Flatpak

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Flatpak
Description de l'image Flatpak.png.

Informations
Dernière version 1.0.2 ()[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Dépôt github.com/flatpak/flatpakVoir et modifier les données sur Wikidata
Écrit en CVoir et modifier les données sur Wikidata
Environnement GNU/LinuxVoir et modifier les données sur Wikidata
Type Système de virtualisation d’application
Politique de distribution Gratuit
Licence Licence publique générale limitée GNUVoir et modifier les données sur Wikidata
Site web flatpak.orgVoir et modifier les données sur Wikidata

Flatpak, nommé xdg-app jusqu’en mai 2016, est un système de virtualisation d’application pour les distributions GNU/Linux de bureau.

Historique[modifier | modifier le code]

Le système de paquet Flatpak fut développé à l'origine pour faciliter le déploiement sécurisé d'applications sur différentes distributions. Le développeur principal du projet est Alexander Larsson.

Au départ le projet s’appelle xdg-app en référence à freedesktop.org, qui est souvent abrégé « xdg », cette structure ayant hébergé sur ses serveurs le projet xdg-app.

Le 21 juin 2016, le projet annonce sont changement de nom pour « Flatpak »avec l'appui de Red Hat, Endless Computers et Collabora[2]. Lors de cette annonce un certain de nombre de projets propose leur logiciel dans ce format comme LibreOffice, GIMP, InkScape et une large partie des logiciels de l'environnement GNOME.

Endless OS 3 est la première distribution à embarquer les paquets Flatpak par défaut. Puis en novembre 2017 c'est Linux Mint qui a intégré par défaut Flatpak ainsi que le magasin d'application Flathub[3].

En mai 2017, est lancé Flathub un magasin d'applications qui permet de facilement trouver et installer un paquet Flatpak.

Page d’accueil de Flathub

Le 20 août 2018 sort la version 1.0, cette sortie marque le passage en version stable du logiciel[4]. Au même moment les mainteneurs du magasin Flathub retire la mention Bêta de leur référentiel.

Objectifs[modifier | modifier le code]

L'objectif est de fournir un environnement « bac à sable » (sandbox) sûr, isolé du reste du système, dans lequel les utilisateurs peuvent exécuter des applications non validées par les dépôts de la distribution (des versions de test, par exemple). Les applications utilisent des appels de fonctions spécifiques fournies par Flatpak pour contrôler les périphériques matériels ou accéder aux fichiers de l'utilisateur, et Flatpak demande à l'utilisateur sa permission avant de donner accès.

Le second objectif est de permettre l’installation des paquets Flatpak sur n'importe quelle distribution, les développeurs n'ont plus besoin d'emballer leur application pour chaque distribution GNU/Linux.

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

L'installation des applications Flatpak peut se faire de différentes manières :

  • La plus simple en mode graphique en utilisant les logiciels GNOME Logiciels ou KDE Discover qui prennent en charge ce type de fichier.
  • Utiliser le magasin d'application Flathub pour télécharger l'application souhaitée.
  • En ligne de commande.
  • Avec un périphérique amovible ou en LAN quand aucun réseau n'est disponible[5].

Les paquets Flatpak sont des archives .flatpakref qui peut s’exécuter directement sur le système, de façon indépendante de la distribution linux précise utilisée, sous réserve que le logiciel Flatpak ait été préalablement installé sur cette distribution. Ils peuvent être installés sur l'ensemble du système ou seulement dans l'espace utilisateur ce qui présente l'avantage de ne pas nécessiter de droit administrateur.

Pour permettre au « bac à sable » de fonctionner malgré son isolement du système, il faut donc que les bibliothèques ou dépendances indispensables à un logiciel soient embarquées avec lui au sein de son paquet « Flatpak ». Ce système a pour inconvénient d'embarquer potentiellement plusieurs fois la même bibliothèque (une par paquet Flatpak), et donc de prendre plus de place. Il a par contre pour avantage de ne pas déstabiliser un logiciel Flatpak lors d'une mise à jour de dépendances ou de bibliothèques, puisque cette mise à jour ne le concernera pas. Il est dès lors assez simple de faire cohabiter plusieurs versions d'un même logiciel. Pour palier au problème de duplication des bibliothèques, Flatpak utilise des runtimes : il s'agit d'un regroupement de bibliothèque partagée entre applications.

À la sortie de la version 1.0 un grand nombre de distributions intègre la prise en charge des paquets Flatpak, comme Fedora, Debian ou encore OpenSUSE[6].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Release 1.0.2 » (consulté le 13 septembre 2018)
  2. « Flatpak Released », sur flatpak.org (consulté le 26 août 2018)
  3. « Linux Mint 18.3 disponible en version finale », Next Inpact,‎ (lire en ligne)
  4. (en) « Flatpak 1.0 », sur www.flatpak.org (consulté le 26 août 2018)
  5. (en-US) « Offline software updates in Endless OS » (consulté le 8 septembre 2018)
  6. (en) « Flatpak—the future of application distribution », sur www.flatpak.org (consulté le 26 août 2018)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]