Guigues Ier d'Albon

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Guigues Ier d'Albon
Biographie
Naissance
Décès
Enfant

Guigues Ier d'Albon dit le Vieux (Veteris), né vers 1000, mort le [1][à vérifier] à Cluny, fut comte en Oisans, Grésivaudan et en Briançonnais, ainsi que dans la vallée d’Oulx, territoires situés dans les Alpes (les premiers correspondent à des territoires situés dans les Alpes françaises actuelles, la dernière est dans les actuelles Alpes italiennes). Comte d'Albon, il est l'un des ancêtres des futurs dauphins de Viennois.

Biographie[modifier | modifier le code]

Guigues Ier, dans l'Album du Dauphiné - tome IV (1839), lithographie des Dauphins par Alexandre Debelle.

Il était fils d'un Guigues d'Albon et d'une Gotelana (ou Gotelène, ou Gotelinde) de Clérieux.

L’histoire « officielle » de l'historien français Georges de Manteyer en avait fait le premier Dauphin, même si ce nom n’apparaît qu’un siècle plus tard.

Certaines recherches historiques récentes[2] n’en font désormais qu’un ambitieux qui étend son domaine entre Rhône et cols alpins : dès 1016, il se fait appeler comte dans une charte concernant des biens qu’il possède à Moirans. Par la suite, on le découvre propriétaire en Champsaur (1027), en Oisans avec le titre de comte (1035), Grésivaudan (vers 1050), Briançonnais (vers 1053[3]) et en vallée d’Oulx (1070). Dès 1035, la dignité comtale lui est toujours associée.

On ne sait pas comment les Guigues ont pris possession de ces terres, mais leur puissance naissante leur permet déjà d’imposer des membres de leur famille comme évêque, et donc de piller et d’aliéner les biens d’église à leur profit : l’oncle de Guigues est évêque de Grenoble et succède à l'évêque Isarn. L’épiscopat passera ensuite à son cousin Mallen. Son frère est évêque de Valence et l’archevêché de Vienne, charge d’église la plus prestigieuse de la province, est aux mains d’un cousin par alliance.

Tout au long du XIe siècle, c’est toujours le fils aîné, prénommé Humbert, qui est voué à devenir évêque ; le second fils, toujours prénommé Guigues, est lui destiné à hériter des biens laïcs. Mallen est sans doute celui qui a systématisé le transfert des biens d’église vers son cousin Guigues.

Les autres seigneurs laïcs ne semblent pas en mesure de s’opposer à la politique d’expansion de Guigues. À la fin de sa vie, Guigues se retire en Bourgogne, à Cluny, où il meurt en 1070.

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

Guigues II d'Albon, fils de Guigues Ier d'Albon, par Alexandre Debelle (1805-1897).

Il a épousé Adélaïde de Turin, peut-être fille du comte Humbert « aux Blanches Mains » (appelé aussi Humbert de Maurienne ou encore dit Humbert Ier de Savoie) ; ils ont eu un fils, Guigues II, qui succédera à son père.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'atelier des dauphins
  2. Dauphiné France (XIIe-XVIIIe siècles), V. Chomel, C. Mazard, H. Falque Vert, R. Verdier, A. Belmont, R. Favier, R. Chagny, Presses universitaires de Grenoble, (Collection La Pierre et l'Ecrit), 2000.
  3. Gérard Giordanengo, Le droit féodal dans les pays de droit écrit. L'exemple de la Provence et du Dauphiné. XIIe-début XIVe siècle, Rome, École française de Rome, coll. « Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome », , 372 p. (lire en ligne), p. 21-22