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Germaine Guèvremont

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Germaine Guèvremont
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Germaine Guèvremont
Naissance
Saint-Jérôme (Québec, Canada)
Décès (à 75 ans)
Terrebonne (Québec, Canada)
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Œuvres principales

Le Survenant (1945)

Germaine Guèvremont, née Marianne-Germaine Grignon le à Saint-Jérôme et morte le à Terrebonne, est une romancière et journaliste québécoise. Elle est internationalement connue pour son roman Le Survenant. 

Enfance et formation

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Germaine Grignon est la troisième fille de Joseph-Jérôme Grignon, avocat, et de Valentine Labelle, artiste peintre. Le couple a eu auparavant Jeanne, née en 1890, et Marie-Germaine, née en 1891 et morte en bas âge[1].

En 1895, Joseph-Jérôme est nommé protonotaire adjoint du district judiciaire de Terrebonne[2]. La famille déménage de Saint-Jérôme à Sainte-Scholastique (aujourd’hui Mirabel), où les Grignon se font construire une grande maison située non loin du palais de justice. Le milieu dans lequel évolue Germaine est particulièrement ouvert aux arts et aux idées progressistes. Dans la biographie qu’elle lui a consacrée, Rita Leclerc souligne cette ouverture et va jusqu’à parler de l’éducation « assez fantaisiste » que reçut la jeune fille[3].

En 1899, elle entre au couvent des sœurs de Sainte-Croix, où elle étudie jusqu’en 1904. Elle est ensuite admise au pensionnat de Sainte-Anne, à Saint-Jérôme, puis, trois ans plus tard, au pensionnat des sœurs de Sainte-Anne, à Lachine. En 1908, ses parents l’envoient à la Loretto Abbey Catholic Secondary School de Toronto, où elle va étudier le piano et l'anglais pendant un an. De retour au Québec, elle devient substitut du sténographe officiel du palais de justice de Sainte-Scholastique, un travail occasionnel qu’elle effectuera de 1909 à 1916.

Le paraît son premier article connu dans le journal Le Canada, sous le pseudonyme « Janrhêve[4] ». En 1914, elle contribue au « Monde féminin », la chronique de L’Étudiant, le journal des étudiants de l’Université Laval de Montréal, de même qu’à la chronique « Le royaume des femmes » du quotidien La Patrie. La même année, elle fait la rencontre de l’écrivain et philosophe Victor Barbeau[1], futur cofondateur de l'Académie canadienne-française (aujourd’hui l’Académie des lettres du Québec). La famille Grignon s’agrandit bientôt quand Jeanne, la sœur de Germaine, fait la connaissance de Benedict W. Nyson, surnommé Bill. Norvégien d’origine, ce journaliste pour le Montreal Daily Star, globetrotteur – il a vécu en Chine durant sa jeunesse, a voyagé notamment en Russie et dans l’ouest canadien –, a selon toute vraisemblance fasciné Germaine par son indépendance d’esprit et son goût du voyage[5]. En novembre 1915, Jeanne épouse Bill Nyssen. La même année, Germaine rencontre à Ottawa Hyacinthe Guévremont, ancien hockeyeur – il a joué pendant un an pour le Canadien de Montréal, comme ailier droit[Note 1] – devenu fonctionnaire fédéral au service des douanes.

Vie de famille et début de carrière

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Le , Germaine Grignon, vingt-trois ans, épouse Hyacinthe Guévremont à Sainte-Scholastique – Guévremont avec un e accent aigu; c’est bien plus tard, en 1938, au moment de signer la nouvelle « Sa prière », que Germaine choisit d’écrire « Guèvremont » avec un accent grave, ce qui allait devenir son nom de plume[6].

Le couple habite à Ottawa pendant quatre ans. Y verront le jour leurs deux premiers enfants, Louis (1917) et Marthe (1918). Les Guévremont s’établissent ensuite à Sorel, d’où Hyacinthe est originaire[7]. Celui-ci y travaille dès lors dans la pharmacie de son frère cadet, Georges. Germaine contracte à cette période une « sournoise grippe[7] », qui fait craindre pour sa vie – possiblement la grippe espagnole, laquelle a fait 50 000 victimes au Canada en 1918 et 1919. En convalescence chez ses parents, elle écrit un court texte autobiographique, « Sortie du bois…[8] », qu’elle achemine à la directrice de La Revue moderne, Anne-Marie Gleason, alias Madame Madeleine. Cette dernière publie le texte et adresse une lettre à l’écrivaine en herbe, dans laquelle elle l’encourage à continuer d’écrire[9].

Entre 1921 et 1924, naissent à Sorel trois autres enfants, Jean, Lucile et Marcelle. Le , Germaine et Hyacinthe vivent une tragédie quand leur fille Lucile, quatre ans, est emportée par une maladie infantile. La jeune mère est dévastée[10],[11]. Dans l’espoir de lui changer quelque peu les idées, son beau-frère Bill Nyson fait des démarches pour qu’elle devienne la correspondante régionale de The Gazette[12]. Servie par sa maîtrise de l’anglais, Germaine Guèvremont va bientôt collaborer au quotidien montréalais, mais aussi au journal Le Courrier de Sorel. Cette expérience journalistique sera fondatrice pour elle et marquera profondément le style des romans à venir, souvent découpés en tableaux et dont les descriptions économes servent d’abord l’évolution des personnages[13].

En 1931, sa collaboration avec The Gazette l’occupe tout particulièrement alors qu’elle couvre la contestation en justice de la victoire d’Aimé Boucher (1877-1946), le candidat libéral élu dans la circonscription de Yamaska lors des élections fédérales du 28 juillet 1930. Guèvremont écrira pas moins de vingt-neuf articles sur ce sujet[14].

Le , son beau-frère Georges et sa famille échappent de peu à la mort quand un violent incendie détruit l’immeuble où ils résident, qui abrite également la pharmacie familiale. Le lendemain, Guèvremont signe un article sur le sujet dans The Gazette, sous le titre « Sorel Resident Escape as Blaze Ruins Their Home[15] ».

En mai 1935, elle et sa famille s’installent à Montréal, au 1872 de la rue Sherbrooke Est. Quelques mois plus tard, Germaine entre à l’emploi des Assises criminelles à titre de sténographe et de secrétaire[2].

Naissance d’une œuvre

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Fin 1937, elle fait la connaissance de la journaliste Françoise Gaudet-Smet. Cette dernière est en train de monter une revue, Paysana, destinée aux femmes des régions rurales et qui paraîtra à compter de 1938[16]. Engagée à titre de collaboratrice, Germaine Guèvremont y fera paraître une cinquantaine de textes sur une période d’une dizaine d’années, en plus d’une chronique mensuelle, « Pays-Jasettes », qu’elle signe conjointement – sous le pseudonyme « La Passante » – avec Gaudet-Smet[17].

En 1938, l’écrivain Victor Barbeau lui propose le poste de chef du secrétariat de la Société des écrivains canadiens[Note 2], un poste qu’elle va occuper sans discontinuer jusqu’en 1948.

1938 est aussi l’année où paraît, dans la revue Paysana, la nouvelle « Les survenants[18] », un des textes de création que Germaine Guèvremont publie à l’invitation de Françoise Gaudet-Smet, et dont plusieurs seront regroupés en 1942 dans le recueil En pleine terre[19] – « Les survenants » y sera reprise sous le titre « Chauffe, le poêle ! ». Guèvremont vient de jeter les bases de son œuvre maîtresse, dont la version définitive, Le Survenant, deviendra un classique de la littérature québécoise[20].

L’année 1938 est une année charnière. Paraît en mai, dans Paysana, « Sa prière », le premier texte signé de son nom de plume – Germaine Guèvremont[21]. En septembre, elle collabore avec son illustre cousin, Claude-Henri Grignon, à l’adaptation radiophonique du Déserteur, la première partie des « Belles Histoires des Pays d’en haut[22] », dont la diffusion débutera le sur les ondes de Radio-Canada et qui rencontrera aussitôt un immense succès populaire[23].

Consécration

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Germaine Guèvremont en 1946.

Paru à compte d’auteur le [24], le roman Le Survenant rencontre un succès immédiat et durable, comme l’écrit Isabelle Dumont dans la revue Liberté : « Dès sa parution en 1945, [Le Survenant] connut un bienheureux destin : excellente réception critique, passage de l'œuvre de la culture dite savante à la culture populaire par sa transformation, d'abord en série radiophonique de 1952 à 1955, puis en série télévisée de 1954 à 1960, téléroman qui consacra le mythe de la figure du Survenant dans l'imaginaire québécois […][25] ».

Dès 1946, une édition française du livre paraît aux Éditions Plon, à Paris, dans la collection « L’Épi ». Le nom de la romancière y côtoie ceux de Julien Green et Simone Weil, notamment. En quelques mois, 17 000 exemplaires du roman sont écoulés, cette histoire issue de la ruralité québécoise trouvant de toute évidence écho dans L’Hexagone[26].

Le roman récolte notamment le prix Ludger-Duvernay en 1945, le prix David en 1946 et sa traduction en anglais sera récompensée en 1950 par le Prix littéraire du Gouverneur général, tandis que l’œuvre de Guèvremont fait aussi l’objet d’une publication simultanée à Londres (sous le titre The Monk’s Reach) et à New York (sous le titre The Outlander). Ces éditions, dont la traduction est signée Eric Sutton, comportent en un seul volume Le Survenant et Marie-Didace, qui en est la suite.

L’œuvre de Guèvremont trouve aussitôt son public aux États-Unis, où la première édition de The Outlander est épuisée en une semaine[27]. Des critiques louangeuses sont publiées dans le New York Times[28] et le Saturday Review of Literature, qui classe Guèvremont dans sa liste des dix auteurs les plus prometteurs de 1950[29]. Le magazine Time, de son côté, mentionne la publication parmi les meilleures de l’année[30].

Les 15 et , respectivement, Radio-Canada diffuse, dans la série « Les grands romans canadiens », des adaptations radiophoniques du Survenant et de Marie-Didace réalisées par Guy Beaulne[31].

Durant les années suivantes, Germaine Guèvremont s’investira beaucoup dans la transposition de ses œuvres pour la radio et la télévision[32]. À compter du , le radioroman Le Survenant est diffusé sur les ondes de CKVL (réalisation : Paul Leduc), avec les comédiens Jean Coutu dans le rôle-titre et Ovila Légaré dans celui de Didace Beauchemin. Le , l’émission quotidienne passe du côté de CBF, qui la diffusera jusqu’au 6 . De 1962 à 1965, CKVL programme de nouveau le radioroman.

Le , débute à la télévision de Radio-Canada le téléroman Le Survenant, réalisé par Maurice Leroux. Découpé en trois saisons, il sera à l’antenne jusqu’au .

Dans les faits, le radioroman Le Survenant et le téléroman du même nom, de même qu’Au Chenal du Moine (1957-1958) et Marie-Didace (1958-1959), avec lesquels ils forment une trilogie, sont bien plus que des adaptations : ils sont le fruit d’un intense processus de réécriture de la part de Germaine Guèvremont et incluent de nouveaux personnages ainsi que des intrigues inédites[32].

En 1957, le couple Guèvremont fait construire un chalet sur l’Îlette-au-Pé, dans les îles de Sorel, un lieu qu’affectionnera beaucoup Germaine et dont elle fera un espace de réflexion et d’écriture[33],[34].

De 1961 à 1962, elle collabore au Nouveau Journal. Elle y tient la rubrique « 3 minutes avec Germaine Guèvremont[35] ».

Le , Hyacinthe Guévremont meurt à Montréal. Il est inhumé au cimetière de Sorel le [36]. Quelques mois plus tard, en , Germaine déménage au 1010 de la rue Cherrier[37], dans ce qui sera son dernier lieu de résidence.

Dernières années

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Après la mort de son mari, s’ouvre une période d’introspection pour Germaine Guèvremont, dont elle témoigne dans deux textes autobiographiques parus en 1967 dans les pages du magazine Châtelaine et du quotidien Le Devoir. Respectivement titrés « À l’eau douce[38] » et « Le premier miel[39] », il s’agit en fait de deux chapitres d’un recueil de souvenirs qui restera inachevé :

« Face au miroir de la vérité, aucune complaisance, aucune indulgence envers soi ne résistent. À l'étude de l'Histoire ancienne, la capitulation était facile à apprendre, à retenir. On nous citait en exemple "Gens d'Ithaque, arrêtez ce tragique combat avant que plus de sang ne coule". Plus dure à admettre est sa propre abdication. Nous voguons tous en haute mer, mais chacun doit pour suivre sa course sans retour. Seul le Capitaine sait qui le premier arrivera à l'ultime rivage »

 Le premier miel

Également en 1967, elle accepte la présidence de la nouvelle cellule canadienne- française du Pen Club international[40]. Elle écrit également le scénario de L’Adieu aux îles, diffusé à Radio-Canada en [40] et en France un mois plus tard, sur les ondes de l’Office de radiodiffusion-télévision française (ORTF)[41].

Germaine Guèvremont ne verra jamais cette œuvre ultime. En , elle est admise à l’Hôtel-Dieu de Montréal, où elle meurt le à la suite d'une intervention chirurgicale[42].

Dans l’éloge funèbre que lui dédie Gabrielle Roy, cette dernière écrit :

« Le jour où j'appris sa mort en était un d'une délicate beauté un peu poignante, comme elle en a tant de fois décrit le charme en des pages de son œuvre toute tournée vers le soleil et la silencieuse joie de vivre du monde terrestre. Tour à tour, se chargeant de nuages puis s'éclairant soudainement, le ciel me faisait penser à la vie de notre amie Germaine Guèvremont, tourmentée parfois, inquiète souvent, déçue dans le fond de son âme comme nous le sommes tous en fin de compte par l'amour humain. Pourtant, sur ce visage ne tardait jamais à paraître, tout pareil à une éclaircie, le rayonnant sourire des yeux les plus bleus du monde »[43].

Dans cet éloge, la romancière de Bonheur d’occasion écrit également, au sujet de l’œuvre centrale de Germaine Guèvremont :

« Quoi de plus éloigné, en un sens, de l'esprit de terroir que ce récit envoûtant où le ciel, l'eau, la route, le vol des oiseaux migrateurs, ce passant ironique, le Survenant, où tout, en fait, se rit de la soi-disant stabilité humaine et du quotidien ancré, pour nous projeter plutôt vers l'énigme du lointain toujours renouvelé »[43].

L’œuvre de Germaine Guèvremont gravite dès le début de sa carrière autour des membres la famille Beauchemin et du mystérieux individu qui cogne un jour à leur porte. Le , dans un supplément de Noël, Le Courrier de Sorel publie « Le Noël des vieux[44] », un conte dans lequel on peut voir l’origine de la nouvelle « Les survenants », paru dix ans plus tard dans la revue Paysana et qui annonce le roman à venir. Le , toujours dans un supplément de Noël du Courrier de Sorel, paraît « Les cloches sonnaient », un texte centré sur un vagabond qui, à plusieurs égards, préfigure le personnage du Survenant.

« Et pendant que toute cette foule joyeuse s’acheminait vers l’église, lui le vagabond, lui qui un jour avait espéré sous le soleil se tailler une place digne de ses aptitudes, cheminait sans but au hasard. Les chiens à l’entrée des fermes aboyaient à son passage avec des cris qui ressemblaient à des hurlements. Il allait insouciant, ses bottines déchirées le défendaient mal contre le froid qui lui ankylosait les pieds »[45].

Les textes de fiction de cette période contrastent avec ceux qui vont suivre par leur pathos assez appuyé, qui traduisent le mal-être de la jeune mère qu’est alors Germaine Guèvremont suite à la mort de sa fille Lucile, en 1926. Le professeur et chercheur David Décarie met les choses en perspective dans son essai Le rêve de Phonsine : « En effet, la plupart de ses contes de Noël sont écrits dans l’esprit de La Petite fille aux allumettes de Hans Christian Andersen. Leur ton mélodramatique pourrait faire sourire s’il ne révélait l’état émotif de Guèvremont. Le conte met ainsi directement en scène l’agonie d’une fillette[46]. »

« [U]n jeune couple se penche avec angoisse sur le lit d’une enfant. La pauvre petite porte la mort écrite sur tous ses traits. Les grands yeux bleus cerclés de noir, les lèvres desséchées, une pâleur mortelle succédant à une rougeur factice : tout indique la gravité du mal. Tout à coup, l’enfant se lève toute droite et agite ses mains dans le vide, comme pour repousser une vision terrifiante.

— J’ai peur ! Oh ! j’ai peur ; sauvez-moi !

Les pauvres parents se précipitent pour calmer et rassurer leur enfant ; elle ne les reconnaît même plus. Ils évitent de se parler, de se regarder même, n’osant lire dans les yeux de chacun l’affreux secret qu’ils veulent se cacher »[47].

Entre 1928 et 1935, Le Courrier de Sorel fait donc paraître plusieurs nouvelles dans lesquelles l’univers des Beauchemin prend forme. Des textes qui seront rassemblés en 1942, en un volume, sous le titre En pleine terre. Le roman Le Survenant est en quelque sorte la suite, ou la résultante, de ces nouvelles-là[48]. On y retrouve déjà le père Didace, le patriarche de la famille, sa fille Marie-Amanda et son fils Amable, même si les personnages vont évoluer entre cette première mouture et la parution du roman, trois ans plus tard[49].

Tu seras journaliste (1939-1940)

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Entre et , Guèvremont fait paraître dans la revue Paysana, en dix-huit épisodes, Tu seras journaliste. Le roman-feuilleton raconte le départ pour la ville de Caroline Lalande, une jeune institutrice qui quitte son village et s’installe à Montréal dans l’espoir d’y devenir écrivaine. Sous le couvert de la fiction, la romancière y aborde ses débuts dans le journalisme et les difficultés que représentait l’exercice, pour une femme, d’un métier encore largement considéré comme un métier d’homme durant la première moitié du 20e siècle[50].

Le thème du suicide, encore tabou à l’époque au Québec, est central dans Tu seras journaliste. La romancière est d’ailleurs l’une des premières à en traiter dans la littérature québécoise[51]. Dans leur édition critique du roman-feuilleton, David Décarie et Lori Saint-Martin écrivent : « Dans Tu seras journaliste, Guèvremont explique la tentative de suicide de son héroïne par son dégoût de la ville et ses espoirs littéraires déçus, mais sans approfondir ces raisons. Une lecture plus attentive permet de faire l’hypothèse que le geste du personnage condense trois moments importants de la vie de Germaine Guèvremont : sa naissance sous le signe du deuil, la fin de sa petite enfance et le décès de sa fille Lucile[52] ».

Le Survenant (1945)

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« Un soir d’automne, au Chenal du Moine, comme les Beauchemin s’apprêtaient à souper, des coups à la porte les firent redresser. C’était un étranger de bonne taille, jeune d’âge, paqueton au dos, qui demandait à manger »[53].

C’est ainsi que débute le roman Le Survenant. On y retrouve les Beauchemin, qui accueillent un inconnu venu d’on ne sait où. Dès la parution, le roman est qualifié par certains critiques de « régionaliste[54] », qualificatif équivoque, à l’époque, le terme pouvant être assimilé à « passéiste ». Ce qui ne les empêche pas d’applaudir ce portrait tout en nuance et en finesse d’un mode de vie traditionnel, rythmé par les saisons et les fêtes religieuses. Le Survenant récolte notamment les éloges de Roger Duhamel, qui parle d’un « grand roman[55] », et d’André Langevin, qui applaudit la façon dont l’autrice oppose la vie sédentaire et celle du personnage principal, qui forme « le fond du roman et lui [donne] tout son sens[56] ».

Le protagoniste du Survenant, une histoire dont Guèvremont disait qu’elle comportait « une large part d’observation mais une large part de rêve, aussi[57] », est en fait un amalgame de plusieurs hommes qui ont croisé sa route. On peut y voir son beau-frère Bill Nyson, qui a fait le tour du monde, mais aussi John Smith, un jeune Ontarien qu’elle avait rencontré à Sorel et qui est mort en mer, en 1934, alors qu’il tentait de traverser l’Atlantique nord en canot[58]. Guèvremont avait d’ailleurs signé dans The Gazette un compte rendu de sa rencontre avec lui, sous le titre « Ambitious Paddler Arrives At Sorel[59]». À ces deux modèles s’en ajoute un troisième : Alfred DesRochers. En effet, Guèvremont entretiendra dans les années 1940 une correspondance soutenue avec le poète d’À l’ombre de l’Orford (quelque cent onze lettres), et se serait largement inspiré de cet homme en qui elle voit à la fois un être raffiné et un coureur des bois, qu’elle va jusqu’à appeler, dans leur échange épistolaire, son « cher Survenant[60] ».

Par son cadre paysan, Le Survenant appartient au régionalisme et à la littérature du terroir. Or, Guèvremont s’intéresse au moins autant aux rapports entre ses personnages et aux tensions dramatiques qui les animent qu’aux descriptions du travail de la terre, lequel reste en arrière-plan. C’est presque en ethnographe que la romancière dépeint les îles de Sorel, où elle campe des enjeux dont elle cherche à démontrer qu’ils sont à la fois locaux et universels[61].

À certains égards, Le Survenant fait preuve d’une indéniable modernité. Par son protagoniste, d’abord, un homme sans passé, constamment en mouvement et à l’identité fuyante, qui bouscule le monde traditionnel du Chenal du Moine.

« Vous autres, vous savez pas ce que c’est d’aimer à voir du pays, de se lever avec le jour, un beau matin, pour filer fin seul, le pas léger, le cœur allège, tout son avoir sur le dos. Non ! vous aimez mieux piétonner toujours à la même place, pliés en deux sur vos terres de petite grandeur, plates et cordées comme des mouchoirs de poche. Sainte bénite, vous aurez donc jamais rien vu, de votre vivant ! »[62].

Celui qu’on surnomme « Grand-dieu-des-routes », « Fend-le-vent » ou simplement « Venant » incarne un type de héros qu’on retrouvera quelques années plus tard chez les auteurs de la beat generation, à commencer par Jack Kerouac et les personnages principaux de Sur la route (1957), Sal Paradise et Dean Moriarty[63].

Par ailleurs, Le Survenant fait une large place à la condition des femmes dans le monde rural. Alors que le roman du terroir porte surtout, traditionnellement, sur la relation père-fils et sur la transmission de la terre familiale, Guèvremont met ici en relief l’expérience féminine. À ce titre, Patricia Smart voit dans le roman « l’émergence du féminin » et la marque d’un passage « [d]e la société patriarcale à un monde de femmes[64] », entre autres par le biais des personnages de Mathilde et Alphonsine Beauchemin, ou encore d’Angelina, cette voisine qui tombe amoureuse du Survenant. Guèvremont illustre bien la difficulté de s’émanciper pour une femme de ce milieu[65].

Une version définitive du Survenant sera publiée en 1974, chez Fides. Cette mouture propose une fin plus énigmatique[66], le héros quittant le Chenal du moine en conservant l’aura de mystère qui avait effrayé autant que séduit à son arrivée chez les Beauchemin. En effet, Guèvremont supprime dans cette version l’article de journal qui proposait, à la toute fin du roman, une identité possible au personnage, en en faisant le possible héritier d’un riche industriel[67].

Marie-Didace (1947)

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Avec Marie-Didace, Germaine Guèvremont reprend le fil d’une histoire que la disparition du Survenant avait interrompu, créant l’un des tout premiers cycles de la littérature québécoise. Le « Grand-dieu-des-routes » a certes quitté le Chenal du Moine, mais la petite communauté rurale n’en a pas pour autant retrouvé sa quiétude d’autrefois, la présence de l’étranger flotte dans l’air[68]. Le Chenal du Moine paraît transformé à jamais, tandis qu’Angélina espère le retour du Survenant et que les relations se détériorent entre Didace Beauchemin, son fils Amable et sa bru Alphonsine, qui n’approuvent pas le choix de Didace de s’être remarié avec l’Acayenne, veuve elle aussi et qu’ils jugent profiteuse.

Le roman connaît une excellente réception critique. Roger Duhamel le considère d’emblée comme supérieur au Survenant, soutenant que « les tâtonnements des débuts, si prometteurs qu'ils fussent, sont aujourd'hui dépassés[69] ». Julia Richer, pour sa part, écrit dans Notre Temps que « ce qu’il y avait d’inachevé dans Le Survenant, Marie-Didace nous le donne avec une certitude qui est comme le symbole de la maturité du talent de madame Guèvremont », ajoutant que ce second roman « est plus dépouillé, plus vigoureux dans le choix des mots précis, de l’expression parfaitement ajustée[70] ».

Il n’en demeure pas moins que Marie-Didace ne connaît pas le même succès que son illustre prédécesseur. Dans l’avant-propos de l’édition critique qu’il a préparée du roman, Yvan G. Lepage tente une explication : « Marie-Didace paraît destiné à vivre dans l'ombre du Survenant. La critique, qui avait émis des réserves lors de la parution du Survenant, en 1945, avait pourtant été quasi unanime, deux ans plus tard, à saluer ce chef-d'œuvre qu'est Marie-Didace. Les deux œuvres forment un diptyque, mais Marie-Didace en constitue la face cachée, sans doute parce que le personnage du Survenant en est absent; le roman est traversé par la nostalgie d'un paradis perdu, comme si l'horizon était désespérément bouché[68] ».

Comme si elle avait elle-même sa préférence, Germaine Guèvremont ne retravaillera jamais le texte de Marie-Didace, elle qui a pourtant retouché avec grand soin, jusqu’à quelques mois avant sa mort, celui du Survenant[68].

Bibliographie

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Œuvres romanesques

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  • En pleine terre : paysanneries; trois contes, Éd. Paysana, Montréal, 1942.
  • Tu seras journaliste, dans David Décarie & Saint-Martin, Lori, Tu seras journaliste et autres œuvres sur le journalisme, Œuvres de fiction 1, Presses de l’Université de Montréal, coll. « Bibliothèque du Nouveau Monde », 2017.
  • Le Survenant, Éd. Beauchemin, Montréal, 1945.
  • Marie-Didace, Éd. Beauchemin, Montréal, 1947.

Autres écrits

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  • Grasse ou maigre, Courrier de Sorel (le), .
  • Les champions de la parlote, Courrier de Sorel (LE), .
  • Les vivants et les morts, Courrier de Sorel (Le), .
  • Les Survenants, Paysana, vol. I, no. 1, , pages 11 et 12., NOUVELLE: (Il s’agirait du premier texte de fiction à avoir été publié par Germaine Guèvremont. Plusieurs des personnages du Survenant et de Marie-Didace s'y retrouvent.)
  • Le départ, Paysana, vol I, no. 2, , pages 12 et 38.
  • Sa prière, Paysana, vol. I, no. 3, , p. 22.
  • La Noce, Paysana, vol. I, no 4, , pages 19 et 32.
  • Un malheur, Paysana, vol. I, no. 5, , page 13.
  • Quand l’été s’en va..., Paysana, vol I, no. 6, , page 11.
  • La femme du médecin de campagne, Paysana, vol. I, no. 8, , pages 17 et 18.
  • Le rêve d’un chef, Paysana, vol. I, no 8, , p. 19.
  • Une grosse nouvelle, Au M. R. T.. Français, les 26 et (Pièce en un acte. Reprise au Théâtre d’été, émission de CBFT, le .)
  • La fille à De-Froi, Paysana, vol. I, no. 11, , pages 10 et 11.
  • Ode à son cheval, Paysana, vol II, no. 1, , page 25.
  • Tu seras journaliste (roman-feuilleton), Paysana, (entre et , inclusivement, soit sur 18 numéros) vol. II, no. 2, , p. 12 et 13; no 3, , p. 28 et 29; no 4, , p. 13 et 20; no 5, , p. 7 et 11; no 6, , p. 10 et 11; no 7, , p. 8 et 9; no 8, , p. 6 et 7; no 9, , p. 6, 7 et 13; no 11, , p. 5, 6 et 7; no 12, , p. 6 et 7. vol III, no 1, , p. 18 et 19; no I (bis), , p. 22 et 23; no 2, , p. 24, 25 et 32; no 3, , p. 20, 21 et 22; no 4, , p. 9 et 24; no 5, , p. 19 et 24; no 6, , p. 20 et 21; no 7, , p. 22, 23 et 24.
  • Le 3e centenaire de Racine, revue populaire (la), 32e année, no 11, , p. 7. (Article publié à l’occasion de la fête organisée par la Société des Écrivains Canadiens)
  • La semaine de la lettre, Paysana, vol. II, no 9, , p. 22 et 23.
  • Louis Fréchette, Paysana, vol. II, no 10, , p. 6.
  • Pays-Jasettes, Paysana, vol. II, no 10, , p. 20.
  • Un ami des livres, La revue populaire, 33e année, no 5, , p. 9, 62, 67. (Visite chez un bibliophile montréalais, Denis de la Ronde.)
  • La raison d’un pseudo., Un homme et ses enfants, Un autre homme, etc. et des hommes de bonne volonté, Ma prière, Donnons des livres en étrennes (pseud. La femme du postillon) L’Oeil, vol . I, no. 5, , p. 27.
  • La Société des écrivains Canadiens, Culture, vol. I, no 3, , p. 362 et 363.
  • Un quêteux sans pareil., Le bonheur s’apprend, Irons-nous “à” ski ou “en“ski?, Un peu de logique, Donner des noms, Comme un enfant, Paysanneries (pseud. La femme du postillon), L’Oeil, vol I, no. 6., , p. 32.
  • La petite «campe» de l’Enfant Jésus. Un beau sermon, Chacun sa prière, La femme riche, Nourriture biblique, Foncièrement chrétienne (pseud. La femme du postillon), L’Oeil, vol. I, no. 7, , p. 19.
  • Soleil., Jeunesse, Folle jeunesse, Extrème jeunesse, J’ai dit au postillon, Le postillon m’a dit. (pseud. La femme du postillon) L’Oeil, vol I, no. 8, , p. 25.
  • Un vrai taupin,, Paysana, vol IV, no 1, , pages 7 et 20. (conte)
  • C’est notre fête, Paysana, vol IV, no 1, , p. 24.
  • Propos de printemps, Sans à-propos, Campagne, À la campagne, L’esprit des uns, Celui des autres. (pseud. La femme du postillon), L’Oeil, vol. I, no. 9, , p. 30.
  • Les demoiselles de Mondor, La Revue Moderne, vol. 22, no 1, , p. 9, 36. (Nouvelle reprise dans En pleine terre)
  • Le tour du village, Paysana, vol. IV, no 3, , p. 6; no 4, , p. 10; no 5-6, , p. 10. vol. VI, no 4, , p. 14.
  • L’arbre devant la maison, Une porte ouverte ou fermée, Marche... Marche... Marche..., Une histoire aérée, Skiez mortels (pseud. La femme du postillon), L'Oeil, vol. I, no 10, , p. 25.
  • La gloire d’une débutante, La belle âge, Dernière jeunesse, Générosité perdue, Prélude, Le livre le plus court, Une définition, Postillonnages. (pseud. La femme du postillon), L’Oeil, vol. I, no. 12, , p. 32.
  • Monique en vacances, Un honnête homme, Américain ou canadien. (pseud. La femme du postillon), L’Oeil, Vol. II, no. 1, , p. 26.
  • La dame de journée moyen-âge, Précisions, Comment faut-il les appeler?. (pseud. La femme du postillon), L’Oeil, vol. II, no. 2, , p. 24.
  • Le bouleau d’argent, Paysana, , pages 5 et 17. (conte)
  • Plus précisément, Un homme mal pris, Le front contre la vitre ... du tramway, Testaments, Pénurie d’institutrices, Expositions de revues, Petit courrier, Fêtera-t-on le IIIe centenaire?, Dans le pit en l’air, Neige d’Antan. (pseud. La femme du postillon), L’Oeil, vol II, no 3, , p. 25.
  • Portés disparus, Distractions, Le bœuf à la mode, Références, références, Un sage, Sans diplôme, Neige d’Antan. (pseud. La femme du postillon), L’Oeil, vol. II, no. 4, , p. 25.
  • Une femme et son métier, Paysana, vol. IV, no 10, , p. 4. (reportage)
  • Thémis versus Diane, Romance, petite fleur bleue toujours vivace, Entendons-nous, Pour les bridgeurs, Sans javelage, Joyeux Noël. (pseud. La femme du postillon), L’Oeil, Vol. II, , p. 26
  • En pleine terre, Montréal, Éditions Paysana ltée. (1942), 159 p.; — 1946, 156 p.; — Montréal et Paris, Fides, (1955), 125 p.; — 1976, 140 p. — (La plupart des nouvelles parurent d’abord dans Paysana. Entre la publication de ces textes de fiction dans Paysana et l'édition sous forme de livre, le style de tous les textes a été considérablement modifié).
  • La femme péril ou salut de la terre, Paysana, vol. IV, no 11, , p. 6.
  • En marge de la guerre, Le pain amer, Plus obscur que la grande noirceur, New York présente, Chinoiseries, Serions-nous féministes?, Échos des fêtes (pseud. La femme du postillon), L’Oeil, vol. 2, no 6, , p. 23.
  • Paysana présente... Marie-Claire Daveluy, Paysana, vol IV, no 12, , p. 8. (entrevue)
  • Pays-Jasettes, Paysana, vol IV, no 12, , p. 21 et 22.
  • Une famille au service de l’agriculture, Paysana, vol V, no 1, , pages 14 et 15. (reportage)
  • Une belle carrière, Florine Phaneuf, Paysana, vol V, no 3, , p. 9. (entrevue)
  • Le 3e centenaire de Sorel, Samedi (Le), 54e année, no 12, , p. 4-5, 31. (Germaine Guèvremont fait l’historique de la ville et décrit Sorel, «ville centenaire, ville royale, ville maritime, ville d’avenir...)
  • Une jeunesse de 83 ans (dans la série: Nos grandes femmes), Paysana, vol. V, no 10, , p. 9.
  • Un sauvage ne rit pas, LA REVUE MODERNE, Vol. 24, no 11, , p. 10-11. (Mélusine, journaliste, autrefois courriériste du News à Sorel, reconnaît, dans une soirée au Press Club, un sauvage qui avait tenté de traverser l’Atlantique en canot. Quand elle découvre la supercherie (le sauvage était garçon de table, et était alors petit employé d’une agence de publicité), elle le gifle. (À rapprocher d’un récit fait par Germaine Guèvremont, dans La découverte de Sorel en 1926, Paysana, , p. 7.)
  • De fil en aiguille, Paysana, vol VI, no 1, , p. 7.
  • Un maître-artisan (Moïse Beauchemin, pionnier de l’industrie des machines aratoires dans la province de Québec) Paysana, vol. VI, no 2, , pp. 8 et 9.
  • L’arbre devant la maison, Paysana, vol. VI, no 2, , p. 16.
  • Lettre morte, Paysana, vol. VI, no 3, , pages 8 et 9. (conte)
  • La peur, Paysana, vol. VI, no 5-6, juillet-, pages 7 et 14. (conte)
  • L’enfant, notre espoir..., Paysana, vol VI, no 7, , p. 9.
  • Le petit bac du Père Drapeau, Paysana, , pages 5 et 6.
  • La découverte de Sorel en 1926, Paysana, vol. VI, no 9, , p. 6 et 7.
  • Il y a soixante ans, Paysana, vol VI, no 10, , p. 8.
  • Figures de femmes. Madeleine Huguenin, Paysana, vol. VI, no 10, , p. 8.
  • Le Survenant: L’arrivée du Venant — L’abandon, Gants du Ciel, no, 2,
  • En ce temps-là, Paysana, vol VI, no 11, .p. 6 et 13.
  • Fidélité, Paysana, vol VI, no 12, , p. 3.
  • Des mains ingénues, Paysana, vol. VI, no 12, , p. 8. (entrevue)
  • Avec un grain de sel..., Paysana, vol. VII, no 1, , p. 6 et 12.
  • Un chapeau se penche sur une femme, Paysana, vol VII, no 2, , pages 7 et 18. (entrevue)
  • L’émeraude, nouvelle sentimentale, La Revue Moderne, vol. 34, no 1, , p. 8, 17, 21.
  • Le Survenant, Radioroman original. Station CBF. Réalisation : Paul Leduc. Quotidien, 15 minutes. Du au ., Reprise: Station CKVL Quotidien, 15 minutes. Du au ., Microfilm: Pierre Pagé et Renée Legris, 1972.
  • Les Demoiselles de Mondor, Conte original, série Contes de mon pays ( - ) Station CBF. Réalisation Guy Beaulne. 30 minutes. Diffusé le . Texte dactylographié, avec annotations manuscrites, 21 x 35 cm. 17p. Manuscrit: Société Radio-Canada.
  • Le survenant, Téléroman, diffusé à Radio-Canada entre le et le . Direct, noir et blanc, 138 épisodes de 30 minutes. Dates de diffusion: du au , le mardi de 20h30 à 21h00; du au , le mardi de 21h00 à 21h30; du au , le mardi de 20h00 à 20h30; du au , le jeudi de 20h30 à 21h00.
  • Au chenal du moine, Téléroman (suite du Survenant), diffusé à Radio-Canada entre le et le , le jeudi entre 20h30 et 21h00, Direct, noir et blanc, 39 épisodes de 30 minutes. Dates de diffusion: Du au , le jeudi entre 20h30 et 21h00.
  • Au pays du Survenant, LA REVUE MODERNE, vol. 39, no 1, , p. 12, 14. (Germaine Guèvremont raconte l’aventure du Survenant. «Plus qu’un homme, le Survenant est l’île de nostalgie, de déraison, d’inaccessible, d’inavouable — et pourtant d’humain — que chacun porte en soi. L’île perdue.»)
  • Le premier chapitre d’un troisième roman parut, sous le titre Le plomb dans l’aile, dans Cahiers de l’Académie canadienne-française, vol. III, no. 5, 1959, p. 69-75. (Marie-Didace quitte le Chenal-du-Moine, où elle s’ennuie, pour aller chercher su travail au journal de Sorel. Angélina la prévient: «A Sorel, il y a du monde que tu connais pas. Y a du danger. La crise. Tu pars avec du plomb dans l’aile.»)
  • Dans la quotidien LE NOUVEAU JOURNAL, Germaine Guèvremont tient la chronique Trois minutes avec ..., conjointement avec Solange Chaput-Rolland, Michelle-A. Mailhot, Lucie de Vienne, Thérèse Casgrain, Andréanne Lafond et quelques autres. Ses billets s’échelonnent du au .
  • Un homme habité., Le Nouveau journal, , p. 21. (Sur Ernest Hemingway)
  • Découpages. Le Nouveau journal, , p. 22.[ (Billet sur les choses familières qui s’en vont...)
  • Onze novembre., Le Nouveau journal, , p. 22. (Réflexion sur le souvenir et l’oubli)
  • Ne me donnez, Seigneur..., Le Nouveau journal, , p. 21.
  • (Réflexions à partir d’un texte de l’agenda Aujourd’hui, de Françoise Gaudet-Smet.)
  • Le premier scoop du monde., Le Nouveau journal, , p. 19.
  • Ses enfants à qui elle demandait d’être à l’affût des nouvelles pour la Gazette, lui rapportent «une grosse nouvelle»: Caïn a tué Abel! Où allons-nous ?., Le Nouveau journal, , p. 22. (Dans la vie trépidante que nous menons, où trouver le bonheur ?)
  • Ce vice puni... la lecture. Le Nouveau journal, , p. 23. (Commentaires sur les méthodes de lecture rapide. «Pour moi, le vieux principe paysan garde sa validité: un feu lent est plus de durée qu’un feu de broutilles et d’éclats.»
  • Information-minute. Le Nouveau journal, , p. 20. (Autre commentaire sur la lecture rapide)
  • Noël approche. Le Nouveau journal, , p. 22. (Souvenirs d’enfance)
  • Les visiteurs du Jour de l’An. Le Nouveau journal, , p. 21. (Rappel de la coutume des nombreuses visites du premier de l’an.)
  • D’une étrenne à l’autre. Le Nouveau journal, , p. 21. (Pour ses petits enfants, Germaine Guèvremont se met à la recherche de l’origine des étrennes).
  • Sur un air connu. Le Nouveau journal, , p. 23. (Réminiscences. Germaine Guèvremont rappelle comment la charge de courriériste (à la Gazette) s’offrit à elle et lui fut un antidote contre l’ennui, «péché irrémissible des petites villes»).
  • Voyage au pays de la bonne fourchette. Le Nouveau journal, , p. 23. (Sur la gastronomie, à l’occasion du Grand Salon Culinaire).
  • A la croque au sel. Le Nouveau journal, , p. 23. (Sur le sel, ses symboles, les superstitions qu’il fit naître).
  • Enfants de la nuit. Le Nouveau journal, , p. 20. (Sur le rêve, la chance...)
  • Connaissez-vous Annie ? Le Nouveau journal, , p. 23. (Sur l’épouse du cosmonaute John Glenn).
  • Deux nouvelles. Le Nouveau journal, , p. 23. (Germaine Guèvremont amorce une réflexion sur les trains de son enfance, à partir de l’annonce de la construction d’un jet supersonique).
  • Discours de réception à la Société Royale du Canada (Dans Présentations, no 16, Société Royale du Canada, Section française, Trois-Rivières, . p. 93-98. Présentation de l’auteur par le Dr Adrien Plouffe. p. 87-91).
  • Jamais je n’oublierai... Dans Présence de Victor Barbeau, Montréal, Atelier Pierre Desmarais, 1963, p. 23-26 (Cahier no 2).
  • Le Survenant, homme ou dieu ? (Conférence aux étudiants de l’Université de Montréal, le . 10 pages (texte dactylographié).
  • Marie Mauron. Cahiers de l’Académie canadienne-française, no. 11 Reconnaissances littéraires. Montréal, 1967. p. 144-150. (Article consacré à cet écrivain français, « gloire littéraire de la Provence ».
  • A l’eau douce. Châtelaine, vol. 8, no 4, , p. 34-35, 74, 76, 80, 82.
  • Le premier miel. Le Devoir, supplément littéraire, , p. XXI.

Prix et distinctions

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  • 1945 : Prix Ludger-Duvernay de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.
  • 1946 : Prix David de la province de Québec (ex aequo avec Roger Lemelin).
  • 1947 : Prix Sully-Olivier de Serres du ministère français de l’Agriculture (fondé en 1942 pour encourager les écrivains qui s’inspirent des réalités rurales).
  • 1947 : Prix littéraire de l’Académie canadienne-française pour le roman Marie-Didace (le roman est proposé par Alain Grandbois).
  • 1947 : Germaine Guèvremont est nommée « femme de l’année » par la station de radio CKAC.
  • 1948 : Germaine Guèvremont est élue à l’Académie canadienne-française en même temps que Roger Duhamel (1916-1985).
  • 1951 : Le Prix du Gouverneur général est décerné à The Outlander, qui regroupe les traductions du Survenant et de Marie-Didace (trad. Eric Sutton).
  • 1962 : Germaine Guèvremont est reçue à la Société royale du Canada, en même temps que son cousin Claude-Henri Grignon.
  • 1976 : Postes Canada émet un timbre en l’honneur de Germaine Guèvremont, lequel représente l’arrivée du Survenant chez les Beauchemin.  

Adaptation au cinéma

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En 2005, le cinéaste Éric Canuel signe une adaptation pour le grand écran du Survenant, avec Jean-Nicolas Verreault dans le rôle-titre.

Hommages et postérité

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  • En 1985, la municipalité de Sainte-Anne-de-Sorel crée la rue Marie-Didace82.
  • En 1986, la Ville de Montréal créé la rue Germaine-Guèvremont83.
  • En 2005, la Ville de Sherbrooke créé la rue Germaine-Guèvremont84.
  • En 2006, la Ville de Québec créé la rue du Survenant85.

Notes et références

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  1. Il n’y aurait joué que deux matchs.
  2. Fondée par Victor Barbeau et Jean Bruchési en 1936.

Références

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  1. 1 2 David Décarie, Le rêve de Phonsine. Poétique/psychocritique du Cycle du Survenant de Germaine Guèvremont, Les Presses de l’Université de Montréal, 2021, p. 254.
  2. 1 2 Répertoire du patrimoine du Québec. Consulté le 31 juillet 2025.
  3. Rita Leclerc, Germaine Guèvremont, Éd. Fides, coll. « Écrivains canadiens d'aujourd'hui », 1963, p. 17.
  4. [Sans titre], Le Canada, « Coin des étudiants », 11 octobre 1913, p. 9.
  5. Yvan Lepage, « Une ambassadrice des lettres québécoises. La correspondance G. Guèvremont – W.A. Deacon », www.revue-analyses.org, vol. 5, nº 1, hiver 2010, p. 11.
  6. David Décarie, Le rêve de Phonsine. Poétique/psychocritique du Cycle du Survenant de Germaine Guèvremont, Les Presses de l’Université de Montréal, 2021, p. 258.
  7. 1 2 David Décarie, Le rêve de Phonsine. Poétique/psychocritique du Cycle du Survenant de Germaine Guèvremont, Les Presses de l’Université de Montréal, 2021, p. 255.
  8. Germaine Guèvremont (Janrhêve), « Sortie du bois… », La Revue moderne, vol. I, nº 10, 15 août 1920, p. 28.
  9. Germaine Guèvremont, « Madeleine Huguenin », Paysana, vol. 6, nº 10, décembre 1943, p. 8.
  10. David Décarie & Saint-Martin, Lori, « Hommage à Germaine Guèvremont », Lettres québécoises, nº 172, 2018, p. 85.
  11. Yvan G. Lepage, Marie-Didace, édition critique, Les Presses de l’Université de Montréal, coll. « Bibliothèque du Nouveau monde », 1996, p. 10.
  12. Charlotte Biron, « Germaine Guèvremont, une journaliste en pleine terre », Cap-aux-Diamants, nº 125, printemps 2016, p. 10.
  13. Charlotte Biron, « Germaine Guèvremont, une journaliste en pleine terre », Cap-aux-Diamants, nº 125, printemps 2016, p. 10-13.
  14. David Décarie, Le rêve de Phonsine. Poétique/psychocritique du Cycle du Survenant de Germaine Guèvremont, Les Presses de l’Université de Montréal, 2021, p. 256.
  15. The Montreal Gazette, 13 janvier 1932, p. 7.
  16. Valérie Bouchard & Mathieu, Jocelyne, « Par des femmes pour des femmes. Se dévouer mais aussi survivre : Françoise Gaudet‑Smet et la revue Paysana (1938‑1949) », Mémoires du livre / Studies in Book Culture, 12(2), automne 2021, p. 2.
  17. Joël Boilard, Landry, Marie-Ève & Rochon, Sara-Lise, « Bibliographie de Germaine Guèvremont », Voix et Images, vol. 33, nº 3 (99), printemps-été 2008, p. 87.
  18. Paysana, vol. I, nº 1, mars 1938, p. 11-12.
  19. En pleine terre : paysanneries; trois contes, Éd. Paysana, Montréal, 1942.
  20. Diane Sabourin, « Le Survenant », L’Encyclopédie canadienne, 2012. Consulté le 31 juillet 2025.
  21. David Décarie, « Aux sources – biographiques, familiales, intertextuelles – de l’Acayenne de Germaine Guèvremont dans le roman Marie-Didace », Port Acadie, (33), 2020, p. 100.
  22. David Décarie & Joubert, Lucie, « Germaine Guèvremont : nouvelles survenances », Voix et Images, vol. 33, nº 3, 2008, p.10.
  23. Diane Sabourin, « Un homme et son péché », L'Encyclopédie canadienne, 2016. Consulté le 31 juillet 2025.
  24. Germaine Guèvremont, Le Survenant, Éd. Beauchemin, 1945.
  25. Isabelle Dumont, « Le marché éditorial québécois : entre mythocratie et iconophagie », Liberté, 48(1), 2006, p. 23.
  26. David Décarie, Le rêve de Phonsine. Poétique/psychocritique du Cycle du Survenant de Germaine Guèvremont, Les Presses de l’Université de Montréal, 2021, p. 259.
  27. David Décarie, Le rêve de Phonsine. Poétique/psychocritique du Cycle du Survenant de Germaine Guèvremont, Les Presses de l’Université de Montréal, 2021, p. 261.
  28. The New York Times, « Books of the Times », 7 mars 1950, p. 25.
  29. Harrison Smith, « Ten New Talents », Saturday Review of Literature, 18 février 1951, p. 7-9.
  30. Time, 13 mars 1950.
  31. CBF, série « Les Grands romans canadiens », Archives Radio-Canada, 1951.
  32. 1 2 David Décarie, « Aux sources – biographiques, familiales, intertextuelles – de l’Acayenne de Germaine Guèvremont dans le roman Marie-Didace », Port Acadie, no 33, 2020, p. 116.
  33. David Décarie, « Germaine Guèvremont, la dame des îles », www.revue-analyses.org, vol. 5, nº 1, hiver 2010, p. 2.
  34. Alain Demers, « Au pays du Survenant », Journal de Montréal, 2015. Consulté le 31 juillet 2025.
  35. Yvan G. Lepage, Marie-Didace, édition critique, Les Presses de l’Université de Montréal, coll. « Bibliothèque du Nouveau Monde », 1996, p. 77.
  36. David Décarie, Le rêve de Phonsine. Poétique/psychocritique du Cycle du Survenant de Germaine Guèvremont, Les Presses de l’Université de Montréal, 2021, p. 263.
  37. Yvan G. Lepage, Marie-Didace, édition critique, Les Presses de l’Université de Montréal, coll. « Bibliothèque du Nouveau monde », 1996, p. 78.
  38. Châtelaine, vol. 8, no 4, avril 1967.
  39. Le Devoir, Supplément, 31 octobre 1967, p. 21.
  40. 1 2 David Décarie, Le rêve de Phonsine. Poétique/psychocritique du Cycle du Survenant de Germaine Guèvremont, Les Presses de l’Université de Montréal, 2021, p. 264.
  41. L'Adieu aux îles, IMDB. Consulté le 31 juillet 2025.
  42. ARTUS, Répertoire des artistes du Québec. Consulté le 31 juillet 2025.
  43. 1 2 Éloge funèbre de Germaine Guèvremont, écrit en 1969 pour la Société royale.
  44. Le Courrier de Sorel, Supplément, 29e année, no 37, 21 décembre 1928, p. 1.
  45. Le Courrier de Sorel, Supplément, 30e année, no 33, 20 décembre 1929, p. 1.
  46. David Décarie, Le rêve de Phonsine. Poétique/psychocritique du Cycle du Survenant de Germaine Guèvremont, Les Presses de l’Université de Montréal, 2021, p. 35.
  47. Le Courrier de Sorel, Supplément, 30e année, no 33, 20 décembre 1929, p. 1, 4.
  48. Germaine Guèvremont, Le Cycle du Survenant – En pleine terre, Le Survenant, Marie-Didace, Presse de l’Université de Montréal, 2013, p. 18-19.
  49. Germaine Guèvremont, Le Cycle du Survenant – En pleine terre, Le Survenant, Marie-Didace, Presse de l’Université de Montréal, 2013, p. 34.
  50. David Décarie & Saint-Martin, Lori, Tu seras journaliste et autres œuvres sur le journalisme, Œuvres de fiction 1, Presses de l’Université de Montréal, coll. « Bibliothèque du Nouveau Monde », 2017, p. 14.
  51. David Décarie, Le rêve de Phonsine. Poétique/psychocritique du Cycle du Survenant de Germaine Guèvremont, Les Presses de l’Université de Montréal, 2021, p. 186.
  52. David Décarie & Saint-Martin, Lori, Tu seras journaliste et autres œuvres sur le journalisme, Œuvres de fiction 1, Presses de l’Université de Montréal, coll. « Bibliothèque du Nouveau Monde », 2017, p. 16.
  53. Yvan G. Lepage, Le Survenant, édition critique, Les Presses de l'Université de Montréal, coll. « Bibliothèque du Nouveau Monde », 1989, p. 83.
  54. Annette Hayward, « La réception du Survenant et le mystère d’une identité hybride », www.revue-analyses.org, vol. 5, nº 1, hiver 2010, p. 40-41.
  55. Roger Duhamel, L'Action Nationale, septembre 1945, p. 16.
  56. André Langevin, Notre Temps, 12 juillet 1947, p. 16.
  57. Tiré d’un entretien dans le cadre de la série documentaire Profils et paysages, Office national du film, 1959.
  58. Lise Gauvin, « Neveurmagne ! ou le vaste monde du Survenant », Le Devoir, 24 décembre 2022. Consulté le 31 juillet 2025.
  59. The Gazette, vol. 163, no 153, 29 juin 1963, p. 7.
  60. Yvan G. Lepage, « Cher Survenant... : Germaine Guèvremont-Alfred DesRochers (1942-1951) », Voix et Images, 16(1), 1990, p. 64–78. Consulté le 31 juillet 2025.
  61. David Décarie, Le rêve de Phonsine. Poétique/psychocritique du Cycle du Survenant de Germaine Guèvremont, Les Presses de l'Université de Montréal, 2021, 298 p.
  62. Yvan G. Lepage, Le Survenant, édition critique, Les Presses de l'Université de Montréal, coll. « Bibliothèque du Nouveau Monde », 1989, p. 263.
  63. Hélène Destrempes & Morency, Jean, « Américanité et modernité dans le cycle du Survenant », Voix et images, vol. 33, nº 3 (99), printemps-été 2008, p. 29-40.
  64. Patricia Smart, Écrire dans la maison du père. L’émergence du féminin dans la tradition littéraire du Québec, Montréal, Éd. Québec Amérique, 1990, p. 143.
  65. Patricia Smart, « Changer la vie ou changer le monde? », dans « Le Survenant et Bonheur d’occasion : rencontre de deux mondes », Études françaises, vol. 33, nº 3, hiver 1997, p. 18.
  66. Yvan G. Lepage, Le Survenant, édition critique, Les Presses de l'Université de Montréal, coll. « Bibliothèque du Nouveau Monde », 1989, p. 55.
  67. Annette Hayward, « La réception du Survenant et le mystère d’une identité hybride », www.revue-analyses.org, vol. 5, nº 1, hiver 2010, p. 27-29.
  68. 1 2 3 Yvan G. Lepage, Marie-Didace, édition critique, Les Presses de l’Université de Montréal, coll. « Bibliothèque du Nouveau monde », 1996, p. 6.
  69. Roger Duhamel, « Courrier des lettres. "Marie-Didace " », Montréal-Matin, 26 septembre 1947, p. 5.
  70. Julia Richer, « La suite du Survenant. Marie-Didace de Germaine Guèvremont », Notre Temps, 20 septembre 1947, p. 4.

Bibliographie

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  • Renée Legris, Dictionnaire des auteurs du radio-feuilleton québécois, Fides, 1981
  • BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES CANADA. RÉPERTOIRE DU FONDS GERMAINE GUÈVREMONTLMS 0260 2004-03. Numéro de référence archivistique ; R 12045-0-0-F Numéro MIKAN : 3697418

Liens externes

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