Gauthier van Beringen

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Gauthier van Beringen
Image illustrative de l’article Gauthier van Beringen
Biographie
Nom de naissance De Berengariis, de Beringen
Naissance
Vilvorde
Ordre religieux Prémontrés
Décès
Abbé de l'Église catholique
25e abbé de Parc
Autres fonctions
Fonction religieuse
Archichapelain des ducs de Brabant
Fonction laïque
Bachelier en théologie de l'Université de Paris

Blason
[1]

Gauthier van Beringen (De Berengariis, de Beringen) fut le 25e abbé de Parc, du jusqu'en juin 1462, Parc étant une abbaye prémontrée située dans le Brabant flamand, en Belgique, près de Louvain, fondée en 1129 et toujours en activité. Du temps de cet abbé, 29 religieux furent acceptés à l'abbaye, pas de convers.

Chronologie[modifier | modifier le code]

Gauthier van Beringen est né à Vilvorde, en 1394, de parents nobles. Il est le fils de Jean, dit le vieux, et de Marie de Melsbroec. Il devient profès (1412), bachelier en théologie de l'Université de Paris (1415-16), pitancier (1419), puis abbé de Parc du jusqu'en juin 1462. Il meurt le et est enterré au chœur de l'abbatiale près de Guillaume Bodenvlas de Lubbeek (13e abbé de Parc), sous une belle pierre sculptée.

Abbatiat[modifier | modifier le code]

L'abbé Gauthier van Beringen concentre son action sur deux points :

  • restauration des biens, et
  • observance et réforme de la discipline.

Restauration des biens[modifier | modifier le code]

Portrait du pape Eugène IV (XVe s.).

Il obtient, du Concile de Bâle, en 1436, pour tout l'Ordre, la rénovation et la confirmation de la bulle d'Innocent III, datée de 1200, par laquelle tous les évêques sont obligés de lancer l'excommunication et l'interdit sur les agresseurs du domaine norbertin. En 1437, il prend comme mesure de nommer, avec le consentement du pape Eugène IV, des conservateurs perpétuels de son monastère, pour défendre l'abbaye contre les agresseurs.

Observance de la discipline[modifier | modifier le code]

Il a plus de difficulté, par contre, à relever les religieux de son monastère et de l'Ordre tout entier, et de ramener à la ferveur primitive l'Institut prémontré, qui par le temps et la faiblesse humaine, s'est peu à peu écarté de ses devoirs. Il s'adresse pour cela au prieur de Bethléem (prieuré à Herent), Henri van den Heyden, chanoine augustin zélé, qui a entrepris la réforme de la congrégation de Windesheim, le voulant même abbé à Parc. Le prieur décline l'honneur et s'est contenté de donner des conseils concernant les personnes, les biens et les vœux. Il suggère de nommer son ami, maître Thierry van Tuldel, chanoine de Tongerloo et procureur de l'Ordre à Rome. L'abbé Gauthier van Beringen donne par conséquent sa démission.

Réforme des statuts de l'Ordre[modifier | modifier le code]

Il part du principe que deux articles des statuts de l'Ordre des Prémontrés ont été très mal appliqué au cours du XIVe siècle. Il veut donc insufler une vigueur nouvelle à l'Ordre tout entier, en tentant de réformer ses statuts. En cela il est le premier à élever la parole. Il trouve un écho auprès du pape Eugène IV qui, en 1438, publie une bulle à destination des supérieurs de l'Ordre réunis en chapitre général.

Postérité[modifier | modifier le code]

Dans son ouvrage cité plus bas, J.E. Jansen[2] accompagne la chronologie de l'abbé Gauthier van Beringen d'une indication en latin le concernant : Theologiae Baccalaureus Parisiensis, majoribus patriciis natus, vir regularis disciplinae observantissimus, illiusque augendae zelosissimus et stabiliendae studiosissimus[3].

La pierre tombale sculptée de l'abbé Gauthier van Beringen est ornée de son effigie et de ses armoiries.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le blasonnement des armes de l'abbé Gauthier van Beringen est : « parti, le premier d'argent à trois coquelets crêtés et chantant de sable posés 2 et 1, le second de sinople au chef d'argent chargé de trois losanges de sable rangés en fasce. »
  2. J.E. Jansen est chanoine de l'abbaye de Parc, archiviste de la ville de Turnhout et membre titulaire de l'Académie royale d'Archéologie de Belgique.
  3. Une traduction automatique donne ? « Une formation régulière pour améliorer ses observations comme son zèle, et continuer à être intéressé. »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Timbre de l'écu des abbés prémontrés.
  • J.E. Jansen, L'abbaye norbertine de Parc-le-Duc - Huit siècles d'existence - 1129-1929, éditions H. Dessain, Malines, 1929.

Articles connexes[modifier | modifier le code]