San Juan de Pasto

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San Juan de Pasto
San Juan de Pasto, au fond le volcan Galeras qui domine la vallée d'Atriz
San Juan de Pasto, au fond le volcan Galeras qui domine la vallée d'Atriz
Blason de San Juan de Pasto
Blason
Drapeau
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Colombie Colombie
Département Flag of Nariño.svg Nariño
Alcalde Eduardo Alvarado Santander
Code DANE 52001
Démographie
Gentilé pastuso
Population 383 846 hab. (2005[1])
Densité 325 hab./km2
Géographie
Coordonnées 1° 12′ 29″ N 77° 16′ 48″ O / 1.208, -77.281° 12′ 29″ Nord 77° 16′ 48″ Ouest / 1.208, -77.28
Superficie 118 100 ha = 1 181 km2
Localisation
Carte de San Juan de Pasto
Carte de San Juan de Pasto

Géolocalisation sur la carte : Colombie (relief)

Colombie (administrative)
City locator 14.svg
San Juan de Pasto
Liens
Site web http://www.pasto.gov.co/

San Juan de Pasto, ou Pasto, est la capitale politique et administrative du département de Nariño en Colombie, département frontalier de l'Équateur. La ville est située au pied du volcan Galeras, ou volcan de Pasto, à 2 527 mètres d’altitude[2], dans la vallée d'Atriz. San Juan de Pasto compte une population de 450 000 habitants environ.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

San Juan de Pasto, important carrefour commercial et agricole du sud-ouest du pays, est située dans un complexe topographique andin dénommé le Nœud de los Pastos.

La ville se trouve à 10 km du mont Galeras, le volcan le plus actif de Colombie. Elle est à proximité de l'Équateur.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le conquistador espagnol Sebastián de Belalcázar fonda, en 1537, la localité « Villaviciosa de la Concepción de la Provincia de Hatunllacta », Hatunllacta (vallée d'Atriz) étant un terme de la famille de langues quechua qui signifie "grande terre". Á cet emplacement se trouve aujourd'hui la municipalité de Yacuanquer.

La localité fondée par Sebastián de Belalcázar fut déplacée par le conquistador Lorenzo de Aldana (es) et fut nommée San Juan de Pasto en l'honneur de saint Jean-Baptiste et en référence aux indigènes Pastos (es) (pasto, mot quechua signifiant « rivière bleue »)[3] qui occupaient le territoire avant la conquête espagnole. La nouvelle fondation date officiellement du .

Durant les guerres de l’indépendance, San Juan de Pasto adopta la cause royaliste portée par le leader indigène Agustín Agualongo (es), ce qui lui valut, ainsi qu'en raison de sa situation géographique, de rester longtemps isolée du reste de la Colombie après l'indépendance.

À l’époque des guerres civiles du XIXe siècle, la ville fut durant six mois le bastion conservateur du général Leonardo Canal en lutte contre les libéraux emmenés par Tomás Cipriano de Mosquera.

En 1904, la création du département de Nariño conféra à San Juan de Pasto le rôle de capitale départementale.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2005, selon le DANE, la population totale s'élevait à 383 846 habitants, dont 312 759 dans le centre urbain. Pour 2010, le DANE estimait la population totale à 411 706, dont 338 493 dans le centre urbain et 73 213 en dehors[4].

Seulement 1,6 % des habitants de la municipalité se considèrent comme afro-colombiens ou mulâtres et 0,6 comme indigènes[4].

Économie[modifier | modifier le code]

Artisanat[modifier | modifier le code]

Une technique artisanale, appelée vernis de Pasto ou mopa mopa, consiste dans la fabrication et l'application d'un vernis utilisé pour la décoration d'objets en bois. La matière d'origine provient d'un palmier de la forêt du Putumayo, le mopa-mopa, en voie d'extinction[5], [6].

Transport[modifier | modifier le code]

La ville est traversée par la "panaméricaine" reliant le nord de la Colombie au sud de l'Argentine.

À l'ouest, San Juan de Pasto est reliée par une route de 284 km au port de Tumaco (département de Nariño), sur la côte Pacifique, et à l'est par une route d'environ 145 km à Mocoa, chef-lieu du département de Putumayo.

San Juan de Pasto possède un aéroport (code AITA : PSO).

Tourisme[modifier | modifier le code]

Pasto possède d'importants attraits touristiques naturels et historiques. Parmi les premiers, on trouve le volcan Galeras, complexe volcanique de 25 km de diamètre[7], dont le flanc oriental fait face à la ville. Une éruption, en janvier 1993, provoqua la mort de six vulcanologues et de trois journalistes qui les accompagnaient. Ils furent tués alors qu'ils effectuaient des mesures aux abords d'un cône de 120 m formé à l'intérieur de la caldeira sommitale[7], [8].

Un autre attrait naturel est constitué par la lagune Cocha (du quechua: eau) (Laguna de la Cocha); c’est une version miniature du lac Titicaca, située à 24 km de Pasto par la route de l'Amazonie; on y trouve le sanctuaire de faune et de flore de l'île de La Corota, petite île au milieu de la lagune, peuplée d'une faune et d'une flore indigènes variées.

On trouve à proximité et aux environs de Pasto de nombreux lieux historiques rappelant des faits importants de la guerre d'indépendance contre l'Espagne, tels que la bataille de Bomboná qui a eu lieu le 7 avril 1822 entre les troupes colombiennes et les troupes espagnoles, et la bataille de Juanambú, du 12 au 28 avril 1814, entre les troupes patriotes des Provinces-Unies de Nouvelle-Grenade et les troupes royalistes basées à San Juan de Pasto.

Le Carnaval des Noirs et Blancs (Carnaval de Negros y Blancos), qui se déroule chaque année au mois de janvier, est l'événement le plus célèbre de la ville de Pasto où des groupes masqués formant un défilé s'arrosent de talc et de poudre de maïs[6].

Éducation[modifier | modifier le code]

L’université de Nariño, l'université publique principale du département, est un important centre culturel de la région. Il y a également plusieurs universités privées dans la ville, telles que l'université Mariana (es)[9] ou l'université San Martín[10]. Le siège principal de la « Fundación Universitaria San Martín » est à Bogota et San Juan de Pasto abrite l'un de ses sièges[10].

Relations internationales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de San Juan de Pasto est jumelée avec les villes suivantes:

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) Censo 2005 — San Juan de Pasto[PDF], DANE
  2. « Información General - Pasto - Nariño - Colombia », sur pasto.gov.co, Alcaldía de Pasto - Nariño - Colombia (consulté le 10 août 2015).
  3. (es) Vicente Pérez Silva, « San Juan de Pasto », sur banrepcultural.org, Bibliothèque Luis Ángel Arango,‎ (consulté le 13 août 2015).
  4. a et b DANE: Censo General 2005, PASTO
  5. « Vernis de Pasto », sur colombia.travel, Colombia (consulté le 16 août 2015).
  6. a et b Simon Couteau et Nelson Martínez, La Colombie, Éditions Jean-Paul Gisserot,‎ , 126 p. (lire en ligne).
  7. a et b « Galeras », sur activolcans.info, ACTIV (consulté le 16 août 2015).
  8. (en) « SO2 fluxes from Galeras Volcano, Colombia, 1989-1995: Progressive degassing and conduit obstruction of a Decade Volcano », sur sciencedirect.com, ScienceDirect,‎ (consulté le 16 août 2015), p. 195-208.
  9. (es) « Universidad Mariana. Facultad de Posgrados y Relaciones Internacionales », sur umariana.edu.co, Universidad Mariana (consulté le 15 août 2015).
  10. a et b (es) « Sede Pasto », sur sanmartin.edu.co, Fundación Universitaria San Martín (consulté le 15 août 2015).

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Pasto, Colombia » (voir la liste des auteurs).

(es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « San Juan de Pasto » (voir la liste des auteurs).

Vue d'ensemble de Pasto, du nord de la ville.