand chelem pour Sotheby’s en France », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  10. (en) « Christie’s Poaches Rainmaker Guillaume Cerutti from Sotheby’s France », Artnet,‎ (lire en ligne)
  11. (en) « Christie’s Chief Executive to Step Down and Hand Reins to Guillaume Cerutti », The New York Times,‎ (lire en ligne)
  12. « Guillaume Cerutti : « Christie's s'adapte en permanence à un marché de l'art qui a beaucoup changé » », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  13. (en) « Going, going, gone — the musty old image of the modern art auctioneer », The Times,‎ (lire en ligne)
  14. (en) « Christie’s Rockefeller auction becomes most valuable private sale in history », The Times,‎ (lire en ligne)
  15. « Guillaume Cerutti nouveau Président de la Fondation nationale des arts graphiques et plastiques », Le Journal des Arts,‎ (lire en ligne)
  16. Patrick Zelnik, Jacques Toubon, Guillaume Cerutti, Création et internet., (lire en ligne), p. 147 pages
  17. « La culture de A à Z », lesechos.fr,‎ (lire en ligne)
  18. Guillaume Cerutti, « Le triple mépris de Luc Ferry », Le Figaro,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]