Denis Pingaud

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Denis Pingaud
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Biographie
Pseudonyme
SéraphinVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Père

Denis Pingaud est un conseiller en communication français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Denis Pingaud est le fils de Bernard Pingaud[1].

Formation[modifier | modifier le code]

Denis Pingaud est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (section Service public, promotion 1973)[2] et certifié de sciences économiques[1].

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Il participe durant Mai 68, à 14 ans, à l'occupation du lycée Louis-le-Grand[1].

Militant à la Ligue communiste révolutionnaire, il devient membre du bureau politique de l'organisation et collabore à Rouge[1]. Alors connu sous le pseudonyme de « Séraphin »[n 1],[3],[4], il vit alors en phalanstère avec plusieurs personnes, dont Sophie Bouchet-Petersen, en région parisienne[1]. Il donne sa démission en 1979[1].

Dans les années 1980, il rejoint le Parti socialiste[5].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Il commence comme journaliste au Matin de Paris, avant de passer au cabinet de Laurent Fabius[1], Premier ministre (1984-1986)[6].

En , il est condamné à 1 000 francs pour diffamation envers Alain Serieyx[7].

En 1986, il crée sa propre agence de communication, Staff[1]. En 1998, il devient directeur du développement et de la communication de Médecins sans frontières, puis rejoint BBDO Corporate, McCann Paris et en dernier ressort (en 2004) Euro RSCG[1].

Lors de la campagne pour l'élection présidentielle de 2007, il conseille José Bové, rencontré huit ans auparavant[1].

En , il devient vice-président d'Opinion Way et directeur général de sa filiale Ballester[1]. Il crée parallèlement une autre agence, Balises[6].

En 2015, il gère la communication de crise de Mathieu Gallet, président de Radio France, qui est contesté ; le propre montant de ses émoluments fait d'ailleurs polémique[8]. Le contrat de 130.000 euros durant douze mois passé entre l'INA et Balises, en dehors des règles des marchés publics fait polémique, entraîne une procédure judiciaire[9] puis la condamnation de Mathieu Gallet, le 15 janvier 2018 pour « favoritisme »[10].

En , avec Roman Abreu et Gaspard Gantzer, il fonde sa 3e agence, baptisée 2017 et spécialisée dans le conseil d'entreprise[11].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Avec Jean-Gabriel Fredet, Les Patrons face à la gauche, Paris, Ramsay, coll. « L'Épreuve des faits », , 430 p. (ISBN 2-85956-308-3).
  • La Gauche de la gauche, Paris, Le Seuil, coll. « Contre-enquête », , 153 p. (ISBN 2-02-038071-4).
  • L'Impossible défaite, Paris, Le Seuil, coll. « L'Épreuve des faits », , 196 p. (ISBN 2-02-055670-7).
  • La Longue Marche de José Bové, Paris, Le Seuil, coll. « L'Épreuve des faits », , 248 p. (ISBN 2-02-040963-1).
  • Les Taupes et les Éléphants : l'extrême gauche veut-elle faire perdre la gauche ?, Paris, Hachette Littératures, , 171 p. (ISBN 2-01-235735-0).
  • L'Effet Besancenot, Paris, Le Seuil, , 152 p. (ISBN 978-2-02-098639-7).
  • Europe Écologie : électorat volage, électorat stratège, Paris, Fondation Jean-Jaurès, coll. « Les Essais » (no 11), , 82 p. (ISBN 978-2-36244-010-6).
  • Secrets de sondages, Paris, Le Seuil, , 133 p. (ISBN 978-2-02-105617-4).
  • L'Homme sans com., Paris, Le Seuil, , 219 p. (ISBN 978-2-02-113670-8).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Du nom de Séraphin Lampion, un personnage des Aventures de Tintin.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Véronique Richebois, « Denis Pingaud », sur lesechos.fr, .
  2. « Denis Pingaud », sur sciences-po.asso.fr.
  3. Cyril Lacarrière, « Denis Pingaud, dans l'ombre des dirigeants qui brillent », sur lopinion.fr, .
  4. Yannick Beaulieu et Jean-Guillaume Lanuque, « Le biographe, l’analyste, l’opportuniste et les militants », Dissidences,‎ .
  5. Sylvia Zappi, « Denis Pingaud, un communicant qui préfère l'ombre », sur lemonde.fr, .
  6. a et b Alexandre Le Drollec, « France Télévisions : la garde rapprochée de Delphine Ernotte Cunci », sur teleobs.nouvelobs.com, .
  7. « M. Serieyx a été diffamé », sur lemonde.fr, .
  8. Vanessa Schneider, « Denis Pingaud, le conseiller controversé de Mathieu Gallet », sur lemonde.fr, .
  9. "Favoritisme" à l'INA ? 18 mois de prison et 40 000 euros d'amende requis contre Mathieu Gallet, marianne.net, 17 novembre 2017
  10. Favoritisme à l’INA : Mathieu Gallet condamné à un an de prison avec sursis, lemonde.fr, 15 janvier 2018
  11. Enguérand Renault, « Gaspard Gantzer et Denis Pingaud créent une agence de communication », sur lefigaro.fr, .

Liens externes[modifier | modifier le code]