François-Joseph Fétis

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François-Joseph Fétis
Francois joseph fetis.jpg
Portrait de Fétis par Charles Baugniet.
Biographie
Naissance
Décès
(à 87 ans)
Bruxelles, Drapeau de la Belgique Belgique
Formation
Activités
Enfant
Autres informations
A travaillé pour
Instrument
Maîtres
Genre artistique
Distinctions
Second prix au concours de l'Institut
Œuvres principales
Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale de la musique (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
signature de François-Joseph Fétis
Signature de François-Joseph Fétis (1841).

François-Joseph Fétis, né le à Mons[1] et mort le à Bruxelles[1], est un compositeur, critique musical et musicographe belge.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ayant reçu sa formation musicale à Mons, puis au Conservatoire de Paris, il obtient le second prix au concours de l'Institut.

En 1806, il épouse à Paris Adélaïde Robert, fille du révolutionnaire Pierre-François-Joseph Robert et de Louise-Félicité de Kéralio. Leur fils, Édouard (1812-1909), sera directeur de la Bibliothèque royale de Belgique.

Il occupe ensuite des fonctions d’enseignement dans le nord de la France, en particulier à Douai, avant d’obtenir en un poste au Conservatoire de Paris, pour enseigner l’harmonie et la composition. À partir de , il y est aussi bibliothécaire.

Après avoir publié des articles dans diverses revues, il décide en de créer un hebdomadaire, la Revue musicale, qu’il rédige presque seul, accueillant toutefois les contributions occasionnelles de différents auteurs. En , il regagne la Belgique, appelé par le roi à diriger le nouveau Conservatoire royal de Bruxelles. Devant la lourdeur de ses tâches, il effectue en un rapprochement avec la Gazette musicale de Paris pour former la Revue et gazette musicale de Paris sous la direction de Maurice Schlesinger.

Fétis a développé une importante activité d’historien de la musique. Dans ce domaine où il existait encore assez peu de documents, il a publié des livres assez généraux. Il est l’auteur d’un important répertoire de musiciens (1834), qu’il a rédigé presque seul également. Cette œuvre, régulièrement rééditée (1860, 1878…) et réimprimée pour la dernière fois en , rend encore d’importants services aux musicologues, malgré ses erreurs et ses partis pris[2].

Il n’a pas été un compositeur très fécond ni très remarqué ; il est surtout connu pour des œuvres à caractère pédagogique, de la musique instrumentale et de la musique religieuse. Après la mort de Meyerbeer en , il a revu son opéra L'Africaine.

Fétis a cédé sa bibliothèque personnelle au royaume de Belgique : le « fonds Fétis », conservé à la Bibliothèque royale de Belgique, a été réparti entre la section Musique, la Réserve précieuse et le Cabinet des estampes.

Il est inhumé au Cimetière de Bruxelles à Evere.

Honneurs[modifier | modifier le code]

Trois rues portent son nom, une à Etterbeek, une autre à Dinant et enfin une à Mons

Principaux ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Galerie des musiciens célèbres, compositeurs, chanteurs et instrumentistes, contenant leurs portraits lithographiés par les meilleurs artistes, des fac-similés, et leurs notices biographiques, Paris, l'auteur, s. d.
  • Manuel des compositeurs, directeurs de musique, chefs d'orchestre et de musique militaire, ou Traité méthodique de l'harmonie, des instruments, des voix et de tout ce qui est relatif à la composition, à la direction et à l'exécution de la musique, Paris, l'auteur, s. d.
  • Manuel des principes de musique, à l'usage des professeurs et des élèves de toutes les écoles de musique, particulièrement des écoles primaires (2e éd.), Paris, M. Schlesinger, s. d.
  • Traité de l'accompagnement de la partition sur le piano ou l'orgue, Paris, Pleyel, s. d.
  • La musique mise à la portée de tout le monde : exposé succinct de tout ce qui est nécessaire pour juger de cet art, et pour en parler sans l'avoir étudié, Paris, 1830 (2e éd. : Paris, Paulin, 1834).
  • M. Fétis, Specimen des caractères de musique gravés, fondus, composés et stéréotypés par les procédés de E. Duverger, précédé d'une notice sur la typographie musicale, Paris, imprimerie de E. Duverger, (notice BnF no FRBNF43361779, lire en ligne)
  • Curiosités historiques de la musique, complément nécessaire de La Musique mise à la portée de tout le monde, Paris, Janet & Cotelle, 1830.
  • Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale de la musique, Paris, 1834-1835 (2e édition : Paris, Firmin-Didot, 1860, reproduite en fac-similé : Paris, Tchou, coll. « Bibliothèque des introuvables », 2001, 5 vol., 5000 pages[3]).
  • Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale de la musique : Supplément et complément (en collaboration avec Arthur Pougin), vol. 1, Paris, Firmin-Didot, (lire en ligne).
  • Méthode des méthodes de piano, ou Traité de l'art de jouer de cet instrument basé sur l'analyse des meilleurs ouvrages qui ont été faits à ce sujet, Paris, M. Schlesinger, 1837.
  • Histoire générale de la musique depuis les temps les plus anciens jusqu'à nos jours, Paris, Firmin-Didot, 1869-1876, 5 vol.
  • Mémoire sur l'Harmonie Simultanée des Sons Chez les Grecs et les Romains, Paris, Aubri, 1859.
  • Esquisse de l'histoire de l'harmonie considérée comme art et comme science systématique, Paris, Bourgogne et Martinet, 1840.
  • Traité du contrepoint et de la fugue contenant l'exposé analytique des règles de la composition musicale depuis deux jusqu'à huit parties réelles,..., Paris, C.-M. Ozi.
  • Traité complet de la théorie et de la pratique de l'harmonie, Paris, Schlesinger, 1844. (7e édition, 1861)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François-Joseph Fétis et la vie musicale de son temps (1784-1871), catalogue d'exposition, Bibliothèque royale Albert Ier, Bruxelles, 1972.
  • Robert Wangermée (éd.), François-Joseph Fétis. Correspondance, Liège, Mardaga, coll. « Musique et musicologie », 2007, 622 p. (ISBN 2-87009-947-9).
  • Rémy Campos, François-Joseph Fétis, musicographe (1784-1871), Genève, Droz, Haute école de musique de Genève, coll. « Varia », 2013, 27 cm, 882 p. — Ouvrage d'une grande et belle érudition comprenant une bibliographie fournie.
  • Anonyme, « la Bibliothèque de Fétis », Revue et gazette musicale de Paris, 19 novembre 1870, p. 326-328.
  • Catalogue de la bibliothèque de F.-J. Fétis acquise par l'État Belge. Bruxelles, Librairie européenne C. Muquardt, 1877.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Marc Honegger, Dictionnaire de la musique, t. 1, Les Hommes et leurs œuvres. A-K, Bordas, , 1232 p. (ISBN 2-0401-0721-5), p. 344
  2. Walter Corten, « Fétis, transcripteur et vulgarisateur », Revue belge de Musicologie / Belgisch Tijdschrift voor Muziekwetenschap, vol. 50,‎ , p. 249-268 (lire en ligne).
  3. Cf. notice BnF no FRBNF30432159 ; (ISBN 2-84575-044-7) (« vol. 1 » (consulté le 29 décembre 2017)). - (ISBN 2-84575-045-5) (« vol.2 » (consulté le 29 décembre 2017)). - (ISBN 284575-046-3) (« vol. 3 » (consulté le 29 décembre 2017)). - (ISBN 2-84575-047-1) (vol. 4). - (ISBN 2-84575-048-X) (vol. 5)

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