Cyclecar

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Publicité pour le cyclecar britannique Thompson Brothers, fin 1919.

Un cyclecar (ou cycle-car[1]) est une voiture légère produite essentiellement en Europe et en Amérique du Nord entre 1910 et la fin des années 1920. Ce type de véhicule a été soumis à un régime juridique et fiscal spécifique dans l'entre-deux-guerres, avant de disparaître.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1910, Robert Bourbeau et Henri Devaux créent à Paris le Bédélia[2], un véhicule bi-place en tandem (le chauffeur est assis derrière le passager) de seulement 150 kg à quatre roues[3]. Doté d'un petit moteur monocylindre lui permettant d'atteindre la vitesse de 60 à 70 km/h, il s'en vendra environ 3 000 avant la Première Guerre mondiale[3].

Après la guerre, les gouvernements occidentaux cherchent à rendre accessible l’acquisition d'automobiles au plus grand nombre. En France, est considéré comme un « cycle-car » tout véhicule automobile à une ou deux places, pesant au plus 350 kg et dont le moteur présente une cylindrée ne dépassant pas 1 100 cm3. La loi de finances du 30 juillet 1920 fixe une taxe fiscale forfaitaire de 100 francs par an pour les cyclecars[4],[5], beaucoup moins que les automobiles[1]. Immédiatement, des petits constructeurs apparaissent et produisent des voitures légères en économisant sur tout pour rester au-dessous la barrière fatidique des 350 kilos. Ce régime fiscal sera supprimé en 1925[6].

Construire un véhicule à trois roues seulement permet d’alléger considérablement l’engin, ceci dispensant non seulement du poids d’une quatrième roue, mais surtout de l’ensemble du pont arrière, c'est pourquoi beaucoup de cyclecars sont des tricycles. Ces véhicules légers étaient motorisés par des monocylindres ou des bicylindres en V (V-twin) refroidis par air et empruntés, tout comme leur boîtes de vitesses, à la motocyclette.

En France, le tricyclecar le plus connu est le Darmont, version française largement modifié du tricyclecar Morgan britannique.

Aux États-Unis et au Canada, l'arrivée de la Ford T, voiture dont le mode de production à la chaîne permet rapidement de baisser considérablement le prix, accélère la fin des petites cyclecars[2].

Quelques marques de cyclecars ou ayant fabriqué des cyclecars[modifier | modifier le code]

Un cyclecar BSA de 1934.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b 1921 : le cyclecar - La vie de Lucien, 23 octobre 2011
  2. a et b (en) Cyclecars - Bill Vance, CanadianDriver
  3. a et b Bédélia, entre auto et cyclecar - Eric Favre, Gazoline.net
  4. Sénat : séance du 30 juillet 1920 - Sénat p. 1677 [PDF]
  5. Examen de la loi de finances Art. 30 du Projet de loi - Sénat p. 810 [PDF]
  6. Les cyclecars - Cercle Amilcar

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]