François Ingold

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Officier général francais 3 etoiles.svg

François Ingold

Nom de naissance François Joseph Jean Ingold
Naissance 4 avril 1894
Nancy
Décès 19 décembre 1980 (à 86 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Grade Général de division
Années de service 1914-1962-
Commandement 2e division d'infanterie coloniale
Conflits Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Distinctions Légion d'honneur
Compagnon de la Libération
Croix de guerre 1914-1918
Croix de guerre 1939-1945
Médaille coloniale
Autres fonctions Chancelier de l'ordre de la Libération

François Ingold (né à Nancy le 4 avril 1894, mort à Paris le 19 décembre 1980) est un officier français, Français libre et Compagnon de la Libération, chancelier de cet ordre de 1958 à 1962. Il termine sa carrière militaire avec le grade de général de Division.

Biographie[modifier | modifier le code]

Plaque à la mémoire de François et Maurice Ingold qui vécurent à Fraize de 1904 à 1914

François Joseph Jean Ingold est le fils d'un inspecteur principal des eaux et forêts. Issu d'une vieille famille alsacienne, il est né à Nancy le 4 avril 1894[1].

Il fait ses études au collège de Saint-Dié et est mobilisé en août 1914 au 17e régiment d'infanterie coloniale (17e RIC).

Il participe à la bataille de l'Artois (mai-juin 1915). En 1915, il est nommé sous-officier et rejoint le Sénégal.

Il revient en France en juillet 1916 avec un détachement sénégalais et gagne le front de la Somme, à la Bataille de la Somme.

Mobilisé pendant la Première Guerre mondiale comme sous-officier, il devient aspirant, puis sous-lieutenant en 1918. Il est cité à l'ordre de l'Armée à la suite d'une blessure sur le front en 1918.

Gouverneur de la place de Fort-Archambault au Tchad en 1940, il se rallie au général de Gaulle. Il est donc condamné à mort par contumace par le gouvernement de Vichy, comme de Gaulle auparavant. Il perd son fils aîné, Charles Ingold, aviateur dans la Royal Air Force, cité à l'ordre des Forces françaises libres. Il participe à la campagne du Fezzan avec le général Leclerc, ce qui lui vaut la Croix de la Libération (décret du 12 janvier 1943).

Général de division, il occupe divers commandements. Nommé Chancelier de l'Ordre de la Libération en février 1958 il démissionne exceptionnellement en 1962, ayant difficilement vécu le fait de siéger au Haut tribunal militaire en 1961 et de devoir juger les militaires à la suite du putsch des généraux d'Alger. Le camarade de son frère résistant Maurice, qui fut déporté avec ce dernier au camp de Dachau, était parmi ces militaires.

Décorations[modifier | modifier le code]

Legion Honneur GO ribbon.svg Ordre de la Liberation 2nd ribbon.svg Ordre national du Merite GC ribbon.svg Croix de Guerre 1914-1918 ribbon.svg
Croix de Guerre 1939-1945 ribbon.svg Medaille d'Outre-Mer (Coloniale) ribbon.svg Croix du Combattant Volontaire 1939-1945 ribbon.svg Croix du Combattant Volontaire de la Resistance ribbon.svg
Dso-ribbon.png

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Dix batailles avec la Légion (revue de la Légion 1938)
  • Avec les Troupes Coloniales 1914-1918 (Ed. Berger-Levrault 1938)
  • Trois études : Flirey, La Piave, La Pompelle (revue d'Infanterie et de Cavalerie 1938-39)
  • Ephéméride à l'usage des Troupes Noires. 1942. Cameroun
  • Ceux de Leclerc en Tunisie (Office Français d'Edition 1943-45)
  • L'Armée Française dans la Grande Guerre (1938 -Prix Muteau)
  • l'Armée Coloniale (Edition Reboul 1943)
  • Veillons au Salut de l'Empire (Edition Spès 1945)
  • La France et son Empire dans la Guerre (Edition Littéraire de France 1946)
  • Le Général Leclerc (Service de Documentation)
  • Trente ans d'Histoire ( Nouvelle Librairie de France 1948)
  • Kléber, fils d'Alsace (Edition Alsatia 1953)
  • Histoire et Epopée Troupes Coloniales (edition Pouzet 1956)
  • Sous l'Ancre d'Or (Edition Colbert 1947)
  • Les Dialogues des Soldats Morts (Edition Debresse 1955) couronné par l'Académie Française.
  • La Dernière Patrouille (Imp Fetzer 1951)
  • Amitiés France-Afrique Noire (Edition Durassié 1957)
  • Au-dessus de la Guerre, il y a la Paix (Tequi 1976)
  • Le Chemin : Tempêtes, Escales, Victoires (Les productions de Paris 1958) Prix Poincaré
  • Samory sanglant et magnifique (1961) Prix de l'Académie des Sciences Morales et Politiques
  • Mémorial des Compagnons de la Libération (1961) Prix de l'Académie Française
  • Maurice, mon Frère (Ed. Durassié 1965)
  • Voix d'Outre-Mer (Nv.Editions Latines 1970)
  • Les Compagnons de la grandeur (1946)
  • Les Troupes noires au combat, cas concret pour servir à l'étude des formes de guerre (Berger-Levrault, 1940)
  • Lettres de la France Combattante, Office Français d'Édition, 1945
  • L'Appel de l'Afrique primitive, juin-août 1940 au Tchad, Guinod, 1945
  • L'Epopée Leclerc au Sahara, Berger-Levrault, 1945
  • Les opérations sahariennes au Tchad, Société de Géographie de France, 1946
  • De la douleur, Éditions Littéraires de France, 1947
  • Leclerc de Hauteclocque, Éditions Littéraires de France, 1948
  • Les enthousiasmes méditerranéens, Pouzet, 1951
  • Bêtes et Hommes du Niger, La Toison d'Or, 1953
  • Terre des Bêtes, La Toison d'Or, 1954
  • Songes : une nuit à Khartoum, Peyronnet, 1969
  • De l'amitié, Nouvelles Éditions Latines, 1970
  • Le soldat et la mort, Tequi, 1973
  • Une ombre sur mon chemin, Tequi, 1975
  • Misère et grandeur du troisième âge, Tequi, 1977

Références[modifier | modifier le code]

  1. « François Ingold », sur ordredelaliberation.fr

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gérard Ingold, Le général Ingold : figure de la France libre, Challenges d'aujourd'hui, Chevilly-Larue, 1995, 277 p. + pl. (ISBN 2-910168-29-8)
  • Albert Ronsin (dir.), Les Vosgiens célèbres. Dictionnaire biographique illustré, Éditions Gérard Louis, Vagney, 1990, p. 199 (ISBN 2-907016-09-1)

Liens externes[modifier | modifier le code]