Gerbe (entreprise)

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Gerbe
logo de Gerbe (entreprise)

Création 1904
Fondateurs Stéphane Gerbe
Forme juridique SAS
Siège social Saint-Vallier
Drapeau de France France
Direction Mme Yunfan YANG
Activité fabrication de bas et collants
Produits bas et collants
Société mère Tianci Hot Spring(2015 -)
Effectif 60
Site web www.gerbe.fr

Gerbe est une entreprise française créée en 1904 par Stéphane Gerbe. Située à Saint Vallier en Bourgogne, la Manufacture Gerbe est spécialisée dans la confection de bas et collants, et appartient de nos jours à Tianci Hot Springs[1].

Au commencement[modifier | modifier le code]

Tout commence en 1897 lorsque Stéphane Gerbe, fondateur des Établissements Gerbe, hérite d’un commerce de mercerie-bonneterie à Cluny en Saône et Loire. Le métier de commerçant ne lui convenant pas, il décide de créer sa propre entreprise.

En 1906, il s’installe à Montceau-les-Mines, toujours en Saône-et-Loire, où réside une importante main d’œuvre féminine et emploie des ouvrières à domicile.

En 1908, il abandonne définitivement le négoce et se lance entièrement dans la fabrication. Il installe ainsi de nombreuses machines à tricoter à la main dans diverses cités ouvrières : Bois du verne, Sanvignes ou Blanzy.

En 1912, il achète les premiers métiers rectilignes à moteur qui permettent de fabriquer des articles de meilleure qualité.

En 1914, déjà plus d’une centaine d’ouvrières occupe les différents ateliers des Établissements Gerbe.

Grandes évolutions[modifier | modifier le code]

En 1925, Gerbe fait l’acquisition de machines industrielles appelées « Métiers COTTON » et « Métiers BOER ». La société emploie alors 200 personnes et l’effectif passe à 350 ouvriers et ouvrières l'année suivante. Cette année marque un grand tournant pour Gerbe qui en profite pour abandonner les métiers à main pour mieux se moderniser.

C’est en 1929[2] que Gerbe fait l’acquisition des terrains de Bellevue, où se trouve aujourd’hui la société Gerbe.

En 1934, les premiers métiers servant à fabriquer les bas en soie naturelle, incontournables à cette époque, arrivent dans les ateliers.

En 1936, Gerbe invente le tout premier bas, appelé « bas carnation ». Tricoté sur une machine rectiligne avec une couture arrière, ce bas est l’emblème de la fabrication artisanale. Il s’agit d’un incontournable de l’époque car symbole d’une élégance française de l’après-guerre. Aujourd’hui, ce produit exceptionnel est toujours disponible et fait la fierté de la maison Gerbe.

La même année, Stéphane Gerbe prend sa retraite en laissant la direction de l'usine à ses deux fils : André (1901 - 1972) et Paul (1906 - 2002). Les deux frères tirent au sort le poste de PDG qui échoira à Paul qui tiendra ce poste jusqu’en 1984. André, prend le titre de directeur général et la direction commerciale dans les bureaux parisiens. Il s'occupera de la promotion et de la publicité jusqu'à son décès en 1972.

Pendant tout ce temps, la société s’agrandit et investit dans de nouveaux métiers. Parallèlement, les Établissements Gerbe s’installent aussi à Charolles dans le Mâconnais pour y fabriquer des mi-bas et chaussettes en maille Derby.

En 1939, les Établissements Gerbe emploient déjà plus de 500 personnes. À ce moment-là, Gerbe est l’un des plus importants producteurs français de bas de soie. Peu de temps après, le polyamide (Nylon…) fait son apparition, ce qui permet la fabrication de bas plus solides.

C’est en 1950 qu’est créé le bas « Voile 7 » (pour sept deniers), un produit exceptionnellement fin, mais fragile, et que Gerbe commercialise encore aujourd’hui.

Dans les années 1950, Dior donne l’exclusivité de la fabrication de ses collants et bas aux établissements Gerbe ; cette collaboration durera pendant 50 ans.

Ensuite, il faudra attendre 1958 pour qu’arrivent des métiers circulaires qui permettent la confection de bas sans couture.

En 1960, l’élasthanne (Lycra…) fait son apparition. Cette nouvelle technologie donne naissance au bas « Passion » qui fait lui aussi encore partie de la collection Gerbe aujourd’hui.

Une révolution arrive dans les années 1960 avec l’apparition des collants. De nouvelles machines sont alors nécessaires pour l’assemblage et les finitions de ceux-ci. C’est le début d’une nouvelle mode et Gerbe qui jusqu’alors était un spécialiste du bas va devenir également un fabricant de collants.

La société réalise durant l’année 1998 un chiffre d'affaires de 96 millions de francs (14,64 millions d'euros)[3] et emploie 285 personnes.

Après Stéphane et Paul Gerbe[modifier | modifier le code]

Gerbe, qui est restée une entreprise familiale pendant de nombreuses années, a connu par la suite de nombreux changements d’actionnaires.

Elle a été cédée pour la première fois à un groupe canadien en 1984. Quatre ans après, en 1988, c’est la société Cobepa, affiliée au groupe Paribas, qui prend les rênes de Gerbe.

Encore quatre ans après, Gerbe passe dans les mains du groupe Altus, filiale du Crédit Lyonnais, pour finir sous la direction de Bernard Besson en 1993. Cinq ans plus tard, c'est le dépôt de bilan[4] ; la marque est reprise par le groupe financier anglo-saxon Klesh Capital Partners.

En 2003[5], date du second dépôt de bilan de l'entreprise, c’est Alain Regad qui fait l’acquisition de Gerbe[6], renommée Manufacture Gerbe en référence à ses traditions, au travers de la société Rhovyl.

En 2015, la société Rhovyl dépose à son tour le bilan. Aujourd'hui, Gerbe appartient au groupe Tianci Hot Springs.

De nos jours[modifier | modifier le code]

Gerbe existe depuis plus de cent ans et est labellisée depuis 2007 Entreprise du patrimoine vivant[n 1] : la fabrication des produits reste artisanale et les pièces sont confectionnées une par une à la main[7].

L’arrivée en 2010 d’une nouvelle directrice artistique, Margot Van Huijkelom[8], marque définitivement un tournant dans la réalisation des collections. La marque participe à de nombreux salons de mode et de lingerie à travers le monde : le Salon International de la Lingerie , Mode City et Première Classe à Paris, Curve à New York et Las Vegas, Moda à Birmingham, Mode in France à Tokyo et Shanghai Mode Lingerie[9].

Mode[modifier | modifier le code]

Depuis 2010, la marque Gerbe s’est associée au créateur parisien Gaspard Yurkievich[10],[11],[12]. Une association qui a déjà donné naissance à trois collections.

Ces dernières années, Gerbe a accessoirisé de nombreux défilés de marques comme Balenciaga, Jean Paul Gaultier, Guy Laroche, Gaspard Yurkievich ou Pedro Lourenço[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Gerbe n'est pas le seul fabricant français de bas et collants à avoir reçu ce label du Ministère de l'Artisanat, du Commerce, et du Tourisme : l'entreprise Cervin L'arsoie, exerçant dans le même domaine que Gerbe dispose également du label.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Les collants Gerbe passent sous pavillon chinois », sur lemonde.fr,
  2. Bellevue sur ecomusee-creusot-montceau.fr
  3. 96 millions de francs sur ladepeche.fr
  4. « Gerbe dépose le bilan », sur usinenouvelle.com, L'Usine nouvelle, (consulté le 14 novembre 2012)
  5. 2003 sur documents71.fr
  6. « Du dépôt de bilan au rachat en 2003 », sur lejsl.com, le journal de Saône et Loire, (consulté le 14 novembre 2012)
  7. Ministère de l'Artisanat, du Commerce, et du Tourisme, « SAS Rhovyl - Etablissement Gerbe », sur patrimoine-vivant.com (consulté le 14 novembre 2012)
  8. L’entreprise familiale fondée en 1904 vit depuis deux ans l’essor d’un renouveau artistique. À grands pas vers la modernité sur Le Journal de Saône et Loire, 4 avril 2012
  9. Sidali Chikh, « La filière lingerie réunie à Shanghai », Salons, sur fashion-dailynews.com, Éditions Larivière, (consulté le 14 novembre 2012)
  10. Eugénie Trochu, « Gaspard Yurkievich pour Gerbe », Mode, sur vogue.fr, Vogue Paris, (consulté le 14 novembre 2012)
  11. Claire Mabrut, « Oh les belles gambettes ! », sur madame.lefigaro.fr, Le Figaro, (consulté le 14 novembre 2012)
  12. Céline Vautard, « Gerbe et Gaspard Yurkievich s'associent pour une ligne de bas et de collants », Marques, sur fashion-dailynews.com, Éditions Larivière, (consulté le 14 novembre 2012)
  13. défilés sur Le Journal de Saône et Loire

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]