Fosse d'Hérin

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Fosse d'Hérin
La fosse d'Hérin.
La fosse d'Hérin.
Puits d'Hérin n° 1
Coordonnées 50,349811, 3,450417[BRGM 1]
Début du fonçage 1854
Mise en service 1857
Profondeur 382 mètres
Arrêt (extraction)
Remblaiement ou serrement 1955
Puits d'Hérin n° 2
Coordonnées 50,349923, 3,45071[BRGM 2]
Début du fonçage 1854
Mise en service 1857
Profondeur 609 mètres
Arrêt 31 juillet 1936 (extraction)
Remblaiement ou serrement 1955
Puits d'Hérin n° 3
Coordonnées 50,350183, 3,450806[BRGM 3]
Début du fonçage 1890
Profondeur 743 mètres
Arrêt 31 juillet 1936 (extraction)
1953 (aérage)
Remblaiement ou serrement 1955
Administration
Pays France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Commune Hérin
Caractéristiques
Compagnie Compagnie des mines d'Anzin
Groupe Groupe de Valenciennes
Ressources Houille

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Fosse d'Hérin

Géolocalisation sur la carte : Nord

(Voir situation sur carte : Nord)
Fosse d'Hérin

La fosse d'Hérin de la Compagnie des mines d'Anzin est un ancien charbonnage du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, situé à Hérin. Deux puits sont commencés en 1854, et productifs à partir de 1857. Un terril no 159, Fosse d'Hérin, est entrepris à l'ouest de la fosse. Des cités sont bâties. Un troisième puits est commencé en 1890. La fosse est détruite durant la Première Guerre mondiale. Elle est reconstruite vers 1920, le puits no 3 est notamment équipé d'un chevalement en béton armé.

La Compagnie des mines d'Anzin est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe de Valenciennes. Le puits no 3 assure l'aérage de la fosse Blignières, un projet a été annulé, il consistait à concentrer cette dernière sur la fosse d'Hérin et la remettre en extraction. Les trois puits sont finalement comblés en 1955, et les installations détruites, à l'exception du chevalement du puits no 3, conservé de nombreuses années. Le terril est entièrement exploité. Quelques habitations sont détruites.

Une entreprise occupe le carreau de fosse. Un sondage de décompression est exécuté à quelques centaines de mètres de la fosse en 1991. Au début du XXIe siècle, Charbonnages de France matérialise les têtes des puits Hérin nos 1, 2 et 3. Il subsiste trois bâtiments de la fosse. Les cités restantes ont été rénovées. Le site du terril est un espace vert.

La fosse[modifier | modifier le code]

Fonçage[modifier | modifier le code]

Deux puits sont entrepris par la Compagnie des mines d'Anzin à Hérin au sud de la ligne de Somain à Péruwelz en 1854[A 1].

L'orifice des puits est situé à l'altitude de 52 mètres[JD 1]. Le terrain houiller est atteint à la profondeur de 77 mètres[JD 1] ou 85 mètres[A 1]. Le puits no 2 est situé à 22 mètres au nord-est[note 1] du puits no 1.

Exploitation[modifier | modifier le code]

La fosse commence à extraire en 1857[A 1]. Le puits no 3 est commencé en 1890 à 30 mètres au nord[note 1] du puits no 2.

La fosse est détruite durant la Première Guerre mondiale. À sa reconstruction vers 1920[A 1], le puits no 3 est équipé d'un chevalement en béton armé similaire à celui qui équipe le puits no 2 de la fosse Dutemple[note 2]. La fosse d'Hérin cesse d'extraire le , après avoir produit 8 048 800 tonnes de houille[A 1].

La Compagnie des mines d'Anzin est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe de Valenciennes[B 1]. Alors que les puits nos 1 et 2 sont inusités, le puits no 3 assure l'aérage de la fosse Blignières, sise à Wavrechain-sous-Denain[A 2] à 2 825 mètres au sud-ouest[note 1]. Cette dernière devait être concentrée sur la fosse d'Hérin, celle-ci aurait alors été remise à l'extraction, mais le projet est finalement annulé. La fosse d'Hérin cesse toute activité, et ses puits nos 1, 2 et 3, respectivement profonds de 382, 609 et 743 mètres[A 1], sont remblayés en 1955. Les installations sont rapidement détruites, à l'exception du chevalement du puits no 3 qui a longtemps été conservé[B 1].

Reconversion[modifier | modifier le code]

Un sondage de décompression S16, dit sondage d'Hérin, est entrepris à Rouvignies à 836 mètres au sud-ouest[note 1] de la fosse du 6 octobre au 5 décembre 1991. D'un diamètre de 19,4 centimètres, il a atteint la profondeur de 137,35 mètres[BRGM 4],[note 3].

Une entreprise s'installe sur le carreau de fosse. Au début du XXIe siècle, Charbonnages de France matérialise les têtes des puits Hérin nos 1, 2 et 3. Le BRGM y effectue des inspections chaque année[1]. Il subsiste le château d'eau, qui possède deux réservoirs, la salle des machines du puits no 3, et les bureaux[2], ainsi que des vestiges des murs d'enceinte[3].

Le terril[modifier | modifier le code]

Le terril Fosse d'Hérin.
50° 21′ 06″ N, 3° 26′ 52″ E

Le terril no 159, Fosse d'Hérin, est situé à Hérin, il a été alimenté par la fosse d'Hérin, puis totalement exploité. Il s'agissait à l'origine d'un terril conique[4],[5].

Les cités[modifier | modifier le code]

Des cités ont été bâties à proximité de la fosse.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. a, b, c et d Les distances sont mesurées grâce à Google Earth. Dans le cas de puits, la distance est mesurée d'axe en axe, et arrondie à la dizaine de mètres la plus proche. Les têtes de puits matérialisées permettent de retrouver l'emplacement du puits sur une vue aérienne.
  2. Le chevalement du puits no 2 de la fosse Dutemple a été conservé. Des chevalements identiques équipaient aussi le puits no 2 de la fosse Renard, le puits no 2 de la fosse Saint-Mark, et le puits no 1 de la fosse d'Haveluy.
  3. Le sondage de décompression S16 est géolocalisé 50° 20′ 39″ N, 3° 26′ 34″ E.
Références
Références aux fiches du BRGM
Références à Guy Dubois et Jean Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais. Tome I,
  1. a, b, c, d, e et f Dubois et Minot 1991, p. 24
  2. Dubois et Minot 1991, p. 29
Références à Guy Dubois et Jean Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais. Tome II,
Références à Jules Gosselet, Les assises crétaciques et tertiaires dans les fosses et les sondages du Nord de la France : Région de Valenciennes, vol. IV, Imprimerie nationale, Paris,
  1. a et b Gosselet 1913, p. 162

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Guy Dubois et Jean-Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais : Des origines à 1939-45, t. I, , 176 p., p. 136-142. 
  • Guy Dubois et Jean-Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais : De 1946 à 1992, t. II, . 
  • Jules Gosselet, Les assises crétaciques et tertiaires dans les fosses et les sondages du Nord de la France : Région de Valenciennes, vol. IV, Imprimerie nationale, Paris, , p. 162.