Gigérine

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Citrullus lanatus
var. citroides
Description de l'image Citron.melon.jpg.
Classification
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Cucurbitales
Famille Cucurbitaceae
Genre Citrullus
Espèce Citrullus lanatus

Variété

Citrullus lanatus var. citroides
(L.H.Bailey) Mansf., 1859[1]

Synonymes

Citre provenant du marché dominical de Romans-sur-Isère
Fleurs mâle et femelle d’un plant de gigérine
La couleur des pépins varie selon la variété et la maturité

La Gigérine, Citrullus lanatus var. citroides, est une variété de la pastèque (Citrullus lanatus), de la famille des Cucurbitaceae.

Noms vernaculaires et synonymes[modifier | modifier le code]

La gigérine est également appelée « pastèque à confiture » ou « pastèque blanche ».


Elle est communément appelée :

  • « courge gigerine » ou gingérine ou « courge barbarine » dans le sud de la France, bien qu'elle ne soit pas une courge au sens strict du terme.
  • citre dans l'arrondissement d'Apt,
  • méréville (merveille) dans celui de Carpentras[3],
  • « melon de Moscovie » ou « melon d'eau » en Charentes
  • "melons d'Espagne" en Gironde [1].
  • En Savoie et dans l'Ain on utilisait à la même époque le mot Engurie (ce mot était d'ailleurs dans le Larousse édition 1900).
  • En Espagne ou au Portugal, elle porte le nom de gila.

Description[modifier | modifier le code]

Chaque plante peut donner de 3 à 7 fruits.

Le fruit peut être de la taille d'un gros melon rond vert strié ou d'une grosse pastèque vert pâle ovale, selon la variété et le nombre de fruits laissés sur chaque plante.

La chair pleine de graines est blanchâtre, dense, peu sucrée et sa saveur est faible.

Les feuilles de gigérines sont palmées aux premiers stades de la croissance et profondément lobées au cours du développement ultérieur. Elles ont une texture rugueuse et une nervation blanche visible.

Les fleurs solitaires aux larges pétales jaunes de 2 à 10 millimètres environ sont dispersées de manière aléatoire, formant ainsi de nombreuses fruits avec un motif panaché de vert clair et de vert foncé.

Les fruits se récoltent tard dans la saison (juste avant les premières gelées) et continuent à mûrir après la cueillette, ce qui permet de faire les confitures en hiver.

Les pépins sont rouges ou verts en fonction de la sous-variété, qui influe également sur la forme, l’aspect et la consistance du fruit, mais aussi sur la forme du feuillage.

Variétés[modifier | modifier le code]

  • ronde à graines rouges (2 à 4 kg)
  • allongée à graines vertes (5 à 15 kg)
  • à graines orange

Culture[modifier | modifier le code]

On sème les graines en intérieur en avril pour les planter en extérieur en plein soleil après les saints de glace. Comme toutes les cucurbitacées, la gigérine est une plante gourmande en eau et en nutriments. Elle a besoin d'un sol profond pour mieux résister aux fortes chaleurs de l'été.

L'espèce est coureuse (jusqu'à quatre mètres) et il convient de laisser au moins un mètre d'espace entre chaque plant.

Les premiers fruits n'apparaissent que trois mois après le semis soit en juin ou juillet.

Utilisation[modifier | modifier le code]

Elle produit un fruit, qui n'est pas comestible cru, mais uniquement cuit sous forme de tartes, confiture de pastèques, gelées ou fruits confits car la gigérine contient beaucoup de pectine. La chair de la gigérine étant assez fade, on aromatise les confitures avec au choix : du rhum, de la vanille, du citron, de la cannelle, des écorces d’orange ou de la badiane.

La gigérine est également utilisée pour l'alimentation du bétail.

Étymologie[modifier | modifier le code]

« Gigérine » est dérivé de Gigéri l'ancien nom de Djidjelli (ou Jijel), de même que « barbarine » est dérivé de Barbarie (voir figue de Barbarie), Gigéri se trouvant en Barbarie.

Origine et répartition[modifier | modifier le code]

L'espèce est originaire d'Afrique mais elle pousse aussi aujourd'hui, à l'état sauvage, dans l'ouest du Mexique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références taxinomiques[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Pierre Saltarelli, Les Côtes du Ventoux, origines et originalités d'un terroir de la vallée du Rhône, Avignon, A. Barthélemy, Avignon, (ISBN 978-2-87923-041-2)