Digital Underground

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Digital Underground
Description de cette image, également commentée ci-après

Shock G en 1991 à la tournée Sons of the P du groupe.

Informations générales
Surnom D.U., Digital, Tha Underground, D-Flow
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre musical Hip-hop[1], hip-hop alternatif[1], rap West Coast[1], rap hardcore[2], funk
Années actives 19872008
Labels Tommy Boy Records, Warner Bros., Critique, BMG Records, Jake Records, Interscope, Universal Records
Composition du groupe
Anciens membres Greg « Shock G » Jacobs
Money-B
Jeremy « DJ-JZ » Jackson
DJ Nu-Stylez
Cleetis « Clee » Mack
« Iggy » Wilson Junior Zouhouri Mack
2Fly Eli
DJ Fuze
Chopmaster J
rAN/D (Randy Brooks)
Michael Webster
Kent Racker
Nzazi Malonga
Schmoovy-Schmoov
Ramone « Pee Wee » Gooden
Saafir
Tupac « 2Pac » Shakur (†)
Esinchill
BINC
Young Mass
Kenny K (†)
Metaphysical
Numskull
Dialect Lector
Eric « Kenya Gruve » Baker
Boni Boyer (†)
Mystic
DOT
Roniece Levias
Big Money Odis
Juan Carlos
Kim Morgan

Digital Underground est un groupe de hip-hop américain, originaire d'Oakland, en Californie. La formation du groupe change au fur et à mesure des albums[3]. Le meneur de Digital Underground était Greg Shock G Jacobs (Humpty Hump) ; Shock G forme le groupe en 1987 avec Jimi Chopmaster J Dright, originaire de Berkeley, et du disc jockey Kenneth Kenny-K Waters, originaire de Tampa, en Floride[4].

Inspiré par différents groupes funk des années 1970, Digital Underground reprend fréquemment ce genre musical, qui deviendra un élément essentiel du rap West Coast. Digital Underground est également notable pour avoir lancé la carrière de Tupac Shakur, et d'autres projets parallèles et solos comme Raw Fusion, Saafir, et le chanteur Mystic[5]. Après la publication du single Doowutchyalike accompagné de sa vidéo en 1989, le groupe se popularise grâce à The Humpty Dance en 1990. Digital Underground se lance en tournée pendant presque toute l'année 2008, en Europe, au Japon, au Canada, en Australie, et aux États-Unis. Shock G et Money-B sont les seuls membres à participer à chaque album. D'autres contributeurs clés du groupe incluent David DJ Fuze Elliot, et le producteur Jeremy J-Beats Jackson, qui assisteront Jacobs au développement sonore[5].

Après près de vingt ans de tournée, Shock G annonce officiellement la séparation du groupe en 2008. Peu après l'annonce, le groupe confirme un tout dernier album, ...Cuz a D.U. Party Don't Stop ![6].

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts et premiers albums[modifier | modifier le code]

Jacobs passe la quasi-totalité de sa jeunesse à Tampa, en Floride, et New York. Fondé en 1987, le groupe se veut militant, et à l'image de l'activisme social des Black Panthers. Cependant, Public Enemy gagnant en popularité, Jacobs décide d'attribuer à son groupe une direction plus fantaisiste.

Le groupe publie son premier album, Sex Packets, en janvier 1990[7] au label Tommy Boy[8], après le succès de deux singles ; le premier Doowutchyalike est un succès modéré, et le deuxième The Humpty Dance atteint la 11e place du Billboard Hot 100, la septième des R&B Albums, et la première des Billboard Rap Singles. Sex Packets se compose d'éléments P-funk[1], d'interludes orientées jazz, et un mélange d'échantillons sonores et d'instrumentations qui lui permettent d'être certifié disque de platine par la RIAA. Il atteint également la 24e place du Billboard 200[9].

This is an EP Release est le premier EP du groupe, publié en 1991 aux labels Jake Records et Tommy Boy[8], duquel sont issus les singles Tie the Knot et Same Song qui sont inclus dans le film Nothing But Trouble avec Dan Aykroyd, Chevy Chase, Demi Moore, et John Candy. Tie The Knot, est un concentré de passages au piano et d'interprétations comiques issues de Bridal Chorus[10]. Tupac Shakur fait ses débuts dans l'album[1], plus précisément dans le titre Same Song. L'album est certifié disque d'or par la RIAA, et atteint la 29e place du Billboard 200[11].

Le deuxième album du groupe, Sons of the P, inclut deux singles, No Nose Job et Kiss You Back, ce dernier faisant participer la chanteuse Boni Boyer[12]. Des rumeurs courraient selon lesquelles Kiss You Back était coécrit et joué par George Clinton[13], mais, en réalité, son nom apparaît dans les crédits à cause de l'usage du titre (Not Just) Knee Deep de Funkadelic. Cependant, il participe activement à l'écriture et à l'enregistrement du single-titre Sons of the P[14],[15]. L'album et le single-titre Kiss You Back sont certifié disque d'or par la RIAA[1].

The Body-Hat Syndrome et Future Rhythm[modifier | modifier le code]

Digital Underground publie son troisième album, The Body-Hat Syndrome le [16] au label Tommy Boy[8], à la période durant laquelle la scène hip-hop est dominée par le gangsta rap, en particulier le type G-funk de Dr. Dre[1]. Par conséquent, la popularité du groupe décline significativement, et l'album est un échec commercial[1], bien qu'il atteigne la 79e place du Billboard 200[17].

Ils reviennent près de trois ans plus tard[1] avec leur quatrième album et premier album indépendant Future Rhythm, qui se compose de deux titres présents dans le film Don't Be a Menace to South Central While Drinking Your Juice in the Hood des frères Wayans. Ces deux titres sont Food Fight, avec Del tha Funkee Homosapien, et We Got More avec Luniz. L'album contient également un premier jet musical du rappeur Sly Boogy, à l'époque encore membre du groupe Black Spooks, qui apparait dans le titre Fool Get a Clue[18].

Derniers albums et séparation[modifier | modifier le code]

Huit ans après le premier album du groupe, Digital Underground publie Who Got the Gravy ?, le [2] qui atteint la 91e place du Top 200 R&B/Hip-Hop Albums[19].

Le dernier album de Digital Underground, ...Cuz a D.U. Party Don't Stop !, est publié le . Peu avant sa publication, le groupe annonce sa séparation définitive. Money-B explique que Shock G éprouvait de l'intérêt à écrire un ouvrage et à explorer une musique qu'il ne pouvait pas faire sous le nom de Digital Underground[20]. Le 18 mai 2010, The Greenlight EP est publié et inclut des chansons inédites de Digital Underground[21].

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

EPs[modifier | modifier le code]

  • 1991 : This Is an EP Release
  • 2010 : The Greenlight EP

Singles[modifier | modifier le code]

Année Single Meilleure position Album
US
[22]
US R&B
[23]
US Dance
[24]
US Radio
[25]
N-Z.
[26]
P-B.
[27]
R-U.
[28]
1988 Underwater Rimes Sex Packets
1989 Doowutchyalike 79
1990 The Humpty Dance 11 7 20 80
Doowutchyalike (Remix) / Packet Man 29
Packet Man (The C.J. Mackintosh Remixes) (Europe only)
Freaks of the Industry (US promo only)
1991 Same Song 15 61 52 This Is An E.P. Release
Nuttin' Nis Funky (US only)
Kiss You Back 40 13 50 31 Sons Of The P
1992 No Nose Job 28 42
1993 The Return of the Crazy One 77 The "Body-Hat" Syndrome
1994 Wussup Wit The Luv 99
1996 Oregano Flow 75 Future Rhythm
Walk Real Kool (US only)
1998 Wind Me Up (US promo only) Who Got The Gravy
The Mission (US promo only)
« — » montre qu'aucun single n'a atteint de classement dans ce pays.

Bandes originales[modifier | modifier le code]

  • 1991 : Nothing but Trouble (Original Soundtrack)
  • 1996 : Don't Be a Menace to South Central While Drinking Your Juice in the Hood
  • 1997 : Oakland Soul: The Bay Area Soundtrack
  • 2003 : Tupac: Resurrection

Compilations[modifier | modifier le code]

  • 1991 : Yo! Rap Hits
  • 2001 : No Nose Job: The Legend of Digital Underground
  • 2002 : Outrageous Rap
  • 2003 : Playwutchyalike: The Best of Digital Underground
  • 2005 : Rhino Hi-Five: Digital Underground
  • 2007 : Songs You Know: Ol' Skool Hip Hop
  • 2008 : Westside Bugg Presents... The Best of The West

DVD[modifier | modifier le code]

  • 2004 : Digital Underground: Raw and Uncut

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i (en) Stephen Thomas Erlewine, « Digital Underground Biography », sur AllMusic (consulté le 9 août 2015).
  2. a et b (en) Alex Henderson, « Who Got the Gravy? Review », sur AllMusic (consulté le 9 août 2015).
  3. (en) « Digital Underground Biography », Musicianguide.com (consulté le 11 août 2010).
  4. (en) « Kenny K - Tampa Hip-Hop dot Com v2.0 », Tampahiphop.com (consulté le 11 août 2010).
  5. a et b (en) « Digital Underground | View the Music Artists Biography Online », VH1.com,‎ (consulté le 11 août 2010).
  6. (en) « We Don't Die, We Multiply », sur PopMatters (consulté le 28 juillet 2015).
  7. (en) Stephen Thomas Erlewine, « Sex Packets Review », sur AllMusic (consulté le 9 août 2015).
  8. a, b et c (en) « Digital Underground Discography », sur AllMusic (consulté le 9 août 2015).
  9. (en) « Sex Packets Awards », sur AllMusic (consulté le 9 août 2015).
  10. (en) Stephen Cook, « This is an EP Release Review », sur AllMusic (consulté le 9 août 2015).
  11. (en) « This is an EP Release Awards », sur AllMusic (consulté le 9 août 2015).
  12. (en) Bernard Lopez, « Boni Boyer (Bonita Louisa Boyer) », DiscoMusic.com,‎ .
  13. (en) « Digital Underground: Information from », Answers.com (consulté le 11 août 2010).
  14. (en) Quentin B. Huff, « We Don't Die, We Multiply: Heartbeat Props < PopMatters », PopMatters (consulté le 11 août 2010).
  15. (en) « Artist Info: Kurtis Blow », Tunegenie.com,‎ (consulté le 11 août 2010).
  16. (en) Amy Hanson, « The Body-Hat Syndrome Review », sur AllMusic (consulté le 9 août 2015).
  17. (en) « The Body-Hat Syndrome Awards », sur AllMusic (consulté le 9 août 2015).
  18. (en) « Black Spooks », Discogs (consulté le 11 août 2010).
  19. (en) « Who Got the Gravy? Awards », sur AllMusic (consulté le 9 août 2015).
  20. (en) « Interview with Digital Underground's Money-B », sur blogcritics.org,‎ (consulté le 8 novembre 2012).
  21. (en) « Digital Underground – The Greenlight EP features previously unreleased tracks, and releases May 18th », sur mvremix.com,‎ (consulté le 8 novembre 2012).
  22. (en) « Digital Underground - US Hot 100 », billboard.com (consulté le 19 mars 2015).
  23. (en) « Digital Underground - US Hot R&B/Hip-Hop Songs », billboard.com (consulté le 19 mars 2015).
  24. (en) « Digital Underground - US Dance Club Songs », billboard.com (consulté le 19 mars 2015)
  25. (en) « Digital Underground - US Radio Songs », billboard.com (consulté le 19 mars 2015).
  26. (en) « Digital Underground - New Zealand Chart », charts.org.nz (consulté le 19 mars 2015).
  27. (nl) « Digital Underground - Dutch chart », dutchcharts.nl (consulté le 19 mars 2015).
  28. (en) « Digital Underground - UK Chart », The Official Charts Company (consulté le 19 mars 2015).