Guerre russo-polonaise de 1792

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Guerre russo-polonaise de 1792
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La guerre russo-polonaise de 1792 par Alexandre Orłowski (en)

Informations générales
Date - Voir et modifier les données sur Wikidata
Lieu Centre et est de la République des Deux Nations
Issue Victoire russe, deuxième partage de la Pologne
Belligérants
Drapeau de l'Empire russe Empire russe
Confédération de Targowica
Drapeau de la République des Deux Nations République des Deux Nations
Commandants
Mikhaïl Kretchetnikov
Mikhail Kakhovsky
Stanislas II Auguste
Józef Antoni Poniatowski
Tadeusz Kościuszko
Michał Wielhorski
Józef Judycki
Louis de Wurtemberg (jusqu'au 1er juin 1792)
Forces en présence
98 000 hommes 37 000 hommes

Batailles

Mir · Boruszkowce · Zieleńce · Dubienka · Zelva · Krzemień · Markuszów

La guerre russo-polonaise de 1792 ou guerre de la seconde partition[1] ou guerre pour la défense de la Constitution[2] a opposé la République des Deux Nations ou Union de Pologne-Lituanie d'une part à la Confédération de Targowica et l'Empire russe, de l'autre[3].

Le , sans déclaration de guerre, plus de 97 000 soldats russes franchissent la frontière polonaise et attaquent les forces de Pologne-Lituanie, fidèles au roi Stanislas II de Pologne et à la Grande Diète (Sejm Wielki), qui défendent la Constitution polonaise du 3 mai 1791 contre la Confédération de Targowica et leurs alliés.

Prélude[modifier | modifier le code]

L'adoption de la Constitution du 3 mai 1791

Au début du XVIIIe siècle, les magnats de Pologne et de Lituanie contrôlent l'État, ou plutôt, réussissent à faire en sorte que les réformes susceptibles d'affaiblir leur Liberté dorée[4] ne puissent être entreprises. Abusant de la règle du liberum veto qui permet à tout député de paralyser les procédures de la Diète, les députés soudoyés par les magnats, les puissances étrangères ou tout simplement ceux qui continuent de croire qu'ils vivent dans un âge d'or sans précédent, paralysent le gouvernement de la République depuis plus d'un siècle[5],[6].

L'idée de réformer le gouvernement de la République apparait au milieu du XVIIe siècle[7], mais elle est tout de suite considérée avec suspicion, non seulement par les magnats, mais aussi par les pays voisins, qui abhorrant l'idée d'une puissance renaissante et démocratique à leurs frontières[8], avaient tout entrepris pour dégrader les relations entre le roi et la noblesse. L'armée de la République n'a alors que 16 000 hommes à présenter face aux armées de Russie forte d'environ 300 000 hommes, de Prusse forte d'environ 200 000 hommes et du Saint Empire forte également d'environ 200 000 hommes[9].

Une opportunité se présente toutefois au cours de la Grande Diète de 1788 à 1792. L'Empire russe et l'Archiduché d'Autriche sont alors engagées dans des hostilités avec l'Empire Ottoman (guerre russo-turque de 1787-1792 et guerre austro-turque de 1788-1791). Les Russes sont par ailleurs engagés dans une guerre contre la Suède (Guerre russo-suédoise de 1788-1790)[10],[11],[12],[13]. Un traité d'alliance et d'amitié entre la Pologne-Lituanie et la Prusse est signé le à Varsovie.

À la Diète, prenant exemple sur les événements qui se déroulent à la même période en France, le courant des réformateurs grossit et pronne une révolution sociale douce, affranchissant d'autres classes de la société. Le roi est poussé d'adopter une nouvelle constitution. Celle-ci est signée le [13],[14],[15],[16] et reçoit un soutien populaire écrasant.

Catherine II, la tsarine de Russie, qui considère la Pologne comme étant de facto un de ses protectorat[17], est furieuse. « La pire des nouvelles est arrivée de Varsovie: le roi polonais est presque devenu un souverain » est la réaction de l'un des principaux acteurs de la politique étrangère de la Russie, Alexandre Bezborodko, quand il a apprend la nouvelle[18].

La Prusse est également fortement opposée à la nouvelle Constitution polonaise et par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Friedrich Wilhelm von Schulenburg-Kehnert, se déclare désengagée du traité d'alliance et d'amitié[19]. La Prusse craint que l'État polonais nouvellement renforcé, ne devienne une menace et finisse par éxiger la restitution des terres acquises dans le premier partage de la Pologne.

La Constitution n'a pas été adoptée sans opposition au sein de la République elle-même. Dès le début du projet les magnats, comme Franciszek Branicki, Stanislas Potocki, Séverin Rzewuski et Szymon et Joseph Kossakowski, s'y opposent catégoriquement et forment la Confédération de Targowica. Ils demandent à la tsarine de Russie d'intervenir et de rétablir leurs privilèges.

Le la Russie signe avec la Turquie le Traité d'Iași[20]. Elle a par ailleurs déjà signé avec la Suède la Paix de Värälä le . La Russie est donc libre de tout engagement militaire et peut maintenant s'occuper de la Pologne-Lituanie. Ne manque à Catherine II qu'un prétexte pour frapper.

Établie à Saint-Pétersbourg en janvier 1792, La Confédération, critique la constitution et l'accuse de répendre « la contagion des idées démocratiques, après les exemples mortels établis à Paris ». Elle affirme que « Le parlement ... a rompu toutes les lois fondamentales, balayé toutes les libertés de la noblesse ... Le 3 mai 1791 marque le début de la révolution ». Les confédérés attendent donc de la Russie, une intervention militaire.

Le , l'ambassadeur de Russie en Pologne, Yakov Bulgakov, fait une déclaration de guerre au ministre polonais des Affaires étrangères Joachim Chreptowicz. Le jour même, les armées russes entrent en Pologne.

Forces en présence[modifier | modifier le code]

Théâtre des opérations

L'armée russe compte environ 98 000 hommes. Elle est commandée par Mikhaïl Kretchetnikov et Mikhail Kakhovsky. Ses soldats ont l'expérience du combat. Le plan de Kakhovsky est d'avancer à travers l'Ukraine, prendre Kamianets-Podilsky, Chełm et Lublin, et d'arriver à Varsovie par le sud. Krechetnikov doit avancer par Minsk, Vilnius, Brześć Litewski et Białystok, pour arriver à Varsovie par le nord, où il doit rejoindre Kakhovsky. Les Russes ont un bon réseau de renseignement et sont au courant de la distribution des troupes adverses. De leur côté les Polonais ont beaucoup moins d'informations et reçoivent des rapports contradictoires et souvent erronées. Ils ne sont pas encore informés de la déclaration de guerre quand les Russes passent la frontière.

Stanisław Auguste Poniatowski, roi de Pologne-Lituanie, est le commandant en chef des forces polonaises. Mais en pratique, il a délégué ce rôle à son neveu, le prince Józef Poniatowski. Pour les affronter, Poniatowski a en théorie à sa disposition une armée polonaise forte de 48 000 hommes et une armée lituanienne équivalente à la moitié de cette taille. Dans la pratique, suite aux réformes de la Constitution du 3 mai (qui fixe cependant le contingent à 100 000 hommes les forces de la République ne comptent tout au plus que 37 000 hommes. C'est que l'armée était en pleine réorganisation, elle est à court d'équipement et manque de soldats expérimentés.

Dans sud-est du pays, la partie ukainienne, les forces polonaises ont été concentrées dans trois régions différentes, là où le front est attendu. Elles sont placées sous les ordres de Tadeusz Kościuszko, Michał Wielhorski et le prince Poniatowski lui-même.

Les forces de Kakhovsky, fortes de 64 000 hommes sont réparties en quatre corps. Le 1er corps, environ 17 000 hommes, est placé sous le commandement du général Mikhaïl Koutouzov, le 2e, sous le commandement du général Ivan Dunin, le 3e, sous le général Otto Wilhelm Derfelden et le 4e, sous les ordres du général Andrei Levanidov. La Confédération de Targowica ne représente pas une force réelle et les tentatives pour recueillir le soutien populaire lors du franchissement des frontières échouent lamentablement.

En Lituanie, l'armée ne compte que 15 000 hommes et reçoit le renfort d'un détachement polonais de 3 000 hommes. Elle est commandée par le duc Louis de Wurtemberg. Celui-ci n'a rien prévu pour la guerre et ses troupes ne sont pas prétes au combat. Dans ce théâtre, l'armée russe sous les ordres du général Mikhail Krechetnikov est forte de 33 700 ou 38 000 hommes. Elle est également divisée en quatre corps: le 1er sous le commandement d'un des chefs de la Confération de Targowica, Szymon Kossakowski, il compte 7 300 hommes. Le 2e corps sous les ordres du général Boris Mellin, compte 7 000 hommes, le 3e corps du général Yuri Dolgoroukov, compte 15 400 hommes, et le 4e du général Ivan Fersen, compte 8 300 hommes.

Une armée de réserve d'environ 8 000 hommes doit se rassembler à Varsovie sous le commandement du roi Poniatowski

Quelques mois auparavant, Tadeusz Kosciuszko a proposé de concentrer toute l'armée polonaise pour attaquer l'armée russe avec un égalité numérique. Ce plan a toutefois été rejeté par le prince Poniatowski. Pour parvenir à équilibrer les forces en présence, Poniatowski préfaire éviter tout engagement sérieux en attendant les 30 000 hommes que la Prusse devrait envoyer.

Front sud[modifier | modifier le code]

Après la bataille de Zieleńce, par Wojciech Kossak

Les premières forces russes franchissent la frontière ukrainienne dans la nuit du 18 au et rencontrent beaucoup plus de résistance que prévu. Kościuszko rejoint le prince Poniatowski près de Janów le . L'armée de la Couronne est trop faible pour s'opposer aux quatre colonnes ennemies progressant en Ukraine occidentale et commence un retrait sur la rive ouest du Boug méridional, vers Lioubar et Polonne. Kośiuszko commande l'arrière-garde. Poniatowski, doit faire à une infériorité numérique de ses forces. En attendant les renforts promis par le roi Poniatowski, il décide d'abandonner l'Ukraine et de passer en VolhynieMichał Lubomirski a été chargé de rassembler vivres et fournitures, pour fournir un point de défense majeur.

Le , Wielhorski est défait à la bataille de Boruszkowce. Le , Poniatowski reçoit des renforts, environ 2 000 hommes dirigés par Lubomirski. Le lendemain, les Polonais battent le général Iraklij Morkow à la bataille de Zieleńce. La victoire est célébrée par le roi Poniatowski, qui envoie des médailles de l'Ordre militaire de Virtuti Militari qu'il vient de créer pour la circonstance, afin récompenser officiers et soldats.

Les forces russes, continuent cependant d'avancer. L'armée polonaise, recul en bon ordre, sous le commandement de Józef Poniatowski, cédant à l'ennemi plus puissant. Début juillet, Lubomirski, trahi son camps et livre les provisions à l'ennemi. Lubomirski est cependant un magnat puissant et il faut attendre la fin du mois de mai pour le roi le relève officiellement de son commandement.

Le , Kościuszko retarde les Russes en menant bataille à Volodymyr-Volynskyi. Pendant que l'armée de Poniatowski se retire sur le Boug. Les unités de Kościuszko résistent encore à la bataille de Dubienka le et remporte une brillante victoire face à l'armée de Mikhail Kakhovsky, 4 à 5 fois plus puissante. Cependant, Kośicuszko préfère se retirer et franchir le Boug, avant que les Russes ne l'encerclent complétement.

Front nord[modifier | modifier le code]

Dans le Grand-duché de Lituanie, les Russes franchissent la frontière le soit quatre jours après l'attaque dans le sud. Le Royaume de Prusse, ayant rompu l'alliance avec la Pologne, le duc Wurtemberg, commandant en chef de l'armée lituanienne, refuse d'affronter les Russes. Feignant d'être malade, il ne rejoint pas le front et demeure à Wołczyn d'où il envoie des ordres contradictoires à ses troupes.

L'armée de Lituanie n'offre que peu de résistance à l'avancée des Russes. Minsk est abandonnée le , après quelques escarmouches. Il faut attendre le changement de commandant, le , pour que l'armée lituanienne, désormais sous les ordres du général Józef Judycki, essaie de faire front et affronte enfin les Russes. Ceux-ci bousculent toutefois Judycki à la bataille de Mir, le et continuent d'avancer à travers le Grand-duché. L'armée lituanienne se retire vers Grodno. Le 14, les Russes prennent Vilnius, après une petite escarmouche avec garnison locale. Le 20, Kaunas est prise sans aucune opposition. Disgracié, Judycki est remplacé par Michał Zabiełło le .

Le , les Lituaniens sont battus à la bataille de Zelva. Grodno tombe le 5 et Białystok le 17. Les Russes prennent encore Brest, le 23, mais l'armée lituanienne défend vaillamment les points de passage sur le Boug. Le 4, les Russes sont défaits à la bataille de Krzemień. C'est la première et dernière victoire significative de l'armée lituanienne.

Fin de la guerre[modifier | modifier le code]

Alors que le prince Poniatowski et Kościuszko considérent qu'il est encore possible de faire face en rassemblant toutes les forces de la République pour vaincre les Russes encore dispercés, le roi Poniatowski, avec le consentement du Sénat décide de demander un cessez-le feu. Catherine II éxige alors qu'il rejoigne la Confédération de Targowica[21] pro-russe, ce qu'il accepte le 22 ou .

Le , la cavalerie de Poniatowski repousse encore une dernière attaque à la bataille de Markuszów, dans la province de Lublin.

L'armée polonaise, qui n'a pas subit jusqu'ici de défaite majeure et qui est encore en bon état de combattre, est largement insatisfaite du cessez-le-feu. Le prince Poniatowski, Kościuszko et beaucoup d'autres critiquent la décision du roi et beaucoup donnent leur démission dans les semaines qui suivent. Le prince Poniatowski envisage même de se rebeller contre les ordres de son oncle et émet l'ordre de l'arrêter. Il se résigne finalement et annule l'ordre au dernier moment.

Les principaux personnages du conflit

Conséquences[modifier | modifier le code]

Stanislas Poniatowski, qui espère que la capitulation va permettre une solution diplomatique acceptable, est vite déçu. Les nouveaux députés sont soudoyés ou intimidés par les occupants russes. Une nouvelle session du Parlement, connu sous le nom de Sejm de Grodno est convoquée à l'automne 1793. Le , elle conclu ses délibérations sous la contrainte[22],[23],[24]. Annulant la Constitution du 3 mai, elle accepte la Deuxième partage de la Pologne[25].

La Russie reçoit 250 000 kilomètres carrés et la Prusse 58 000 kilomètres carrés du territoire de la République[26]. Cet événement réduit la population de la Pologne à seulement un tiers de ce qu'elle était avant la première partition. L'état croupion est occupé par les troupes russes en garnison et son indépendance est fortement réduite. Ce résultat est aussi une surprise pour la plupart des confédérés de Targowica, qui ne souhaitaient que rétablir le statu quo ante bellum et le maintien de leur liberté dorée.

En 1794, l'insurrection de Kościuszko tente de rétablir la République dans ses frontières et dans son indépendance. Mais le soulèvement échoue et abouti, en 1795, au troisième partage de la Pologne. Le pays perd alors tous ses territoires restants. La République des Deux Nations cesse d'exister.

Sources[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Norman Davies, God's Playground, a History of Poland, The origins to 1795, Columbia University Press, (ISBN 978-0-231-12817-9)
  • (en) Jerzy Lukowski et W. H. Zawadzki, A Concise History of Poland, Cambridge University Press, (ISBN 9780521559171)
  • (en) Saulius Sužiedėlis, Historical Dictionary of Lithuania, Scarecrow Press (ISBN 978-0-8108-4914-3)
  • (pl) Wojciech Mikuła, Zieleńce Dubienka: z dziejów wojny w obronie Konstytucji 3 maja, Ajaks, (ISBN 978-83-85621-02-7)
  • (en) Francis Ludwig Carsten, The new Cambridge modern history: The ascendancy of France, 1648–88, Cambridge University Press, (ISBN 978-0-521-04544-5)
  • (en) Jacek Jędruch, Constitutions, elections, and legislatures of Poland, 1493–1977: a guide to their history, EJJ Books, (ISBN 978-0-7818-0637-4)
  • (en) Józef Andrzej Gierowski, Historia Polski, 1764–1864, Państwowe Wydawnictwo Naukowe, (ISBN 978-83-01-03732-1)
  • (en) John P. LeDonne, The Russian empire and the world, 1700–1917: the geopolitics of expansion and containment, Oxford University Press, (ISBN 978-0-19-510927-6)
  • (pl) Krzysztof Bauer, Uchwalenie i obrona Konstytucji 3 Maja, Wydawnictwa Szkolne i Pedagogiczne, (ISBN 978-83-02-04615-5)
  • (en) George Sanford, Democratic government in Poland: constitutional politics since 1989, Palgrave Macmillan, (ISBN 978-0-333-77475-5)
  • (en) Robert Bideleux et Ian Jeffries, A history of eastern Europe: crisis and change, Psychology Press, (ISBN 978-0-415-16111-4)
  • (en) Jerzy Lukowski, Disorderly liberty: the political culture of the Polish-Lithuanian Commonwealth in the eighteenth century, Continuum International Publishing Group, (ISBN 978-1-4411-4812-4)
  • (en) Piotr Stefan Wandycz, The price of freedom: a history of East Central Europe from the Middle Ages to the present, Psychology Press, (ISBN 978-0-415-25491-5)
  • (pl) Krzysztof Bauer, Uchwalenie i obrona Konstytucji 3 Maja, Wydawnictwa Szkolne i Pedagogiczne, (ISBN 978-83-02-04615-5)
  • Henry Brougham, Précis historique du partage de la Pologne,
  • Henry Wheaton, Histoire des progrès du droit des gens en Europe depuis la Paix de Westphalie jusqu'au Congrès de Vienae, Brockhaus,
  • Frédéric de Raumer, La Chute de la Pologne, (lire en ligne)

Références[modifier | modifier le code]

  1. God's Playground, a History of Poland, page 535 [1]
  2. Zieleńce Dubienka: z dziejów wojny w obronie Konstytucji 3 maja [2]
  3. God's Playground, a History of Poland, page 535 [3]
  4. God's Playground, a History of Poland, page 274 [4]
  5. The new Cambridge modern history, page 562 [5]
  6. Constitutions, Elections, and Legislatures of Poland..., page 156 [6]
  7. Historia Polski, 1764–1864, pages 60–63 [7]
  8. The Russian empire and the world, 1700–1917, pages 41 et 42 [8]
  9. Uchwalenie i obrona Konstytucji 3 Maja, page 19 [9]
  10. Democratic government in Poland, pages 11 et 12 [10]
  11. Constitutions, elections, and legislatures of Poland..., page 176 [11]
  12. A history of eastern Europe, page 160 [12]
  13. a et b Democratic government in Poland..., page 226 [13]
  14. The price of freedom..., page 128 [14]
  15. Constitutions, elections, and legislatures of Poland..., pages 172 et 173 [15]
  16. Constitutions, elections, and legislatures of Poland..., pages 184 et 185 [16]
  17. A concise history of Poland..., page 84 [17]
  18. Uchwalenie i obrona Konstytucji 3 Maja, page 84 [18]
  19. Histoire des progrès du droit des gens en Europe... , page 208 [19]
  20. Précis historique du partage de la Pologne, page 283 [20]
  21. Encyclopédie Universalis [21]
  22. A Concise History of Poland, pages 101 à 103 [22]
  23. Historical Dictionary of Lithuania, pages 292-293 [23]
  24. Précis historique du partage de la Pologne, page 284 [24]
  25. God's Playground, a History of Poland, page 254 [25]
  26. La Chute de la Pologne, page 96 [26]