Famille de Digoine

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Famille de Digoine
Image illustrative de l’article Famille de Digoine
Armes

Blasonnement Échiqueté d'argent et de sable de 6 pièces
Pays ou province d’origine Bourgogne
Charges Chambellan du Duc de Bourgogne

La famille de Digoine est une famille noble française d'extraction féodale, originaire de Bourgogne. Elle est aujourd'hui éteinte.

Origine[modifier | modifier le code]

Digoine était un ancien bourg, siège d'une des quatre baronnies du comté de Charolais. Il en reste le château de Digoine, sur la commune de Palinges (Saône-et-Loire). Le nom se retrouve dans les deux familles qui furent seigneurs du lieu : les Digoine, puis les Damas de Digoine.

Les seigneurs de Digoine sont mentionnés dès les XIe et XIIe siècles et font figure de grands féodaux du nord du Charolais. Ils effectuèrent des donations pour la construction de l'église de Paray-le-Monial, et firent également construire une petite église à Palinges (XIIe siècle). En 1238, une franchise est attribuée aux habitants de Digoine. En 1356, deux membres de la famille meurent à la bataille de Poitiers.

Histoire[modifier | modifier le code]

La branche aînée de la seigneurie de Digoine passa à la famille de Damas en 1390, par le mariage de l'héritière Marie de Digoine avec Robert de Damas (d'où les Damas de Digoine).

Les Digoine jouissaient d'un rang privilégié à la cour des ducs de Bourgogne. En 1481, Chrétien de Digoine de Thianges, chambellan de Charles le Téméraire, périt décapité par ordre de Louis XI, pour être resté fidèle à Marie de Bourgogne. Dernière de la branche des seigneurs de Thianges, issue d'un fils cadet de Guy de Digoine (mort en 1270), sa fille Anne de Digoine de Thianges, épousant Jean de Damas-Marcilly en 1472, est à l'origine de la famille de Damas de Thianges.

Branches[modifier | modifier le code]

Plusieurs branches se détachent de l'arbre principal :

  • Les Digoine vivant dans le Couchois. Cette branche est présente à Couches depuis 1454 et y fournit un capitaine. Elle détiendra les seigneuries de Mercurey et Estroyes (Étroyes à Mercurey), Santenay (en partie), Blaisy (sur la paroisse de Saint-Mars-de-Vaux), Dennevy, durant le XVIe siècle. Elle s'éteint dans ses différentes composantes au milieu du XVIIe siècle. Alliances : de Marcheseuil, Damas, Garin, de Chissey, de Thenay, de Saint-Anthost, des Barres, etc[1]. Cette branche de Couches est proche géographiquement de Louis de Digoine possesseur en 1379 de Champage, village de la paroisse de Saint-Martin-de-Commune. Sur cette paroisse se trouve le château de Digoine (voir ci-dessous) et la rivière de la Digoine. Mais d'autres indices renvoient vers une branche cadette des Digoine du Palais, détentrice du château de MoleronVaudebarrier, au Sud-Est de Charolles) qui disparaît brusquement après 1454.
  • Les Digoine vivant dans le Chalonnais. Certains sont connus depuis le début du XVe siècle à Sassenay.
  • Les Digoine de Brancion. Cette branche est connue du milieu du XVe jusqu'au début du XVIe siècle. Elle détenait la prévôté de ce lieu (cf. Brancion).

Homonyme[modifier | modifier le code]

Il existe également une terre nommée Digoine (ou le Petit-Digoine) à Saint-Martin-de-Commune, comme évoqué plus haut. Le château construit vers 1233 par les seigneurs Thibaut appartint aux Damas de Digoine au début du XVe siècle [Guillaume Damas († v. 1450), baron de Digoine, petit-fils de Robert V Damas et Marie de Digoine, dame de Digoine (rencontrés plus haut), fils de Louis Damas de Digoine et Catherine de Bourbon de Clessy de Montperroux, frère aîné de Robert VI Damas de Digoine, mari de Philippine des Barres, vendit à Oudot de Malain — ou Maulen : cf. Gabriel Dumay, 1882, p. 101, note 6 — le 16 juillet 1442]. Après les Malain, Il fut la possession des Loriol de Chandieu aux XVIIe siècle et XVIIIe siècle. Ces derniers s'appelèrent ainsi Loriol de Digoine-Chandieu, sans lien avec la famille de Digoine.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Étienne Meunier et Léon Barthelle. SGY. La famille de Digoine, seigneurs de Mercurey, Nos Ancêtres et Nous, no 159, juillet et août 2018, p. 36 à 52 ; et no 160, octobre et novembre 2018, p. 23 à 33.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • C. Gavard, Galeries historiques du palais de Versailles, Imprimerie Royale, Paris, 1844, tome VI, deuxième partie [1]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]